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Martine Fradet

Entre jeudi et dimanche…

entre jeudi et dimanche

Il y a 27 ans, j’ai eu le privilège de réaliser un radio théâtre, lorsque je travaillais à Radio Ville-Marie 91,3 FM Montréal, à partir d’une pièce de théâtre, un drame psychologique en cinq actes écrit par monsieur Raphaël Pirro, « Entre jeudi et dimanche », paru aux Éditions Anne Sigier en 1999.

L’action se passe de l’arrestation de Jésus jusqu’à sa résurrection. Nous vivons ces trois jours avec ses apôtres, ses disciples et ceux et celles qui le suivaient. Nous sommes témoins de leurs questionnements et de leurs réactions en regard des événements qui se bousculent : l’arrestation de Jésus, son procès, son exécution, sa mort, sa résurrection. Les amis de Jésus sont désorientés, ils ont peur, ils ne comprennent pas, ils doutent, bref, ils sont très humains. Tout s’écroule autour d’eux, car ils ont perdu leur repère, en la personne de Jésus. Leur regard posé sur la situation ne leur permet pas de comprendre et d’espérer (sauf la Vierge Marie qui demeure confiante).

Pâques est un passage, un passage de l’obscurité à la lumière; un passage de la mort à la vie. Oui, il y a la croix, mais il y a aussi, et surtout, la résurrection et il y a tous ces beaux cadeaux que sont l’Eucharistie, celui d’une Mère en la personne de Marie et celui de l’Esprit Saint qui viendra.

Dans notre vie, ils nous arrivent d’être un peu comme les proches de Jésus étaient à ce moment-là : nous vivons un Jeudi Saint, un Vendredi Saint, nous sommes désorientés, remplis de doute, désespérés. Il y a tant de bienfaits et de raisons d’espérer, mais nous ne les voyons pas, aveuglé-e-s que nous sommes. Puis vient le Samedi Saint où commence à poindre la lumière de l’espérance qui mène au matin de Pâques, à la résurrection.

Je souhaite, qu’en ce Triduum Pascal, nous puissions recevoir la grâce de vivre un passage, une libération dont nous avons besoin pour revenir à la Vie et ainsi goûter à la liberté et à la joie des enfants bien-aimé-e-s de Dieu!

 

Une semaine pas comme les autres

croix illuminée dans mains

Pour la majorité des gens, cette semaine qui commence est une semaine comme toutes les autres.

Pourtant, cette semaine est une semaine extraordinaire! C’est l’aboutissement d’un temps de cheminement profond, qu’est le Carême, c’est la Semaine Sainte qui nous conduira à Pâques, à la Résurrection!

Après avoir acclamé Jésus par des Hosanna! et fait le récit de sa Passion à la messe d’hier, aujourd’hui et mardi seront comme des jours de préparation aux Jours Saints rythmés par la mémoire liturgique des événements marquants des derniers moments de la vie de Jésus sur terre, la Cène, sa Passion et sa mort, pour se terminer par la très belle Veillée (Vigile) Pascale.

C’est vraiment une semaine pas comme les autres…

Chaque diocèse nous offre, le mercredi soir ou le jeudi matin, une messe chrismale. Cette célébration nous permet de se retrouver en famille, en famille diocésaine. Tous les prêtres y sont présents et renouvellent leurs promesses sacerdotales. On procède à la consécration du saint chrême qui servira dans l’année pour divers sacrements comme le baptême, la confirmation, l’ordination, l’onction des malades. On y présente aussi le grand livre des catéchumènes. Ce livre contient les noms des personnes qui vivront le baptême à la Veillée Pascale. J’ai eu le bonheur de porter ce livre en procession et de le remettre à l’archevêque. C’est un bonheur indescriptible! Comme si, dans une joie profonde, je portais vraiment ces futurs baptisés et que je les remettais entre les mains du Christ…

Le Jeudi Saint, c’est la mémoire de la Cène du Seigneur. C’est au cours de ce dernier repas partagé avec ses apôtres que Jésus nous a enseigné, en lavant les pieds de ceux-ci, que c’est l’amour qui doit régner en nous et entre nous et que c’est par cet amour qu’on nous reconnaitra comme étant ses disciples. C’est au cours de ce repas que Jésus nous a fait le magnifique cadeau de l’eucharistie. « Vous ferez ceci en mémoire de moi. » C’est par l’eucharistie, ce dernier sacrifice qui institue l’alliance nouvelle et éternelle, que le Christ nous fait don de sa Présence. Ce qui est merveilleux c’est que la puissance de cette Présence s’est manifestée tout doucement au cours des années, voire des siècles. La communion et l’adoration eucharistique n’ont pas toujours été ce que nous en expérimentons maintenant. Au temps des premiers chrétiens, la communion ne se recevait qu’une fois par année et c’est en laissant des hosties consacrées dans un petit coffre qu’on s’est rendu compte qu’il se passait quelque chose quand on priait tout près. Cette célébration se poursuit donc par une veillée d’adoration eucharistique qui nous permet de rester auprès de Jésus pour lui démontrer encore et encore tout l’amour que nous portons pour Lui en l’accompagnant.

Le Vendredi Saint est le point culminant de la Passion du Christ. On y fait mémoire de tout ce qu’Il a subi, l’arrestation, le procès, les insultes, les crachats, la flagellation, le Chemin de Croix, la crucifixion et la mort. C’est la journée sombre de la Semaine Sainte. La journée où tout s’écroule, tout bascule. Celle où l’Amour est bafoué, torturé, anéanti. La journée de l’incompréhension et du désespoir total. Fort heureusement, c’est la journée où Jésus, agonisant sur la croix, nous donne sa Mère. C’est la journée de l’institution de l’Église. La journée où la suite de la mission de Marie nous est révélée. Mission qui n’a pas de fin, car elle est constamment à veiller sur nous, ses enfants d’adoption, et à nous faire naitre dans le Christ.

Le Samedi Saint, à la Veillée (ou Vigile) Pascale, la Lumière revient et la vie éclate par toute la création qui se déploie. C’est le passage de la mort à la vie. C’est la victoire sur la mort. Le Christ ressuscite! Au cours de cette célébration, on procède à la bénédiction de l’eau, l’eau baptismale et l’eau bénite, puis au baptême des catéchumènes. Cette célébration est importante pour nous tous, les baptisés, car nous y renouvelons les promesses de notre baptême, nous redisons notre profession de foi baptismale. Nous renouvelons notre engagement à suivre le Christ!

Rien de mieux, pour se préparer à vivre ces magnifiques jours saints, que d’aller rencontrer Jésus dans le sacrement de la réconciliation afin de nous délester d’un poids qui nous empêcherait d’accueillir, à Pâques, la joie de la Résurrection!

Je nous souhaite une belle et profonde Semaine Sainte et une éclatante Montée Pascale vers une Joyeuse Résurrection!

 

En ce 25 mars

l'annonciation

Aujourd’hui, 25 mars, la liturgie célèbre la très belle Fête de L’Annonciation du Seigneur. « L’Ange apporta l’annonce à Marie, et Elle conçut du Saint Esprit. »[1]

La Fête de l’Annonciation nous invite à remercier Marie pour son oui, son Fiat, grâce auquel Dieu s’est fait homme, a habité parmi nous et nous a fait cadeau de l’Eucharistie, de la Rédemption, de l’Esprit Saint,  et aussi d’une Mère, Marie, Mère de l’Église et notre Mère. La portée du oui de Marie est donc incommensurable et se répercute dans l’aujourd’hui de nos vies et jusqu’en vie éternelle!

Cette réponse de Marie a fait écho à un appel bien spécifique que Dieu lui a adressé. Dieu nous appelle aussi, tous et toutes, et constamment. L’entendons-nous? Son appel le plus important est celui de son désir de nous aimer et que nous soyons uni-e-s à Lui, et Il recherche sans cesse notre désir de nous laisser aimer par Lui pour combler ce terrible manque que nous ressentons, sans le savoir, d’être séparé-e-s de Lui et que nous essayons de combler, tant bien que mal, avec des substituts de tout acabit.

En ce 25 mars, nous pouvons prendre le temps de prier l’Angelus[2]. Il y a quelques années, j’ai mémorisé l’Angelus que je prie maintenant à midi et à 18 heures avec beaucoup de joie. Ces deux courts moments d’arrêt dans la journée me permettent de prendre le temps de m’unir à Marie et à Jésus, de cette façon particulière, peu importe où je suis. Prier l’Angelus c’est comme plonger dans un bain de douceur mariale.

En cette fête de l’Annonciation, nous pouvons aussi nous unir au pape Léon et à tous les croyants pour renouveler la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie[3]. Et pourquoi ne pas prononcer une consécration personnelle[4] aussi?

Nous pouvons choisir de prier et de méditer le Chapelet de l’Enfant Jésus, dit Petite Couronne[5], qui se prie tous les 25 du mois en l’honneur de la Sainte Famille et des 12 premières années de l’Enfant-Dieu.

En ce 25 mars, il ne semble pas manquer d’occasions de nous rapprocher de Marie et, par conséquent, de Dieu. Je nous invite à faire silence, fermer les yeux, descendre dans notre cœur profond et rester là en présence de la Présence, enveloppé-e-s de paix et d’amour.

Que Marie soit votre espérance et votre soutien!

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[1] Début de l’Angelus.

[2] Prière de l’Angelus : https://eucharistein.org/wp-content/uploads/angelus.pdf

[3]  https://www.vatican.va/content/francesco/fr/prayers/documents/20220325-atto-consacrazione-cuoredimaria.html

[4] Consécration personnelle à Marie : https://www.diocesedelaval.fr/priere-de-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/

[5] Les prières du Chapelet à l’Enfant Jésus :  https://enfant-jesus-icrsp.fr/le-petit-chapelet-de-lenfant-jesus-dit-petite-couronne/

 

Image de Dorothée QUENNESSON de Pixabay

Saint Joseph, un saint à côtoyer

saint josep, marie et jésus

Aujourd’hui, 19 mars, c’est la fête d’un grand saint que j’affectionne. Il est humble, discret et rempli de Dieu, c’est saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie. Celui-là même qui l’a accueillie même si l’enfant qu’elle portait n’était pas de lui. Saint Joseph a su veiller sur Marie et Jésus afin que se réalise l’incarnation de Dieu, le Verbe qui s’est fait chair. Ainsi le plan de salut du Père s’est concrétisé.

J’aime confier à saint Joseph toutes les mères célibataires et monoparentales dans le monde et leurs enfants, et en particulier quelques-unes que je connais. J’ai donc fait de saint Joseph (avec la vénérable Rosalie Cadron-Jetté) le saint patron de toutes ces mamans et leurs enfants. Je lui demande d’en prendre soin comme il a pris soin de Marie et de l’Enfant Jésus, de veiller sur elles et leurs enfants; je lui demande de les guider, de les soutenir et d’envoyer sur leur chemin des personnes significatives.

De plus, à ma dernière grossesse, il y a 26 ans, j’ai demandé à saint Joseph de veiller à ce que tout se passe bien pour le bébé et pour moi, car j’avais près de 40 ans (et j’avais refusé de passer l’amniocentèse) et que je devais être au repos pendant six mois à cause d’un utérus qui contractait facilement. J’avais confiance en saint Joseph. Effectivement, tout s’est bien passé et le bébé allait très bien aussi. Depuis toutes ces années, c’est à saint Joseph que je confie mes trois enfants et mon petit-fils, et ces derniers mois, mon conjoint, ma sœur et mes frères.

Il y a quelques années, c’est à saint Joseph que j’avais demandé à rencontrer un compagnon de vie qui lui ressemble, qui a sa douceur, sa pureté et sa justesse.

***

En ce temps de Carême, pourquoi ne pas demander à saint Joseph de marcher à nos côtés, lui qui sait être à l’écoute de Dieu, et se laisser guider par lui?

Nous avons beaucoup à apprendre de ce saint, et la meilleure façon d’apprendre est de l’accueillir dans notre vie, car c’est en côtoyant quelqu’un de près que nous pouvons être transformé-e-s par sa présence. Saint frère André pourrait nous le témoigner, lui qui avait une confiance sans bornes envers saint Joseph qui était son ami et son guide.[1]

De plus, saint Joseph est facilement accessible, car il est le grand saint du quotidien sur qui nous pouvons compter autant pour les petits soucis de la vie que pour les moments plus déterminants.

Comme saint Joseph détient un grand nombre de qualités, nous pouvons donc faire appel à lui pour intercéder auprès de Dieu pour toute demande de notre part. Et ce n’est pas les intentions qui manquent, en ce Carême vécu dans notre monde si troublé. De plus, il parait que Jésus ne peut rien refuser à son père…

***

Voici une belle prière à saint Joseph que j’ai trouvée dans un feuillet paroissial il y a longtemps. L’auteur est inconnu. Cette prière semble inspirée du Je vous salue Marie. J’aime la prier souvent. La voici.

Prière à saint Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé;
le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux;
tu es béni entre tous les hommes et Jésus,
l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni,
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille,
de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.                                                                                                                                                       

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À Montréal, nous avons le privilège d’avoir, sur les flancs du Mont-Royal, le plus grand sanctuaire du monde dédié à saint Joseph, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Pour une petite visite : https://www.saint-joseph.org/fr.

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[1] https://www.saint-joseph.org/fr/spiritualite/saint-joseph

 

Pour un Carême de Paix

pour un carême de paix

Même si j’ai écrit ce texte lors du Carême 2023, même si on parle beaucoup de paix depuis ces dernières années et qu’on prie aussi pour que cette paix advienne, je réitère mon désir de vivre un Carême de Paix encore cette année.

Dans une de ses vidéos, Sœur Emmanuel Maillard, de Medjugorje, mentionne qu’on aurait beau prier de toutes nos forces pour la paix dans le monde, on ne pourra la faire advenir tant qu’elle ne régnera pas en chacun, chacune de nous. Tant qu’il y aura des personnes qui éprouveront des sentiments violents : haine, rancune, vengeance, mépris, etc., la paix sera troublée et menacée.

Donc, il est de notre responsabilité à chacun, chacune à ce que la paix règne dans nos cœurs pour qu’elle puisse régner sur terre. Quelle responsabilité! Comment peut-on y arriver? Comment peut-on faire advenir la paix dans nos cœurs pour ensuite la diffuser autour de nous et sur la planète entière?

La paix du cœur est un chemin de guérison qui peut s’avérer assez long, voire, le travail de toute une vie!

Fort heureusement, Jésus est le grand pacificateur. « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14,27) C’est en côtoyant Jésus dans une relation quotidienne qu’Il peut fait œuvre de paix en nous, même si toutes nos zones d’ombre ne sont pas encore guéries. Quelle espérance!

Il suffit simplement de consentir à sa présence et à l’inviter à faire son œuvre en nous, à se laisser guider par son Esprit Saint au quotidien. Comme la paix génère l’amour, c’est cet amour que nous pourrons diffuser à profusion, comme une onde invisible et bienfaitrice qui parcoure la terre et pénètre les cœurs de tous ses habitants.

Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui commence aujourd’hui pour faire la paix en soi, en commençant par un bon ménage du printemps par le sacrement de la réconciliation? Jésus n’est-il pas venu pour briser nos chaines, nous libérer de nos esclavages, nous rendre la vue, nous redonner notre dignité d’enfants de Dieu?

Laisser Jésus maitre de nos vies, nous permet de vivre une plénitude de paix qui nous libère vraiment.

Si nous réussissons à faire la paix dans notre cœur, nous pourrons devenir des dispensatrices, dispensateurs de paix et la répandre dans nos familles, dans nos différents milieux de vie, dans notre ville, notre pays, dans le monde.

Je sais, ce n’est pas toujours aisé, car nous vivons souvent des situations qui nous font perdre la paix. Alors, raison de plus pour s’ancrer davantage en Jésus.

En ce Carême, que la paix advienne en nos cœurs et qu’elle se diffuse dans le monde entier!

Lucie de Fatima

soeur lucie fatima2

Aujourd’hui, 13 février, c’est l’anniversaire de l’entrée au ciel de Lucia dos Santos.

Après plus de 88 ans à faire connaitre le message de Notre-Dame de Fatima, Lucie, de son nom de religieuse Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, s’est éteinte paisiblement, en 2005, à l’âge de 97 ans. Elle a été Carmélite déchaussée pendant 57 ans et elle a continué à avoir d’autres visites de la Vierge Marie tout au long de sa vie.

Lucie est enterrée dans la Basilique Notre-Dame du Rosaire dans le Sanctuaire de Fatima auprès de ses cousins Jacinthe et François Marto qui avaient quitté cette terre, enfants, quelques années à peine après les apparitions de 1917.

Par ses paroles et ses écrits, on perçoit que Lucie était un vrai témoin de la foi, un porte-parole, une messagère de Marie et qu’elle ne se considérait pas maîtresse de ce qu’elle avait reçu.[1]

Selon Lucie, Dieu choisit des enfants si pauvres et ignorants que les hommes les auraient rejetés comme inaptes à servir la réalisation d’un tel projet. Dieu agit à l’inverse des hommes, il choisit ce qui ne sert pas pour s’en servir, lui, parce que c’est à lui qu’appartiennent la sagesse, la science, le pouvoir et le vouloir, et qu’il les communique à qui bon lui semble. Ce qu’il veut se sont des esprits purs pour les transformer selon le plan de sa miséricorde.[2] 

Cela me fait penser à tellement d’autres personnes à qui Marie est apparue au fil des siècles, comme Bernadette Soubirous, Juan Diego, etc., et qui sont devenues saints et saintes…

Lucie de continuer : Dieu montre ainsi que ce ne sont pas eux qui agissent, mais la grâce de Dieu en eux; il montre que c’est son œuvre et non celle des fragiles instruments qu’il a choisis.[3]

L’essentiel du message de Fatima, qui date de plus de 100 ans, est toujours actuel : parler de Dieu dans un temps et une société qui semblent l’avoir oublié[4]; aller à Jésus par Marie, Notre-Dame du Rosaire; promouvoir la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, promouvoir la paix, la prière (le chapelet) et la conversion; adorer Dieu dans le mystère de la Très Sainte Trinité; aimer Dieu par-dessus toute chose et aimer son prochain comme soi-même, car c’est l’amour qui nous purifie, nous ennoblit et nous unit à Dieu.[5]

Puisse le message de Fatima et le témoignage de Sœur Lucie toucher votre cœur et vous inspirer!

 

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[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 26.

[2] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

[3] Idem.

[4] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 11.

[5] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

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Pour lire un texte sur Jacinthe et François, les deux autres voyants de Fatima : https://www.carnetspirituel.org/la-verite-sort-de-la-bouche-des-enfants-2/ 

Nouveau livre : « Nos voix : Lectures bibliques au féminin »

cp novalis nos voix

Toujours en arrêt de travail depuis le 1er décembre pour raison de santé, voici un petit velours, un baume pour mon cœur, qui arrive dans ma vie mise sur pause, ma vie mise à l’écart.

J’ai eu le privilège d’être demandée, en 2025, pour contribuer à cet ouvrage collectif en partageant mon cheminement de foi de chrétienne face à la violence conjugale. L’écriture de ce texte a été à la fois exigeante et guérissante.

Dans les 13 autres chapitres, les autrices présentent des personnages de la Bible qui ont vécu des situations particulières et elles mettent en lumière certains éléments intéressants, avec quelques témoignages en filigrane.

Ce livre fait partie du projet Rapha sur la violence domestique et l’Église au Québec. Ce projet a été initié en 2021 par l’organisme Direction Chrétienne. Il comprend aussi un sondage, un recueil de témoignages, des recommandations et des webinaires.

J’ai aussi participé au sondage et donné mon témoignage pour l’étude.

cp novalis nos voix

Attendre

notre dame de l'avent

Attendre. Oui, attendre. Notre vie est faite d’attentes. C’est normal, car nous sommes des êtres de besoins et de désirs.

Savons-nous attendre? Discerner? Faire les bons choix?

Depuis une semaine, un ennui de santé me force à être retirée de la vie active. Les circonstances m’invitent donc à me reposer, guérir et à débuter 2026 du bon pied.

Cette période de repos forcé a commencé, la semaine passée, en même temps que l’Avent… Est-ce un clin d’œil de Dieu? Désire-t-il me faire expérimenter ce qu’est vraiment l’attente? La vraie attente?

Une fois de plus, je me réfère à la Vierge Marie, ou plutôt à ce que le Père Georges Madore, Montfortain, nous avait enseigné quand je faisais partie d’un groupe de jeunes dans les années ’80 au Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs à Montréal : vivre, comme Marie, dans la joie de l’espérance!

Chaque fois, c’est par un oui que je laisse cette disposition intérieure m’habiter et me permettre de m’abandonner entre les bras de ce Dieu Père si aimant, d’être à son écoute, d’approfondir ma confiance en ses désirs et promesses à mon égard, puis d’être dans l’émerveillement et la gratitude.

Oui, la joie de l’espérance est ma force et mon salut!

***

Je vous souhaite un magnifique temps de l’Avent en compagnie de Marie, et ce, dans la joie de l’espérance!

 

 

 

 

Le Christ, Roi de l’Univers

christ the king

Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Christ, Roi de l’Univers.

Dans l’univers de la majorité des gens, ce n’est malheureusement pas le Christ qui est Roi, qui y règne…

Comment savoir que c’est le Christ Jésus qui règne dans notre vie et non pas notre ego avec ses caprices?

Quels seraient les indices du règne de Dieu dans notre vie personnelle?

Pour ma part, j’en suis arrivée à un petit recensement. Comme ce recensement m’est propre, je vous invite à en faire l’exercice, car chacun, chacune de nous est unique et vit une relation unique avec Dieu.

M’abandonner à sa Divine Volonté en me laissant guider de l’intérieur par l’Esprit Saint qui est Vie et Vérité. Pour cela, passer du temps en Sa Présence, être présente à Sa Présence, faire silence et rechercher des moments de silence, assister à la messe presque tous les jours (par Internet ou à la radio de Radio Ville-Marie), prolonger l’Eucharistie consacrée de la messe par l’Eucharistie adorée (en personne et sur Internet), prier différentes formes de prières, dont le chapelet, et méditer la Parole.

À n’importe quel moment, autant dans la prière, le silence que dans l’action, laisser l’Esprit me combler de sa paix, de sa joie profonde et de son amour dans la situation que je vis dans l’ici et maintenant de ma vie.

Agir de manière désintéressée, dans un élan du cœur, avec humilité, douceur, respect et maitrise de soi. Ne pas rechercher mon intérêt ni mon avantage tout en veillant à laisser la Vie triompher dans ma vie.

Tout abandonner pour Le suivre : mon confort, mes petites habitudes, tout ce qui m’enchaîne, m’emprisonne, m’anesthésie, me garde dans un enfermement intérieur, un chemin de mort, afin de me vivre en liberté, dans la liberté intérieure des enfants bien-aimés de Dieu, malgré tout ce qui se passe autour de moi, tout ce que la société me propose comme idéal, malgré toutes les tentations sous toutes ses formes et malgré les situations mondiales.

Être sensible au sort de mon prochain, l’aider comme je peux avec qui je suis, l’hospitaliser dans mon cœur, le porter dans la prière, me laisser toucher jusqu’aux entrailles, mais ne pas en être affectée, savoir prendre du recul.

Œuvrer au Royaume de Dieu qui est amour, paix, protection et respect de la vie, protection des petits, des sans voix, protection de l’environnement, plutôt que de contribuer à l’enrichissement des « puissants » de ce monde au détriment des êtres humains et de la planète.

Savoir discerner avec Lui. Rendre grâce de Sa Présence dans ma vie, Le remercier pour tous Ses bienfaits, Lui faire confiance et me dire que ce qu’Il me permet de vivre présentement c’est ce que j’ai à vivre.

Un autre indice important du règne du Christ Jésus dans ma vie est la présence de sa Mère, Marie, et de tous les saints et saintes que j’affectionne. Marie me guide, me soutient, me forme, et avec Elle, je m’unis pour qu’advienne le règne de Son Fils Jésus qui reviendra dans la Gloire, dans la plénitude de Son Amour.

N’attendons plus, laissons Jésus régner en nous et à travers nous! Ouvrons notre cœur, Il est déjà là!

Oui, je l’avoue, c’est tout un programme! Pas toujours facile à vivre dans ma vie quotidienne. Comme n’importe qui, j’ai mes blessures et mes dynamiques qui prennent quelquefois le dessus. Ce qui me console, c’est que je suis un être humain, donc, imparfaite et faible, et je sais que Jésus vient justement établir son règne dans mes pauvretés. Je m’accueille donc, telle que je suis, avec toute ma bienveillance, car Lui, Il m’aime telle que je suis et Il m’accueille sans cesse, lors de mes nombreux allers-retours.

Avec cette fête du Christ, Roi de l’Univers nous terminons le cycle de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous entrerons dans le merveilleux temps de l’Avent. Je dis merveilleux, car c’est le moment tout indiqué pour faire naitre le Christ Jésus en nous et le laisser régner dans notre vie. La plus belle façon serait de Lui donner toute la place en nous immergeant dans sa Divine Volonté[1], en étant pour Lui un refuge, un prolongement de son incarnation.

(Photo du Christ Roi prise à l’église Saint-Jacques, Saint-Jacques QC, août 2020)

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[1] Selon les enseignements de Jésus à Luisa Piccarreta.

Commentaires

Gérard Laverdure
AMEN! MERCI beaucoup chère Martine. Très inspirant et éclairant. Gérard

20.11.2022 20:16

Présentation de Marie au Temple

marie lac croche

À deux jours de la fête du « Christ, Roi de l’Univers », la liturgie souligne, aujourd’hui, la Présentation de Marie au Temple.

Dès sa conception, Marie est comblée de la grâce de Dieu. À la Présentation au Temple, elle le sera encore davantage.

C’est dans cette disposition intérieure de plénitude que Marie, la Toute-Pure et la Toute-Sainte, prononcera son Fiat et accueillera le Roi des rois en son sein, devenant le premier Temple vivant de la Nouvelle Alliance.

Marie nous invite, à sa suite, à faire alliance avec Dieu, à devenir des temples, des doux refuges pour le Cœur blessé du Christ Jésus.

Accueillons Jésus dans notre temple intérieur, laissons-Le nous pacifier, nous transformer, nous guérir. Laissons-Le vivre par nous et offrons-Le, par tout notre être, à ceux et celles qui croisent notre route.

Devenons des dispensateurs, des dispensatrices d’Amour, de Vie, de Lumière, de Paix et d’Espérance pour notre monde! Et, pourquoi pas, pour certain-e-s d’entre nous, des consacré-e-s!

Et comme le Christ n’est jamais seul, soyons assuré-e-s, qu’en laissant la vie du Ressuscité établir son Royaume en nous, que la Très Sainte Trinité nous remplira de Sa Gloire, de la plénitude de Son Amour!

 

(Photo prise à la Chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, Lac Croche, Saint-Donat, août 2020)