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Martine Fradet

Pour un Carême de Paix

pour un carême de paix

Même si j’ai écrit ce texte lors du Carême 2023, même si on parle beaucoup de paix depuis ces dernières années et qu’on prie aussi pour que cette paix advienne, je réitère mon désir de vivre un Carême de Paix encore cette année.

Dans une de ses vidéos, Sœur Emmanuel Maillard, de Medjugorje, mentionne qu’on aurait beau prier de toutes nos forces pour la paix dans le monde, on ne pourra la faire advenir tant qu’elle ne régnera pas en chacun, chacune de nous. Tant qu’il y aura des personnes qui éprouveront des sentiments violents : haine, rancune, vengeance, mépris, etc., la paix sera troublée et menacée.

Donc, il est de notre responsabilité à chacun, chacune à ce que la paix règne dans nos cœurs pour qu’elle puisse régner sur terre. Quelle responsabilité! Comment peut-on y arriver? Comment peut-on faire advenir la paix dans nos cœurs pour ensuite la diffuser autour de nous et sur la planète entière?

La paix du cœur est un chemin de guérison qui peut s’avérer assez long, voire, le travail de toute une vie!

Fort heureusement, Jésus est le grand pacificateur. « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14,27) C’est en côtoyant Jésus dans une relation quotidienne qu’Il peut fait œuvre de paix en nous, même si toutes nos zones d’ombre ne sont pas encore guéries. Quelle espérance!

Il suffit simplement de consentir à sa présence et à l’inviter à faire son œuvre en nous, à se laisser guider par son Esprit Saint au quotidien. Comme la paix génère l’amour, c’est cet amour que nous pourrons diffuser à profusion, comme une onde invisible et bienfaitrice qui parcoure la terre et pénètre les cœurs de tous ses habitants.

Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui commence aujourd’hui pour faire la paix en soi, en commençant par un bon ménage du printemps par le sacrement de la réconciliation? Jésus n’est-il pas venu pour briser nos chaines, nous libérer de nos esclavages, nous rendre la vue, nous redonner notre dignité d’enfants de Dieu?

Laisser Jésus maitre de nos vies, nous permet de vivre une plénitude de paix qui nous libère vraiment.

Si nous réussissons à faire la paix dans notre cœur, nous pourrons devenir des dispensatrices, dispensateurs de paix et la répandre dans nos familles, dans nos différents milieux de vie, dans notre ville, notre pays, dans le monde.

Je sais, ce n’est pas toujours aisé, car nous vivons souvent des situations qui nous font perdre la paix. Alors, raison de plus pour s’ancrer davantage en Jésus.

En ce Carême, que la paix advienne en nos cœurs et qu’elle se diffuse dans le monde entier!

Lucie de Fatima

soeur lucie fatima2

Aujourd’hui, 13 février, c’est l’anniversaire de l’entrée au ciel de Lucia dos Santos.

Après plus de 88 ans à faire connaitre le message de Notre-Dame de Fatima, Lucie, de son nom de religieuse Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, s’est éteinte paisiblement, en 2005, à l’âge de 97 ans. Elle a été Carmélite déchaussée pendant 57 ans et elle a continué à avoir d’autres visites de la Vierge Marie tout au long de sa vie.

Lucie est enterrée dans la Basilique Notre-Dame du Rosaire dans le Sanctuaire de Fatima auprès de ses cousins Jacinthe et François Marto qui avaient quitté cette terre, enfants, quelques années à peine après les apparitions de 1917.

Par ses paroles et ses écrits, on perçoit que Lucie était un vrai témoin de la foi, un porte-parole, une messagère de Marie et qu’elle ne se considérait pas maîtresse de ce qu’elle avait reçu.[1]

Selon Lucie, Dieu choisit des enfants si pauvres et ignorants que les hommes les auraient rejetés comme inaptes à servir la réalisation d’un tel projetDieu agit à l’inverse des hommes, il choisit ce qui ne sert pas pour s’en servir, lui, parce que c’est à lui qu’appartiennent la sagesse, la science, le pouvoir et le vouloir, et qu’il les communique à qui bon lui semble. Ce qu’il veut se sont des esprits purs pour les transformer selon le plan de sa miséricorde.[2] 

Cela me fait penser à tellement d’autres personnes à qui Marie est apparue au fil des siècles, comme Bernadette Soubirous, Juan Diego, etc., et qui sont devenues saints et saintes…

Lucie de continuer : Dieu montre ainsi que ce ne sont pas eux qui agissent, mais la grâce de Dieu en eux; il montre que c’est son œuvre et non celle des fragiles instruments qu’il a choisis.[3]

L’essentiel du message de Fatima, qui date de plus de 100 ans, est toujours actuel : parler de Dieu dans un temps et une société qui semblent l’avoir oublié[4]; aller à Jésus par Marie, Notre-Dame du Rosaire; promouvoir la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, promouvoir la paix, la prière (le chapelet) et la conversionadorer Dieu dans le mystère de la Très Sainte Trinitéaimer Dieu par-dessus toute chose et aimer son prochain comme soi-mêmecar c’est l’amour qui nous purifie, nous ennoblit et nous unit à Dieu.[5]

Puisse le message de Fatima et le témoignage de Sœur Lucie toucher votre cœur et vous inspirer!

 

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[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 26.

[2] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

[3] Idem.

[4] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 11.

[5] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

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Pour lire un texte sur Jacinthe et François, les deux autres voyants de Fatima : https://www.carnetspirituel.org/la-verite-sort-de-la-bouche-des-enfants-2/ 

Nouveau livre : « Nos voix : Lectures bibliques au féminin »

cp novalis nos voix

Toujours en arrêt de travail depuis le 1er décembre pour raison de santé, voici un petit velours, un baume pour mon cœur, qui arrive dans ma vie mise sur pause, ma vie mise à l’écart.

J’ai eu le privilège d’être demandée, en 2025, pour contribuer à cet ouvrage collectif en partageant mon cheminement de foi de chrétienne face à la violence conjugale. L’écriture de ce texte a été à la fois exigeante et guérissante.

Dans les 13 autres chapitres, les autrices présentent des personnages de la Bible qui ont vécu des situations particulières et elles mettent en lumière certains éléments intéressants, avec quelques témoignages en filigrane.

Ce livre fait partie du projet Rapha sur la violence domestique et l’Église au Québec. Ce projet a été initié en 2021 par l’organisme Direction Chrétienne. Il comprend aussi un sondage, un recueil de témoignages, des recommandations et des webinaires.

J’ai aussi participé au sondage et donné mon témoignage pour l’étude.

cp novalis nos voix

Attendre

notre dame de l'avent

Attendre. Oui, attendre. Notre vie est faite d’attentes. C’est normal, car nous sommes des êtres de besoins et de désirs.

Savons-nous attendre? Discerner? Faire les bons choix?

Depuis une semaine, un ennui de santé me force à être retirée de la vie active. Les circonstances m’invitent donc à me reposer, guérir et à débuter 2026 du bon pied.

Cette période de repos forcé a commencé, la semaine passée, en même temps que l’Avent… Est-ce un clin d’œil de Dieu? Désire-t-il me faire expérimenter ce qu’est vraiment l’attente? La vraie attente?

Une fois de plus, je me réfère à la Vierge Marie, ou plutôt à ce que le Père Georges Madore, Montfortain, nous avait enseigné quand je faisais partie d’un groupe de jeunes dans les années ’80 au Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs à Montréal : vivre, comme Marie, dans la joie de l’espérance!

Chaque fois, c’est par un oui que je laisse cette disposition intérieure m’habiter et me permettre de m’abandonner entre les bras de ce Dieu Père si aimant, d’être à son écoute, d’approfondir ma confiance en ses désirs et promesses à mon égard, puis d’être dans l’émerveillement et la gratitude.

Oui, la joie de l’espérance est ma force et mon salut!

***

Je vous souhaite un magnifique temps de l’Avent en compagnie de Marie, et ce, dans la joie de l’espérance!

 

 

 

 

Le Christ, Roi de l’Univers

christ the king

Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Christ, Roi de l’Univers.

Dans l’univers de la majorité des gens, ce n’est malheureusement pas le Christ qui est Roi, qui y règne…

Comment savoir que c’est le Christ Jésus qui règne dans notre vie et non pas notre ego avec ses caprices?

Quels seraient les indices du règne de Dieu dans notre vie personnelle?

Pour ma part, j’en suis arrivée à un petit recensement. Comme ce recensement m’est propre, je vous invite à en faire l’exercice, car chacun, chacune de nous est unique et vit une relation unique avec Dieu.

M’abandonner à sa Divine Volonté en me laissant guider de l’intérieur par l’Esprit Saint qui est Vie et Vérité. Pour cela, passer du temps en Sa Présence, être présente à Sa Présence, faire silence et rechercher des moments de silence, assister à la messe presque tous les jours (par Internet ou à la radio de Radio Ville-Marie), prolonger l’Eucharistie consacrée de la messe par l’Eucharistie adorée (en personne et sur Internet), prier différentes formes de prières, dont le chapelet, et méditer la Parole.

À n’importe quel moment, autant dans la prière, le silence que dans l’action, laisser l’Esprit me combler de sa paix, de sa joie profonde et de son amour dans la situation que je vis dans l’ici et maintenant de ma vie.

Agir de manière désintéressée, dans un élan du cœur, avec humilité, douceur, respect et maitrise de soi. Ne pas rechercher mon intérêt ni mon avantage tout en veillant à laisser la Vie triompher dans ma vie.

Tout abandonner pour Le suivre : mon confort, mes petites habitudes, tout ce qui m’enchaîne, m’emprisonne, m’anesthésie, me garde dans un enfermement intérieur, un chemin de mort, afin de me vivre en liberté, dans la liberté intérieure des enfants bien-aimés de Dieu, malgré tout ce qui se passe autour de moi, tout ce que la société me propose comme idéal, malgré toutes les tentations sous toutes ses formes et malgré les situations mondiales.

Être sensible au sort de mon prochain, l’aider comme je peux avec qui je suis, l’hospitaliser dans mon cœur, le porter dans la prière, me laisser toucher jusqu’aux entrailles, mais ne pas en être affectée, savoir prendre du recul.

Œuvrer au Royaume de Dieu qui est amour, paix, protection et respect de la vie, protection des petits, des sans voix, protection de l’environnement, plutôt que de contribuer à l’enrichissement des « puissants » de ce monde au détriment des êtres humains et de la planète.

Savoir discerner avec Lui. Rendre grâce de Sa Présence dans ma vie, Le remercier pour tous Ses bienfaits, Lui faire confiance et me dire que ce qu’Il me permet de vivre présentement c’est ce que j’ai à vivre.

Un autre indice important du règne du Christ Jésus dans ma vie est la présence de sa Mère, Marie, et de tous les saints et saintes que j’affectionne. Marie me guide, me soutient, me forme, et avec Elle, je m’unis pour qu’advienne le règne de Son Fils Jésus qui reviendra dans la Gloire, dans la plénitude de Son Amour.

N’attendons plus, laissons Jésus régner en nous et à travers nous! Ouvrons notre cœur, Il est déjà là!

Oui, je l’avoue, c’est tout un programme! Pas toujours facile à vivre dans ma vie quotidienne. Comme n’importe qui, j’ai mes blessures et mes dynamiques qui prennent quelquefois le dessus. Ce qui me console, c’est que je suis un être humain, donc, imparfaite et faible, et je sais que Jésus vient justement établir son règne dans mes pauvretés. Je m’accueille donc, telle que je suis, avec toute ma bienveillance, car Lui, Il m’aime telle que je suis et Il m’accueille sans cesse, lors de mes nombreux allers-retours.

Avec cette fête du Christ, Roi de l’Univers nous terminons le cycle de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous entrerons dans le merveilleux temps de l’Avent. Je dis merveilleux, car c’est le moment tout indiqué pour faire naitre le Christ Jésus en nous et le laisser régner dans notre vie. La plus belle façon serait de Lui donner toute la place en nous immergeant dans sa Divine Volonté[1], en étant pour Lui un refuge, un prolongement de son incarnation.

(Photo du Christ Roi prise à l’église Saint-Jacques, Saint-Jacques QC, août 2020)

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[1] Selon les enseignements de Jésus à Luisa Piccarreta.

Commentaires

Gérard Laverdure
AMEN! MERCI beaucoup chère Martine. Très inspirant et éclairant. Gérard

20.11.2022 20:16

Présentation de Marie au Temple

marie lac croche

À deux jours de la fête du « Christ, Roi de l’Univers », la liturgie souligne, aujourd’hui, la Présentation de Marie au Temple.

Dès sa conception, Marie est comblée de la grâce de Dieu. À la Présentation au Temple, elle le sera encore davantage.

C’est dans cette disposition intérieure de plénitude que Marie, la Toute-Pure et la Toute-Sainte, prononcera son Fiat et accueillera le Roi des rois en son sein, devenant le premier Temple vivant de la Nouvelle Alliance.

Marie nous invite, à sa suite, à faire alliance avec Dieu, à devenir des temples, des doux refuges pour le Cœur blessé du Christ Jésus.

Accueillons Jésus dans notre temple intérieur, laissons-Le nous pacifier, nous transformer, nous guérir. Laissons-Le vivre par nous et offrons-Le, par tout notre être, à ceux et celles qui croisent notre route.

Devenons des dispensateurs, des dispensatrices d’Amour, de Vie, de Lumière, de Paix et d’Espérance pour notre monde! Et, pourquoi pas, pour certain-e-s d’entre nous, des consacré-e-s!

Et comme le Christ n’est jamais seul, soyons assuré-e-s, qu’en laissant la vie du Ressuscité établir son Royaume en nous, que la Très Sainte Trinité nous remplira de Sa Gloire, de la plénitude de Son Amour!

 

(Photo prise à la Chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, Lac Croche, Saint-Donat, août 2020)

 

Mon baromètre intérieur

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Rien de mieux, pour pallier à la météo qui nous assaille, après la douce chaleur du soleil et les frasques des couleurs rayonnantes de la végétation automnale que de rentrer en mode intériorité.

La joie, la paix et l’amour sont, pour moi, les éléments de mon baromètre intérieur qui me disent si je suis avec Lui ou si je suis en train de m’éloigner de Lui, du Souffle, de la Source, de mon âme, des autres et de Sa création, bref, si je suis en train de m’éloigner de la Divine Volonté.

Vivre dans la Divine Volonté c’est vivre le Ciel sur la terre, dans le Royaume de Dieu qui est un Royaume où règnent, entre autres, la paix, la joie et l’amour.

La joie

Je ne tiens pas à définir ce qu’est la joie, la vraie joie, celle qui est profonde, car elle est insaisissable.

C’est un état d’être, une disposition intérieure de douce et heureuse quiétude. Cette joie qui permet d’être en communion avec Lui, avec les autres, avec la création et avec soi.

J’ai simplement à descendre dans mon jardin intérieur, au lieu de la rencontre, à m’unir à Lui, à la Trinité, à la Vierge Marie, à les laisser régner en moi, pour être remplie de joie.

Cet état me fait penser, parler, écouter, voir et agir à la manière de Jésus et de Marie. Il me fait percevoir autrement toute la vie qui circule en moi, dans l’autre et autour de moi.

La lecture de la Parole nourrit ma joie. Le Christ n’a-t-il pas dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »? (Jean 15, 11) D’ailleurs, tout le chapitre 15 de l’Évangile selon saint Jean n’est-il pas le testament d’amour de Jésus?

Cette joie se tient tout proche de l’espérance, de la paix et de l’amour. Elles sont tellement liées…

La paix

Cette paix, je la ressens lorsque je suis centrée, lorsque je me sens placée, disposée à suivre la voie du milieu, c’est-à-dire, lorsque je suis ajustée à la Divine Volonté en me laissant guider de l’intérieur par le Souffle.

Pas de force, de lutte, de volonté forte, que la petitesse et la confiance d’un enfant. Que le calme, solide comme le roc.

La paix se déploie, comme une onde remplie d’amour qui envahit tout mon être, car la paix est la plénitude de la vie de Dieu en moi.

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. » (Jean 14, 27)

L’amour

L’amour… Cet amour qui transcende dans mon être la miséricorde, l’accueil inconditionnel, la compassion, le pardon, qui me fait l’expérimenter pour moi et qui me dispose à le donner en profusion aux autres jusqu’à devenir amour agapè.

Cet amour empreint du respect de soi, des autres, de Dieu et de sa création.

Cet amour qui me fait être à l’écoute, sortir de moi, voir au-delà, plus loin que moi, être en communion.

Cet amour qui me guérit, qui me fait sentir aimée, enveloppée, partie prenante d’un plus grand que moi. Qui me remplit de paix et de joie!

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. […] Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean 15, 9, 12-13)

***

Et vous, de quoi votre baromètre intérieur est-il constitué ?

Que vous indique-t-il en ce moment ?

Aujourd’hui, c’est samedi!

marie, la rencontre détail

Le samedi est une journée particulière dans la semaine. C’est le matin où il fait bon faire la grasse matinée et flâner un peu, lorsque c’est possible… C’est aussi la journée où l’on court de tous les côtés pour faire les emplettes, la lessive, reconduire les enfants à leurs activités, préparer les repas pour la semaine, ou sortir de la ville pour respirer le bon air frais de la campagne, etc.

Dans toute cette occupation humaine, on oublie bien souvent que le samedi est la journée consacrée à Marie, la Mère de Jésus.

Quelle agréable journée que de la passer en sa compagnie, blotti-e-s dans son Cœur Immaculé, lui rendant grâce et la laissant nous aimer et nous façonner!

Nous passerons donc une journée tout en douceur, comme un temps pour approfondir notre relation avec Elle et pour être à l’écoute de ce qu’Elle a à nous apprendre. Une journée « par Marie, avec Marie et en Marie. »

Oui, le samedi peut paraitre, pour plusieurs d’entre nous, une journée fastidieuse, mais si nous l’abandonnons entre les bras de Marie, Elle en fera une journée génératrice de vie et de fécondité!

Je nous souhaite un très beau et bon samedi!

***

Je vous suggère la méditation de Sœur Emmanuel Maillard, Vivre et guérir en Marie : https://www.youtube.com/watch?v=KxGmBTBIKXE

 

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(Image : Marie, la rencontre, acrylique sur toile, 2016. Voir https://www.carnetspirituel.org/mes-toiles/)

 

Tous saints!

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Avec la fête de la Toussaint, nous faisons mémoire, aujourd’hui, de tous ceux et celles qui nous ont précédés, de tous ceux et celles qui « ont reflété, dans leur vie, le visage de Jésus Christ ressuscité. »[1] De tous ceux et celles qui ont marché avant nous sur le chemin de la foi et qui ont aplani la voie. Je leur en suis tellement reconnaissante!

J’associe d’emblée la fête de la Toussaint à la communion des saints. Dans le Credo, nous disons que nous croyons à la communion des saints. Nous croyons à cette communion entre tous les membres du Corps du Christ dont nous faisons partie.

La communion des saints n’est pas un endroit inaccessible, un état que nous atteindrons seulement lorsque nous serons décédées, elle se vit ici et maintenant, en nous plongeant dans la Divine Volonté du Christ Jésus. En laissant Jésus vivre en nous, en Lui offrant tout notre être afin qu’Il puisse continuer son incarnation sur terre pour déployer son oeuvre d’Amour. Dans cet état de béatitude, en vivant déjà en Dieu, par Lui et avec Lui, nous goûtons, dès ici-bas, la vie des bienheureux du ciel.

Ouvrons aussi notre conscience et notre cœur, en pensant à ceux et celles qui nous ont précédés, saints reconnus ou non, en pensant à ceux et celles qui sont présentement sur la terre, à ce grand peuple de croyants et de croyantes en marche, et à tous ceux et celles qui nous suivront, pour nous sentir en communion, solidaires les un-e-s avec les autres.

Dans cette communion, nous nourrissons notre foi, nous allons puiser soutien et réconfort, force et courage, espérance et charité.

Afin de souligner cette fête de la Toussaint dans la Divine Volonté, avec un écrit de Luisa Piccarreta, dicté par Jésus, je vous suggère de visionner cette courte vidéo

En hommage à tous les saints et saintes inconnus qui n’auront jamais leur nom d’inscrit au calendrier liturgique, je vous invite à écouter la chanson de Robert Lebel Ils sont nombreux les bienheureux :

Quand j’écoute ce chant, je fais mémoire et j’honore les membres de ma famille, mes ancêtres et tous ceux et celles qui ont travaillé fort pour bâtir la Nouvelle-France puis le Québec; ainsi que tous ceux et celles de tous les pays et de toutes les époques qui ont vécu sur cette terre dans toutes les conditions de vie possibles et inimaginables.

[1] Prions en Église, Novembre 2018, Novalis, page 30.

Commentaires

chantal
Je prie plusieurs saints et saintes tous les jours de même que des êtres chers qui sont maintenant dans la vie éternelle…Oui,oui,la communion des saints,c’est important

01.11.2020 16:58

Journée anniversaire de mon baptême

baptême

C’est en lisant le livre Marche en ma présence de Jean-Guy Saint-Arnaud que j’ai été interpellée à connaitre la date de mon baptême pour que je puisse célébrer cette journée anniversaire tout aussi importante pour moi que celle de ma naissance.

C’est à cette date, le 14 octobre, que j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. C’est par ce sacrement que j’ai été lavée de la faute originelle, que j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité par notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Il y a une plusieurs années, lorsque j’étais catéchète dans ma paroisse, je me souviens d’avoir présenté une catéchèse sur le baptême. Cette catéchèse m’avait beaucoup ressourcée ainsi que les parents qui y assistaient. Ils m’avaient dit, qu‘en tant que chrétiens, ils venaient de prendre conscience de toute la beauté de leur baptême et de l’engagement auquel ce sacrement les appelait. Je m’étais dit alors que tous les baptisés, une fois rendus à l’âge adulte, à 20, 30, 40 50 ans, etc., devraient revivre la catéchèse de leur baptême, car la plupart d’entre nous avons été baptisés lorsque nous étions de tout petits bébés.

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, avec de l’eau bénite, si possible, et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur, et la mienne. 

Chaque jour, choisir Dieu. Chaque jour, renouveler notre histoire d’Amour avec Lui. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry)

Et vous, l’anniversaire de votre baptême est pour bientôt?