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Martine Fradet

La Croix Glorieuse du Christ

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Aujourd’hui, l’Église célèbre la Fête de la Croix Glorieuse.

Oui, elle est Glorieuse la Croix du Crucifié, car elle a vaincu le mal et la mort!

Elle est Glorieuse, car elle a permis, par le don total de l’Amour, que nous soyons pardonné-e-s de tous nos péchés, de tous nos refus d’amour! Par cette croix, nous sommes des êtres graciés et libres!

Elle est Glorieuse, car, par le Christ et avec le Christ, nous sommes ressuscités et nous accédons ainsi au chemin qui conduit à la vie éternelle en Dieu!

Elle est Glorieuse, car, grâce à elle, nous sommes des êtres victorieux du mal! Des enfants de Lumière!

Dieu est Amour. La preuve? Le don de son Fils unique. Dieu est Miséricorde. La preuve? Le don de Jésus sur la Croix, rien de moins!

« Amour blessé et vainqueur, j’ai confiance en Toi, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » (Père Daniel Marie, franciscain)

***

Elle est Glorieuse, la Croix du Christ, car elle apparaitra dans le ciel avant son dernier avènement. C’est Jésus Lui-même qui l’a dit à Sainte Sœur Faustine, l’apôtre de la Miséricorde.

« Écris ceci : « Avant de venir comme un Juge équitable, je viens d’abord comme Roi de miséricorde. Avant que n’advienne le jour de justice, il sera donné aux hommes ce signe dans le ciel.

Toute lumière dans le ciel s’éteindra et il les ténèbres règneront sur toute la terre. Alors, le signe de la croix apparaîtra dans le ciel, et, des plaies des mains et des pieds du Sauveur, jailliront de grandes lumières qui, pendant quelque temps, illumineront la terre. Ceci adviendra peu de temps avant le dernier jour. »

(Paroles de Jésus à Sainte Faustine Kowalska in Petit Journal n° 83. Pour lire le Petit Journal de Sainte Faustine : https://www.soeurfaustine.fr/texte-integral-du-petit-journal)

***

En ce jour de la Fête de la Croix Glorieuse du Christ, prenons le temps de vivre un temps d’adoration devant une croix et tout au mieux, à en tenir une dans le creux de nos mains et à la porter à notre cœur en signe de gratitude.

Grâces et bénédictions en abondance par la Croix Glorieuse du Christ!

Le Saint Nom de Marie

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Après avoir célébré la Nativité de Marie, le 8 septembre dernier, la liturgie souligne, aujourd’hui, le Saint Nom de Marie.

Qu’il est bon de nous rappeler que ce nom est puissant, et bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer! Et, en même temps, que ce nom évoque tant de douceur, de paix, de joie et d’amour, et que Marie est là, toute proche de chacune et chacun de nous!

Si le Saint Nom de Jésus est le Nom qui surpasse tous les noms, celui de Marie, selon moi, est celui qui vient à sa suite.

Comme le priait Jeanne Le Ber (1662-1714), première recluse de Ville-Marie qui était imprégnée de la spiritualité de l’École française, nous pouvons vivre, nous aussi, par Marie, avec Marie, et en Marie.

Prier Marie, l’inviter à faire partie de notre vie, trouver notre joie à habiter son Cœur Immaculé, être à son écoute et à son service, voilà ce à quoi nous sommes appelé-e-s!

Je te salue, Marie, comblée de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton Enfant est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant, et à l’heure de notre mort. Amen.

Comme chanter est prier deux fois, voici quelques chants (et il y en a tant d’autres) à Marie :

Nous te saluons au toi Notre-Dame

Chercher avec toi dans nos vies

Marie, tendresse dans nos vies

Marie, tendresse dans nos vies

Transfiguration

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Jésus est notre guide. Il est venu nous montrer le chemin à suivre pour aller vers le Père Éternel. Il s’est fait homme, notre frère, pour nous dévoiler notre vraie nature et comment la recouvrer en nous redonnant notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s de Dieu.

Lors de sa Transfiguration sur le Mont Thabor, en même temps qu’Il nous révélait sa nature divine, Jésus nous offrait l’espérance de notre propre nature divine. Nous démontrant ainsi que nous sommes appelé-e-s à conscientiser notre propre transfiguration.

Notre transfiguration commence dès notre baptême, car nous recevons l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint. La faute originelle est lavée, nous sommes consacrés à Dieu. Puis cette transfiguration s’opère tout au long de notre vie de diverses façons : par les divers sacrements, la lecture de la Parole, la prière, les événements, les personnes que nous croisons sur notre chemin, l’intercession des saints, etc., et par la relation que nous entretenons avec Dieu jusqu’à la plénitude éternelle.

Il parait que chaque jour nous est donné pour nous rendre plus beaux en vue de nous retrouver [un jour] pleinement en Sa Présence.[1] Raison de plus pour nous laisser transformer, au quotidien, par le Souffle de Vie, pour nous laisser transfigurer par l’Amour, nous qui avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est Amour. Pour devenir ce que nous sommes profondément, ce qui ne parait pas encore tout à fait, mais qui, un jour, paraitra tel Jésus sur le Mont Thabor.

Comment? En s’abandonnant dans les bras de l’Amour, dans les bras du Père, pour entrer dans le grand mouvement de Sa Divine Volonté. Volonté qui est Amour. Dieu étant un Dieu de relations, laissons-nous guider de l’intérieur tout en étant à l’affût des signes extérieurs.

Pourquoi ne pas profiter du temps estival qui nous est donné pour faire une relecture de notre vie? Et s’émerveiller du chemin parcouru ces dernières années même si tout ne s’est pas passé selon nos désirs?

Chacun, chacune, nous sommes sur cette terre, dans un moment précis de l’histoire de l’humanité; chacun, chacune dans l’histoire d’une société définie; dans un milieu particulier; avec notre identité propre portant une vocation unique. Je nous souhaite de devenir toujours plus, tous et toutes, l’être unique et magnifique que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Et, avec confiance, laisser Dieu être Dieu dans notre vie et de nous en émerveiller!

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[1] Oser y croire, Avent et temps de Noël 2017-2018, Louise Poirier, Laurent et Marie-Jeanne Fontaine, Vie liturgique, Novalis, 2017.

 

Le 25 de chaque mois

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Le 25 de chaque mois, j’aime bien méditer le Chapelet de l’Enfant Jésus, dit Petite Couronne, connu aussi sous le nom de Prière de la Petite Couronne. Vous ne connaissez pas?

C’est la Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite, morte en odeur de sainteté en 1648, à l’âge de 29 ans, qui, inspirée d’En-Haut, fit un chapelet composé de trois Notre Père pour honorer la Sainte Famille et de douze Je vous salue Marie en l’honneur des 12 premières années de l’Enfant-Dieu.

On récite cette prière tout spécialement pendant le temps de l’Avent, durant les fêtes de Noël et le 25e jour de chaque mois pour honorer la Naissance du Fils de Dieu : « Ce jour est précieux par les grandes grâces que le Divin Enfant daigne répandre », disait la Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement. On fait la Neuvaine annuelle du 25 janvier au 2 février.

Il existe un chapelet spécialement conçu à cet effet, mais rien ne nous empêche de dire cette prière sans ce chapelet en récitant trois Notre Père et 12 Je vous salue Marie, l’important est de s’unir à Dieu le Père et à la Sainte Famille.

Lorsqu’on a le chapelet, au début de la prière, on peut baiser la médaille en disant : « Saint Enfant Jésus, bénissez-nous! » Puis on récite le Pater sur chacun des trois gros grains et l’Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Notre Père et Je vous salue Marie de cette phrase : « Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. »

Avant chaque Je vous salue Marie, on peut énoncer les mystères suivants :

  1. L’Annonciation.
  2. La Visitation.
  3. La Naissance.
  4. L’Adoration des Bergers.
  5. La Circoncision.
  6. L’Adoration des Mages.
  7. La Présentation au Temple.
  8. La Fuite en Égypte.
  9. Le Séjour en Égypte.
  10. Le Retour de l’Égypte.
  11. La Vie cachée à Nazareth.
  12. Jésus au milieu des Docteurs.

On peut terminer le chapelet par une Prière de consécration à l’Enfant Jésus de Prague :

Ô saint Enfant Jésus de Prague, notre aimable Roi, par les mains de votre Auguste Mère, je me consacre à Vous. Daignez me prendre sous votre puissante protection, préservez-moi des maladies et de toute influence malsaine, gardez-moi pur et qu’à votre exemple je croisse en grâce et en vertu devant Dieu et devant les hommes! Saint Enfant Jésus, bénissez-moi! (https://www.facebook.com/claudesmith2016/posts/2476207905812386/)

Il existe aussi la Prière au Miraculeux Enfant-Jésus de Prague. C’est une prière que l’on peut réciter à tout moment.

Ô Miraculeux Enfant Jésus! Nous te prions de jeter un regard miséricordieux sur nos coeurs angoissés. Que ton tendre Coeur si porté à la pitié accorde la grâce que nous implorons ardemment (ici on fait sa demande).

Délivre-nous de l’affliction et du désespoir, des épreuves et des infortunes qui nous accablent. Pour l’amour de ta sainte Enfance exauce nos prières, soit notre consolation et viens-nous en aide afin que nous puissions te louer à jamais avec le Père et l’Esprit Saint. Ainsi soit-il (Cinquante jours d’indulgence chaque fois que l’on récite cette prière.)

Vous allez me dire que ce sont des prières un peu vieillottes avec un vocabulaire ancien, mais elles sont tout de même puissantes si vous les prononcez du plus profond de votre cœur, avec toute la foi que vous portez.

À vous de l’expérimenter!

 

La voix du Coeur

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Nous célébrons, aujourd’hui, saint Jean le Baptiste, l’un des derniers prophètes à avoir préparé la venue du Christ avec Anne et Siméon, et le seul saint dont on souligne la naissance, sa venue sur terre, au calendrier liturgique. Il n’y a que le Christ et la Vierge Marie qui ont cet honneur. C’est pour dire l’importance de ce saint et la pérennité de son message!

Comme tout prophète, saint Jean-Baptiste, par ses agissements et ses paroles, guidait son peuple sur le chemin de la foi et de la vie afin de les inciter à changer leur regard, leur rappelant leur appartenance à Dieu. Saint Jean invitait à la conversion, dans une certaine urgence, avec insistance, force et amour, car il préparait les âmes à recevoir du neuf, quelqu’un qui viendrait chambouler leur vie : Jésus.

En 2023, le Convertissez-vous, les temps sont tout proches de Jean (Mt 3, 2) est d’autant plus actuel.  C’est le moment où jamais, car c’est maintenant le temps où Dieu fait descendre ses grâces sur nous.

Se convertir : retrouver notre vraie identité, celle d’être un enfant bien-aimé du Père; se laisser aimer, laisser la volonté de Dieu, qui est Amour, Paix, Joie et Miséricorde, régner dans notre vie. Se réconcilier avec nous-mêmes, avec les autres, avec la création et avec Dieu.

Notre société sécularisée, je dirais même, athée, s’avère être un désert moderne par excellence. J’y entends d’autant plus la voix de saint Jean-Baptiste qui résonne dans ce désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers(Isaïe cité dans Luc 3, 4)

Le Christ, quand reviendra-t-il sur la terre? Par le Nouveau Testament, nous savons qu’après l’Ascension, quand les apôtres évangélisaient les peuples, on parlait déjà du retour du Christ. Alors, peu importe la date, c’est toujours le temps béni pour que son retour, son Règne s’instaure en nous. Le retour du Christ, pour nous, c’est maintenant…

Je nous invite à laisser libre, en nous, juste assez d’espace pour L’accueillir en sa grande Miséricorde, par son Esprit Saint. Lui seul saura nous guider, nous fortifier, nous consoler, nous consolider.

Je pense que nous pouvons faire confiance en Celui qui a dit : Je suis venu annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés. (Isaïe cité dans Luc 4,18)

Faire confiance aussi en Celui qui a donné sa vie pour nous et qui, par sa résurrection, nous a affranchi-e-s du péché et de la mort.

Une voix crie dans le désert, celle du Sacré Cœur de Jésus, l’entendez-vous?

(Image du Sacré Cœur de l’Enfant Jésus captée d’une publication Facebook et retrouvée sur le site http://www.lepetitplacide.org/2018/06/au-sacre-coeur-de-jesus-enfant.html)

La voie du Cœur

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Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Cœur Immaculé de Marie, Cœur par lequel l’Amour s’est incarné sur terre. Marie, la Toute-Pure et la Comblée de Grâce, a su vivre en Dieu et en devenir ainsi le Temple, la voie par excellence de sa venue sur terre.

Dans la continuité de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, demandons à Marie, notre Mère, notre guide et notre soutien, de nous aider à ouvrir davantage notre cœur pour que l’Amour puisse y entrer et y circuler librement afin que Dieu y établisse son Règne. Un règne d’Amour, de Paix et de Joie. Ainsi, nos cœurs aussi deviendront des temples par lesquels ce règne pourra se déployer sur terre.

Nous sommes invités, comme Marie, à avoir foi en ce Dieu de l’impossible, à être à l’écoute, branché-e-s de l’intérieur, humbles et obéissant-e-s, et à nous laisser combler, transformer et fortifier par la Sainte Présence de ce Dieu qui vient à nous par le Souffle de Vie.

Lucie de Fatima a reçu, en 1917, un message très important de la Vierge Marie : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera et il y aura la paix dans le monde. »

Pour que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie advienne plus rapidement, soyons nombreux, nombreuses à nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré-Cœur de Jésus. Ces deux Cœurs nous offrent les meilleures protections qui soient et les seuls lieux sûrs qui mènent à Dieu.

Demandons à Marie, dont le Cœur Immaculé est le Temple vivant de la Très Sainte Trinité, de nous aider à conserver, immaculés, notre cœur, tout notre être et notre vie dans la Communion d’Amour Trinitaire.

***

Prières au Sacré-Cœur de Jésus, dont la prière de consécration :

Prières de consécration au Cœur Immaculé de Marie :

La Sainte Trinité

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Je suis émerveillée par la grandeur de notre foi à nous, les Chrétiens, Chrétiennes!

Notre foi au Christ, mort et ressuscité pour nous ouvrir le Chemin de la Vie éternelle afin de nous ramener vers le Père, n’est pas une foi en une unique personne, Jésus, mais aussi, et surtout, en un Dieu Père tout aimant qui s’est incarné, pour venir nous exprimer intimement son Amour, en ce Fils par l’Esprit Saint, le Souffle d’Amour, d’où provient toute vie. Ce Fils et cet Esprit étant Dieu aussi!

La Sainte Trinité. Quelle richesse!

La première personne à avoir expérimenté la plénitude de la Sainte Trinité est Marie. Marie a été son premier Temple.

Sœur Lucie de Fatima déclare que le mystère de la Très Sainte Trinité est ce qu’il y a de plus beau.[1] Elle écrit : « Notre-Dame est devenue le temple vivant de la Très Sainte Trinité : l’Esprit Saint qui est descendu sur elle, le Père qui l’a associée à son œuvre, et le Fils que le Très-Haut a engendré dans son sein virginal. Ce mystère de la Très Sainte Trinité est le fondement, le principe et la fin de toute notre prière, de tout notre être et de toute notre vie. De Dieu nous venons, à Dieu nous allons et en Dieu nous demeurons. »[2]

Ce qui est fascinant, c’est que, comme Marie, nous aussi, nous sommes appelé-e-s à laisser la gloire de la Trinité faire sa demeure en nous et à La laisser se déployer dans toute sa beauté et sa grandeur!

Notre baptême a déjà ouvert la voie à la Trinité, car nous avons reçu l’Esprit Saint dans la plénitude de l’Amour de Dieu Père. De plus, nous avons été marqués du sceau des croyants par le Saint Chrême. Nous sommes donc les enfants de la Trinité. Nous sommes appelé-e-s à La laisser prendre possession de tout notre être, à La laisser s’incarner en nous et à La laisser se manifester par nous.

Aujourd’hui, la liturgie célèbre la Très Sainte Trinité. N’est-ce pas l’occasion rêvée pour renouveler notre baptême afin de laisser la Sainte Trinité entrer plus profondément en nous pour qu’Elle y établisse davantage son Royaume d’Amour? Tout simplement en faisant notre signe de croix (avec de l’eau bénite, si c’est possible), car nous avons bel et bien été baptisé-e-s au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Nous pouvons prier ainsi : Dieu notre Père, c’est avec joie que je renouvelle mon baptême, au nom du Père qui me crée, du Fils qui me sauve, et du Saint-Esprit qui me sanctifie, pour ta plus grande gloire, Seigneur, et pour le salut des êtres humains. Amen.

Chaque fois que nous faisons notre signe de croix, nous actualisons notre baptême et nous consentons à la présence et à l’action bienfaitrice de la Sainte Trinité en nous et dans notre vie.

Notre vie tout entière est consacrée à la Sainte Trinité!

Je nous souhaite toute l’ouverture, tout l’accueil et l’abandon nécessaires pour laisser l’action créatrice de la Très Sainte Trinité faire son œuvre en nous. Soyons assuré-e-s qu’Elle nous comblera de toutes les grâces et bénédictions dont nous avons besoin personnellement.

Que la Vie de l’Amour Trinitaire abonde dans tout notre être et dans toutes les sphères de notre vie! Amen.

 

(L’image choisie est un détail d’une toile en cours de création. Je l’ai nommée L’Arbre de Vie Trinitaire. Elle représente, pour moi, l’Arbre de Vie qui siège au milieu de la Jérusalem Céleste.)

 

___________

[1] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 57.

[2] Idem, pages 39-40.

Vivre la Pentecôte aux côtés de Marie

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Lorsque la Pentecôte est célébrée au cours du mois de mai, je pense davantage à Marie et à sa présence au Cénacle. Je la vois en prière avec les apôtres, attendant tous la venue du Paraclet, l’Esprit Saint promis par le Christ Jésus. Puis survient la descente des langues de feu qui embrasent leur cœur et les font sortir de ce lieu clos pour proclamer les merveilles de Dieu.

Oui, par cette Pentecôte, nous sommes appelé-e-s, nous aussi, à nous laisser embraser du feu de notre Dieu d’Amour et à sortir de nos cénacles intérieurs.

Nous pouvons compter sur le jaillissement du Souffle qui vient nous renouveler. Nous pouvons compter aussi sur la présence de Marie à nos côtés.

Marie avait déjà accueilli cet Esprit de Vie et de Vérité, lors de l’Annonciation, Esprit qui a pris chair en Elle. Elle, la comblée de grâce, la comblée de Dieu. Notre Mère et celle de l’Église.

En cette Pentecôte, laissons monter en nous la prière de louange, le Magnificat, que Marie a prononcée sous le Souffle de l’Esprit lors de la Visitation, afin que l’action de l’Esprit Saint se décuple en nous et par nous, nous amenant à vivre davantage en Dieu, en Sa Divine Volonté, comblé-e-s, nous aussi, de ses grâces et portant des fruits en communion avec nos frères et sœurs en humanité.

Que notre âme, avec celle de Marie, exalte le Seigneur et s’émerveille de l’action de l’Esprit de Dieu dans chacune de nos vies!

 

« Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

Il s’est penché sur son humble servante;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles; saint est son nom!

Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,

Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,

renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. »

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

En préparation à la Pentecôte

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J’aime la fête de la Pentecôte! Même si je prie l’Esprit Saint tous les jours, je considère que cette fête vécue en Église nous permet de recevoir annuellement un renouveau d’Esprit Saint. Comme un moment clé de l’année où nous recevons, en communion les uns avec les autres, une bonne dose d’Esprit Saint pour nous remettre en route pour le reste de l’année.

En préparation à la Pentecôte qui aura lieu dans six jours, je vous suggère une petite réflexion.[1]

Nous vivons, de Pâques à la Pentecôte, un temps pascal sous le souffle de l’Esprit de Pâques, un temps qui vient consolider notre foi et nous donner l’élan pour vivre en témoins de la résurrection du Christ. Ce temps nous prépare à recevoir l’Esprit, le Paraclet, que le Christ a promis!

Même si l’Esprit Saint est déjà à l’œuvre dans notre vie quotidienne, il est bon de le prier davantage en ce temps béni.

Ô Esprit Saint, vient et renouvelle-nous!

 

Prière au Saint Esprit du Cardinal Mercier (C’est une prière qui peut être récitée à l’année, tous les jours)

« Ô Esprit-Saint, Âme de mon âme, je Vous adore! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres. Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous désirez de moi et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive. Faites-moi seulement connaître Votre volonté. Amen. »

 

L’Esprit Saint ne vient jamais seul, Il vient, chargé de dons : Sagesse, Intelligence, Conseil, Force, Connaissance, Adoration-louange et Affection filiale.

Dans un moment de prière, demandons à l’Esprit Saint de nous transmettre le don dont nous avons le plus besoin présentement, dans l’ici et maintenant de notre vie, soit la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Connaissance, l’Adoration-louange, l’Affection filiale.

Plus nous laissons l’Esprit travailler en nous, plus nous le laissons nous transformer, plus nous devenons, chacun, chacune, comme un arbre sur lequel se développent de bons fruits : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi.

Pour que de tels fruits poussent sur nos branches, il nous faut du courage, une bonne dose de pardon et l’audace des recommencements. Ainsi, la jalousie cède la place à la bienveillance, les rivalités se transforment en humilités et nos jugements en accueils inconditionnels et en actions charitables.

Dans un moment de prière, demandons à l’Esprit Saint de nous aider à laisser s’épanouir en nous un ou plusieurs de ses si bons et beaux fruits : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi.

 

Prière à l’Esprit Saint (je n’ai pas le nom de l’auteur)

 Viens, Esprit Saint, Sanctificateur, Tout-Puissant Dieu d’Amour.

Toi qui as comblé de grâces immenses la Vierge Marie, toi qui as transformé prodigieusement les cœurs des Apôtres, toi qui as doué d’un miraculeux héroïsme tes martyres, viens nous sanctifier, illuminer notre esprit, fortifier notre volonté, purifier notre conscience, rectifier notre jugement, embraser notre cœur, et préserve-nous du malheur de résister à tes inspirations. Amen.

 

Que l’Esprit Saint soit notre soutien, notre guide, notre joie et notre espérance!

 

[1] Inspirée en partie d’un texte dont je ne retrouve plus la source.

 

Image de Gerd Altmann de Pixabay

Faire Église

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Le 20 mai 2014, pour la fête de saint Bernardin de Sienne, j’avais décidé d’aller à la messe de 9 heures dans ma paroisse d’origine.

C’était comme un pèlerinage qui me faisait retourner aux sources de ma foi, car c’est dans cette église que j’ai vécu mes premiers sacrements : le baptême, la première communion, le pardon et la confirmation.

De plus, je me sens attachée à saint Bernardin : son attachement à la Sainte Vierge Marie, la dimension de l’amour chrétien qui était le centre de sa prédication et parce qu’il priait le nom de Jésus, ce que je fais naturellement depuis des années. Sans que je m’en rende compte, ce Franciscain semble s’avérer, pour moi, un fidèle compagnon de route.

J’arrive donc toute joyeuse aux abords de l’église. Il y a déjà beaucoup d’autos. Je m’attends à une grande fête. Je suis pile à l’heure. Je cherche un stationnement. Je cours vers le devant de l’église. Quelle déception! Les portes sont cadenassées. Une dame me dit que toutes ces autos appartiennent aux employé-e-s de l’école d’en face.

Je vais au presbytère où l’on m’annonce que l’église est condamnée, car insalubre. Je suis tellement déçue… Comment peut-on délaisser un tel monument? Selon moi, c’est la seule église de ce genre à Montréal! Elle nous transporte dans une autre époque et un autre pays, au temps de saint Bernardin, à Sienne.

De l’extérieur, on voit que le toit est en décrépitude. Elle est belle pourtant! Elle est toute en pierre avec son grand toit blanc arqué et son clocher dont la flèche s’élance haut dans le ciel. Elle ne date que de 1959… On l’a délaissée? Sur le côté, une affiche de la Ville de Montréal condamne le lieu à la fermeture.

Il parait qu’on va la démolir et en reconstruire peut-être une plus petite. Ça n’a pas de sens…

En marchant vers mon auto, comme une consolation et une vérité, j’entends d’une voix neutre : « L’Église doit se vivre autrement, Martine. » Mais je pleure… Je voulais revoir, avec mes yeux d’adulte, l’intérieur de cette église que je n’avais pas revu depuis l’âge de 7 ans.

À Montréal, plusieurs églises ferment pour diverses raisons et sont transformées soit en condos, en centres communautaires, en salles de concert ou autres, selon les besoins de la population et les idées des entrepreneurs en immobilier.

Que sont les églises? Elles ne sont plus nécessairement ces lieux physiques que nous connaissions. Qu’est-ce qui constitue l’Église de Dieu? Ce sont les communautés nouvelles, les communautés religieuses, les familles spirituelles, les communautés de priants unies les unes aux autres dans l’invisible.

Oui, c’est cela l’Église de Dieu! Une grande communauté de croyants et de croyantes, lié-e-s les uns aux autres, qui se vit dans l’invisible. La grande Famille de Dieu. Je suis appelée à apprendre à faire Église autrement.

***

Neuf ans plus tard, l’église Saint-Bernardin-de-Sienne est toujours là, dans un état de décrépitude avancée, son clocher enlevé et son presbytère disparu… Par contre, l’Église de Dieu est toujours là, dynamique, jeune, debout et en marche!

Pendant les mois de confinement de la pandémie, nous avions expérimenté ce faire Église autrement. Nous avons été créatifs, disponibles, généreux. Et l’Église ne s’est pas tu pour autant, au contraire, l’Église de Dieu n’avait jamais été aussi vivante, aussi en communion, aussi fréquentée! Nous avons fait Église autrement, notre église paroissiale étant devenue une église planétaire.

Et ce n’est pas fini, comme nous y avons pris goût, nous continuons à vivre l’Église à l’échelle mondiale!

Ce virus a peut-être fauché des milliers de vies, mais pas cette Vie qui se meut dans l’invisible, celle de l’Église de Dieu!

***

 Pour en apprendre davantage sur saint Bernardin de Sienne

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1151/Saint-Bernardin-de-Sienne.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardin_de_Sienne

https://www.youtube.com/watch?v=dv3bzLvatIQ

 

Pour lire l’Énoncé de l’intérêt patrimonial de l’église Saint-Bernardin-de-Sienne et voir plusieurs photos de l’intérieur de cette église

https://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PATRIMOINE_URBAIN_FR/MEDIA/DOCUMENTS/%C9GLISE%20SAINT-BERNARDIN%20%C9NONC%C9%20FINAL.PDF 

 

Pour visiter le top 10 des plus belles églises à Montréal, dont Saint-Bernardin-de-Sienne

https://mesquartiers.wordpress.com/2017/11/21/top-15-des-plus-belles-eglises-contemporaines-a-montreal/

 

Photo de Gilles Beaudry.