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Martine Fradet

Notre-Dame des Douleurs

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Au lendemain de la Croix Glorieuse, aujourd’hui, nous célébrons la fête de Notre-Dame des Douleurs.

Malgré sa douleur de mère humaine qui assistait aux souffrances de son Fils mourant sur la Croix, Marie gardait sa disposition intérieure de tout méditer dans son coeur, descendant au plus profond d’elle-même, disposition lui procurant ainsi la flamme de l’espérance, car elle savait que Jésus était le Fils de Dieu et que Dieu n’abandonnerait pas son Fils.

C’est ainsi que Marie avait la force de communier aux douleurs de son Fils jusqu’à être restée jusqu’à la fin, debout au pied de la Croix.

Nous aussi, nous sommes appelé-e-s à communier aux douleurs du Christ, du moins à faire mémoire de sa Passion et de sa Mort le plus souvent possible et à rester debout auprès de Lui.

Un moyen très simple est de s’unir au Christ à 15 heures, tous les jours ou, plus spécifiquement, le vendredi.

Quinze heures est l’heure de la Miséricorde, c’est l’apogée de l’Amour. C’est Jésus lui-même qui a demandé à Sainte Faustine : « Chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi toute entière en ma Miséricorde en l’adorant et en la glorifiant. » (Extrait du Petit Journal de Sœur Faustine, §1572)

Un autre moyen pour communier aux douleurs du Christ est de s’unir aux souffrances de nos frères et sœurs en humanité qui portent en eux le Christ souffrant. Rester debout à leurs côtés et être des signes d’espérance et d’Amour. Si, quelquefois, cela s’avère trop éprouvant et que nous nous sentons démuni-e-s, demandons à Marie de nous soutenir et de nous guider.

La paix mariale

marie chapelle notre dame de lourdes saint michel de bellechasse

Après deux mois de silence, me voici de retour à l’écriture de ce blogue. Ce traditionnel arrêt estival me permet le repos dans l’intimité des profondeurs de mon être avec Lui. C’est avec joie que j’en recommence l’écriture en vous parlant de Marie qui était aussi le sujet de mon dernier texte.

En ce jour de la fête liturgique de la Vierge Marie, Médiatrice, je pourrais vous dire que de tous les saint-e-s qui intercèdent pour nous, Marie est la plus nommée, celle à qui on demande le plus d’intercéder, celle qui est la plus puissante, celle qui est la grande médiatrice… Et c’est vrai!

Par contre, je préfère vous dire que Marie est surtout la plus proche. Tellement proche! On la nomme, Elle est déjà là! Comme si Elle ne nous quittait jamais, comme si notre vie était en Elle.

Récemment, j’ai vécu deux situations qui ont généré en moi stress et anxiété, dont l’une, où je repassais sans cesse dans ma tête tous les scénarios possibles. J’ai essayé de me calmer en écoutant des temps de relaxation, en priant, en m’occupant de toutes sortes de façons, rien ne me soulageait. Mes préoccupations m’avaient envahie et étaient hors de mon contrôle.

Dès que j’ai commencé à fredonner, le plus naturellement du monde, d’une façon détachée, le refrain d’un chant à Marie, « Marie, Reine du monde » (Famille Myriam) qui montait en moi, ma tempête intérieure s’est apaisée, comme si elle se retirait, et j’ai goûté à la paix, une paix de plénitude que procure la présence de Marie. J’ai pu lâcher prise de la situation qui m’angoissait en m’abandonnant à cette paix qui m’enveloppait. Je manquais de confiance et de patience, la paix de Marie me les a apportées afin que je puisse agir adéquatement et mettre fin à cette situation.

Oui, Marie est puissante. Il suffit de se connecter à Elle en disant simplement, dans notre cœur profond, son nom, « Marie », en s’y abandonnant à chaque instant de notre vie pour goûter un peu de sa paix mariale, de sa plénitude en Dieu.

(Photo que j’ai prise de la statue de Marie dans la chapelle Notre-Dame de Lourdes, village de Saint-Michel de Bellechasse, QC)

Notre-Dame du Perpétuel Secours

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Aujourd’hui, on fait mémoire de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Pourtant, cette mémoire de Marie sous ce vocable mériterait plutôt d’être célébrée en grande fête liturgique! Marie qui est déjà un soutien très efficace pour nous l’est d’autant plus sous ce vocable. Pourquoi? Parce qu’elle nous aime d’un amour maternel incommensurable, toujours prête à nous secourir. Parce qu’elle est pleine de grâces, oui, mais aussi pleine de tendresse, de sollicitude, et parce qu’elle habite dans la plénitude de Dieu tout en se faisant proche de nous.

L’icône qui a été écrite pour représenter Marie sous ce vocable est une icône qu’il fait bon contempler et prier. On y retrouve tellement de douceur et de paix. De plus, on attribue plusieurs miracles à cette image de Marie qui est, paraît-il, la plus répandue dans le monde entier.

Depuis quelques années, il m’arrive aussi de prier, à l’occasion, la Neuvaine dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Je ne vous cacherais pas que cette neuvaine est d’une grande efficacité, en agissant surtout en nous de l’intérieur, là, où les vraies guérisons s’effectuent. Chaque fois, je remercie Marie en lui disant : Merci, Maman Marie, Mère du Perpétuel Secours, pour toutes les grâces reçues du Christ Jésus par ton intercession!

Pour en connaitre davantage sur cette icône : https://basilique-ndps.fr/la-basilique/a-propos-de-licone/

En ce dimanche

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En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, l’évangile de la messe est celui de la multiplication des pains. Jésus n’y pose-t-il pas les mêmes gestes qu’Il posera lors de la dernière cène et ceux que les prêtres reproduiront à chaque eucharistie?

Nous sommes invité-e-s à nous nourrir du Christ par l’eucharistie, à accueillir en nous l’Amour, à nous nourrir à même la Source de l’Amour.[1]

Notre vie est appelée à être eucharistie dans la simplicité de notre quotidien. Comment? En offrant tout au Seigneur, les joies comme les peines, les inquiétudes, les moments de réjouissances, etc., et en s’offrant nous-mêmes au Christ afin de devenir nourriture pour les autres. Ayons confiance, car on le voit qu’avec seulement cinq pains et deux poissons, tout peut advenir.

En complément, je vous invite à lire, ou à relire, deux textes, un sur l’eucharistie et un autre sur la multiplication des pains.

Je vous souhaite un très beau dimanche eucharistique!

***

Textes en prolongement sur l’eucharistie

Ceci est mon Cœur : https://www.carnetspirituel.org/ceci-est-mon-coeur/

La multiplication des pains : https://www.carnetspirituel.org/la-multiplication-des-pains/

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[1] Phrase inspirée d’une vidéo d’Antonia Salzano, mère de Carlo Acutis, https://www.youtube.com/watch?v=MZvNYDFbT1c&t=12s

La multiplication des pains

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Depuis quelques semaines, je me suis remise, de façon assidue, à bénir mes repas avant de commencer à manger.

Le bénédicité est entré dans ma vie, lorsque mes enfants étaient jeunes. Nous partions tous les étés vivre une semaine de vacances dans un camp familial chrétien. Lors de nos séjours, nous étions près de 80 campeurs à chanter en cœur divers bénédicités. C’était la moindre des choses de remercier le Seigneur pour la profusion de nourriture qui nous était offerte et, ainsi, de ne pas tout tenir pour acquis!

Pendant quelques années, à la maison, nous avons gardé la tradition du bénédicité. Puis nous l’avons délaissée. Et même si nos enfants, devenus grands, ne souhaitaient plus chanter cette bénédiction, une de nos filles aimait rappeler à son frère la chance que nous avions d’avoir de la nourriture, tous les jours, sur la table.

Au cours de ces années, le bénédicité est revenu de temps en temps en moi, soit naturellement ou soit par un contexte qui s’y prêtait bien. Puis récemment, lors d’un repas, j’ai été touchée par l’abondance de légumes colorés qui garnissaient mon assiette. « Que c’est beau! » Je me suis sentie tellement privilégiée en pensant à tous ceux et celles qui n’ont pratiquement rien à se mettre sous la dent et à tous ceux et celles qui meurent de faim chaque jour… Je désirais tellement que tous puissent être comblés autant que moi!

Je me suis dit : « Qu’est-ce que cela me donne d’avoir une assiette bien garnie si je suis seule à manger à ma faim? Qu’est-ce que je peux faire, à part donner de l’argent à des œuvres? » Alors, j’ai demandé à Jésus, avec un profond désir comme jamais, de multiplier mes aliments. Il faut dire que le texte du bénédicité que je chante et les gestes qui l’accompagnent s’y prêtent bien : « Nos cinq pains et nos deux poissons, oui, Seigneur, nous te les offrons, multiplie-les pour la faim des hommes pour qu’ensemble nous chantions ton Nom. Amen. »

Vous savez, lorsque l’on est touché jusque dans nos entrailles et que monte en nous un tel désir, Jésus ne peut que nous l’accorder. Lorsque je chante mon bénédicité, je sens vraiment qu’il se passe quelque chose, surtout aux paroles : « multiplie-les pour la faim des hommes ». Le Souffle est alors plus fort en moi, je prends un moment d’arrêt, de silence, je suis en communion, je prie. Puis je termine mon chant.

Pendant ce moment d’arrêt, de prière, je demande au Seigneur de combler aussi, autres que la faim physique, les faims de toutes sortes : amour, dignité, justice, paix, vérité, douceur, transcendance, etc., pour que nous vivions tous ensemble en Dieu et le louions dans la joie afin de faire communion et devenir un seul corps, le Corps du Christ.

Quelque part dans le monde, j’en suis convaincue, la nourriture et les grâces abondent et l’espérance, la foi et la charité renaissent.

Je suis certaine que cette expérience du bénédicité a été possible parce que, depuis le confinement, je prends beaucoup plus mon temps pour manger. Mon sens du goût s’est même développé. Chaque aliment goûte vraiment bon! Cette expérience est probablement due aussi à une nouvelle façon de manger que j’expérimente depuis quelques mois, en m’alimentant pour procurer à mon corps assez d’énergie pour fonctionner pendant quelques heures, jusqu’au prochain repas. C’est comme une nouvelle relation à mon corps, je dirais de respect, et aux aliments, comme agents bienfaiteurs. Manger consciemment, non par habitude ou par compulsion. Manger par amour de soi et être reconnaissante.

Je me surprends à chanter mon bénédicité (dans mon cœur) n’importe quand et n’importe où : dans ma cuisine, occupée à préparer les repas, à l’épicerie, dans l’abondant rayon des fruits et légumes ou en regardant mes plants de haricots pousser à vue d’œil.

Avec le bénédicité, est arrivé aussi un désir assez fort d’avoir un petit potager urbain ainsi que recycler des aliments au lieu de les jeter au compost, tels les bouts de carottes bios, pour faire pousser des fanes pour les manger et aussi pour avoir des graines à semer le printemps prochain, la base des pieds de céleri et les noyaux d’avocat.

Je dirais même que la prière de ce bénédicité a engendré en moi une communion encore plus grande avec la terre, notre mère nourricière. Comme la conscience d’un tout indissociable dont nous faisons partie.

De plus, à tout moment du jour, j’aime prier ainsi, en présentant mes mains ouvertes : « Seigneur, regarde, je n’ai que cinq pains et deux poissons, je me sens bien pauvre, petite et démunie, mais multiplie-les et, ensemble, nous ferons des merveilles d’Amour. Amen. »

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Afin de ne pas me laisser seule avec mon expérience de multiplication, la semaine passée, j’ai été amenée, par hasard, à visionner une vidéo de Sœur Emmanuel Maillard de Medjugorje. Cette vidéo ouvre sur une dimension très intéressante de la multiplication, de l’abondance, telle que vécue par le prophète Élie et la veuve de Sarepta, multiplication qui, finalement, peut prendre différentes formes.

Les multiplications, cela existe encore! https://www.youtube.com/watch?v=K1tM5VZqIos

L’intimité

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À la fête de l’Ascension, nous soulignons le départ de Jésus vers son Père, notre Père.

Ce départ n’est pas un événement triste, car, par ce départ, Jésus sera encore plus présent.

Avant son Ascension, Il avait fait une promesse à ses disciples : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14 16-20)

Après l’Ascension, grâce à l’Esprit Saint, la présence invisible du Christ devient donc visible par son incarnation en chacun de ses disciples, puis, au fil des siècles, en chacun, chacune des croyant-e-s.

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En préparation à la Pentecôte, qui aura lieu dans une semaine, demandons à l’Esprit Saint de nous combler de ses dons, en particulier celui de piété pour que nous développions une plus grande intimité avec le Seigneur.

La transsubstantiation vécue à chaque eucharistie nous ramène Jésus. L’absence de Jésus nous est rendue visible et ainsi Il peut faire corps avec nous par la communion au pain eucharistique et par l’adoration eucharistique. Sous ses deux formes, l’Eucharistie nous permet donc d’entretenir cette intimité.

Par contre, notre intimité avec le Seigneur est aussi et surtout renouvelée lors la consécration du pain et du vin eucharistiques, car nous aussi, à ce moment-là, nous devenons corps et sang du Christ!

Vous en doutez? Pas moi. Lorsque j’assiste à la messe, à la consécration, je demande à Dieu de consacrer toutes les personnes présentes dans l’église ainsi que moi-même. La semaine passée, j’ai vécu une toute autre expérience. En écoutant l’audio d’une messe en provenance directement de Lourdes, à 4 heures du matin (heure de Montréal), les yeux fermés, allongée dans mon lit, complètement abandonnée, effacée et disponible, lors de la consécration, j’ai senti et réalisé que je devenais vraiment, moi aussi, corps et sang du Christ. Au moment de la doxologie, le « Par Lui, avec Lui, et en Lui » est venu consolider ce ressenti.

« En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 20)