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Martine Fradet

Notre-Dame du Perpétuel Secours

notre dame du perpétuel secours

Aujourd’hui, on fait mémoire de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

Pourtant, cette mémoire de Marie sous ce vocable mériterait plutôt d’être célébrée en grande fête liturgique! Marie qui est déjà un soutien très efficace pour nous l’est d’autant plus sous ce vocable. Pourquoi? Parce qu’elle nous aime d’un amour maternel incommensurable, toujours prête à nous secourir. Parce qu’elle est pleine de grâces, oui, mais aussi pleine de tendresse, de sollicitude, et parce qu’elle habite dans la plénitude de Dieu tout en se faisant proche de nous.

L’icône qui a été écrite pour représenter Marie sous ce vocable est une icône qu’il fait bon contempler et prier. On y retrouve tellement de douceur et de paix. De plus, on attribue plusieurs miracles à cette image de Marie qui est, paraît-il, la plus répandue dans le monde entier.

Depuis quelques années, il m’arrive aussi de prier, à l’occasion, la Neuvaine dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Je ne vous cacherais pas que cette neuvaine est d’une grande efficacité, en agissant surtout en nous de l’intérieur, là, où les vraies guérisons s’effectuent. Chaque fois, je remercie Marie en lui disant : Merci, Maman Marie, Mère du Perpétuel Secours, pour toutes les grâces reçues du Christ Jésus par ton intercession!

Pour en connaitre davantage sur cette icône : https://basilique-ndps.fr/la-basilique/a-propos-de-licone/

En ce dimanche

calice

En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, l’évangile de la messe est celui de la multiplication des pains. Jésus n’y pose-t-il pas les mêmes gestes qu’Il posera lors de la dernière cène et ceux que les prêtres reproduiront à chaque eucharistie?

Nous sommes invité-e-s à nous nourrir du Christ par l’eucharistie, à accueillir en nous l’Amour, à nous nourrir à même la Source de l’Amour.[1]

Notre vie est appelée à être eucharistie dans la simplicité de notre quotidien. Comment? En offrant tout au Seigneur, les joies comme les peines, les inquiétudes, les moments de réjouissances, etc., et en s’offrant nous-mêmes au Christ afin de devenir nourriture pour les autres. Ayons confiance, car on le voit qu’avec seulement cinq pains et deux poissons, tout peut advenir.

En complément, je vous invite à lire, ou à relire, deux textes, un sur l’eucharistie et un autre sur la multiplication des pains.

Je vous souhaite un très beau dimanche eucharistique!

***

Textes en prolongement sur l’eucharistie

Ceci est mon Cœur : https://www.carnetspirituel.org/ceci-est-mon-coeur/

La multiplication des pains : https://www.carnetspirituel.org/la-multiplication-des-pains/

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[1] Phrase inspirée d’une vidéo d’Antonia Salzano, mère de Carlo Acutis, https://www.youtube.com/watch?v=MZvNYDFbT1c&t=12s

Ceci est mon coeur

ceci est mon coeur 2

Récemment, j’ai visionné quelques vidéos sur le bienheureux Carlo Acutis (1991-2006), le cyberapôtre de l’eucharistie, décédé à l’âge de 15 ans, en trois jours, d’une leucémie foudroyante.

Carlo quittait cette terre pour le Ciel, la journée même de l’inauguration d’une exposition sur les divers miracles eucharistiques, exposition qu’il avait lui-même méticuleusement préparée pendant les quatre dernières années de sa courte vie.

Pour ma part, les miracles eucharistiques m’intéressent, mais je ne m’y suis jamais vraiment attardée. Je les percevais comme des signes de la présence du Christ Jésus afin que nous soyons plus attentifs-ives à l’eucharistie, ce don merveilleux qu’il nous a laissé.

Par l’apport de Carlo et de ces vidéos, j’ai perçu dans ces miracles un sens nouveau pour moi, et qui vient, dans mon cheminement chrétien, comme une suite logique de ce que le Christ m’amène à approfondir de plus en plus.

Lors des miracles eucharistiques, une hostie devient de la chair humaine, et souvent il y a des gouttes de sang. Jusque-là, je ne voyais rien de particulier, parce que l’hostie, lors de la transsubstantiation, devient le corps du Christ.

Là, où je commence à être vraiment interpelée, c’est par les résultats des analyses scientifiques de ces morceaux de chair. Chaque fois, les analyses révèlent que cette chair est un morceau de tissus cardiaque, précisant même la partie du cœur d’où provient le tissu. Par exemple, pour le miracle de Lanciano, le tissu provient de la région du myocarde du cœur. On remarque aussi, lors de ces analyses, que le groupe sanguin présent est le AB, groupe qu’on retrouve seulement chez 3% des êtres humains, surtout dans la région de la Palestine. On remarque aussi que le tissu a été prélevé sur un cœur vivant et que ce cœur, par la présence des globules blancs et autres particularités, appartient à quelqu’un qui a subi de forts traumatismes physiques.

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis sans voix…

Un des désirs de Carlo était que nous réalisions l’immense cadeau que Dieu nous fait en se donnant à nous dans l’eucharistie. Pour Carlo, quand saint Jean repose sa tête sur la poitrine de Jésus, lors de la dernière cène, c’est pour nous montrer le chemin de l’eucharistie.

Nous sommes donc invité-e-s, comme saint Jean, par l’eucharistie, à nous unir au Cœur Sacré de Jésus.

Oui, Jésus n’est qu’Amour, Il s’est donné pour nous dans son entièreté d’Amour. Alors, lorsque nous communions, nous ne communions pas au Corps du Christ, mais bien au Cœur du Christ! Nous communions directement à son Amour, à son Sacré Cœur! L’Amour du Christ vient en nous faire corps avec notre cœur et faire un avec notre âme!

Depuis quelques mois, je renouvelle ma consécration au Sacré Cœur de Jésus tous les matins. Il me semble, maintenant, que le Christ m’invite à communier à son Sacré Cœur aussi et surtout par le sacrement de l’eucharistie. Il m’invite aussi à adorer son Sacré Cœur dans la même disposition intérieure que je suis lorsque j’adore la Très Sainte Présence Eucharistique.

Maintenant, à la messe, lors de la Prière eucharistique, je comprends : « Ceci est mon Cœur livré pour vous… »

***

 Voici quelques paroles inspirantes que Carlo nous a laissé en héritage :

« Non l’amour propre, mais la gloire de Dieu. » (Il est âgé de 6 ans)

« L’eucharistie est mon autoroute pour le Ciel. » (Le jour de sa Première communion à l’âge de 7 ans. À partir de ce moment, il communiera tous les jours.)

« La prière la plus importante pour les âmes du Purgatoire c’est l’eucharistie. »

« Avec les fruits de l’eucharistie quotidienne, les âmes se sanctifient de manière excellente et ne risquent pas de vivre des situations périlleuses qui mettraient en danger leur salut. »

« On va droit au Paradis, si on s’approche tous les jours de l’eucharistie. »

« Pendant la consécration, on doit demander des grâces au Père par les mérites de son Fils unique Jésus-Christ, par ses Saintes Plaies, par son Précieux Sang, par les larmes et les souffrances de la Vierge Marie, qui étant sa Mère et notre Mère à tous peut intercéder pour nous. »

« C’est Lui qui vient à nous dans ce sacrement. »

« Installe-toi bien. Fais comme si tu étais à la maison. » (Paroles de Carlo à Jésus lorsqu’il communie.)

« Être toujours uni à Jésus, tel est le programme de ma vie. »

« Tous naissent comme des originaux et beaucoup meurent comme des photocopies. »

***

Si vous désirez connaitre davantage Carlo, voici des liens vers des vidéos.[1]

Carlo Acutis Missionnaire 2.0 (Témoignage des amis qui l’ont connu)

Ouverture de la tombe de Carlo Acutis à Assise

Conférence « Bienheureux Carlo Acutis et son exposition sur les miracles eucharistiques »

Témoignage de la mère de Carlo Acutis : « Carlo est un prophète pour cette génération »

La multiplication des pains

multiplication pains

Depuis quelques semaines, je me suis remise, de façon assidue, à bénir mes repas avant de commencer à manger.

Le bénédicité est entré dans ma vie, lorsque mes enfants étaient jeunes. Nous partions tous les étés vivre une semaine de vacances dans un camp familial chrétien. Lors de nos séjours, nous étions près de 80 campeurs à chanter en cœur divers bénédicités. C’était la moindre des choses de remercier le Seigneur pour la profusion de nourriture qui nous était offerte et, ainsi, de ne pas tout tenir pour acquis!

Pendant quelques années, à la maison, nous avons gardé la tradition du bénédicité. Puis nous l’avons délaissée. Et même si nos enfants, devenus grands, ne souhaitaient plus chanter cette bénédiction, une de nos filles aimait rappeler à son frère la chance que nous avions d’avoir de la nourriture, tous les jours, sur la table.

Au cours de ces années, le bénédicité est revenu de temps en temps en moi, soit naturellement ou soit par un contexte qui s’y prêtait bien. Puis récemment, lors d’un repas, j’ai été touchée par l’abondance de légumes colorés qui garnissaient mon assiette. « Que c’est beau! » Je me suis sentie tellement privilégiée en pensant à tous ceux et celles qui n’ont pratiquement rien à se mettre sous la dent et à tous ceux et celles qui meurent de faim chaque jour… Je désirais tellement que tous puissent être comblés autant que moi!

Je me suis dit : « Qu’est-ce que cela me donne d’avoir une assiette bien garnie si je suis seule à manger à ma faim? Qu’est-ce que je peux faire, à part donner de l’argent à des œuvres? » Alors, j’ai demandé à Jésus, avec un profond désir comme jamais, de multiplier mes aliments. Il faut dire que le texte du bénédicité que je chante et les gestes qui l’accompagnent s’y prêtent bien : « Nos cinq pains et nos deux poissons, oui, Seigneur, nous te les offrons, multiplie-les pour la faim des hommes pour qu’ensemble nous chantions ton Nom. Amen. »

Vous savez, lorsque l’on est touché jusque dans nos entrailles et que monte en nous un tel désir, Jésus ne peut que nous l’accorder. Lorsque je chante mon bénédicité, je sens vraiment qu’il se passe quelque chose, surtout aux paroles : « multiplie-les pour la faim des hommes ». Le Souffle est alors plus fort en moi, je prends un moment d’arrêt, de silence, je suis en communion, je prie. Puis je termine mon chant.

Pendant ce moment d’arrêt, de prière, je demande au Seigneur de combler aussi, autres que la faim physique, les faims de toutes sortes : amour, dignité, justice, paix, vérité, douceur, transcendance, etc., pour que nous vivions tous ensemble en Dieu et le louions dans la joie afin de faire communion et devenir un seul corps, le Corps du Christ.

Quelque part dans le monde, j’en suis convaincue, la nourriture et les grâces abondent et l’espérance, la foi et la charité renaissent.

Je suis certaine que cette expérience du bénédicité a été possible parce que, depuis le confinement, je prends beaucoup plus mon temps pour manger. Mon sens du goût s’est même développé. Chaque aliment goûte vraiment bon! Cette expérience est probablement due aussi à une nouvelle façon de manger que j’expérimente depuis quelques mois, en m’alimentant pour procurer à mon corps assez d’énergie pour fonctionner pendant quelques heures, jusqu’au prochain repas. C’est comme une nouvelle relation à mon corps, je dirais de respect, et aux aliments, comme agents bienfaiteurs. Manger consciemment, non par habitude ou par compulsion. Manger par amour de soi et être reconnaissante.

Je me surprends à chanter mon bénédicité (dans mon cœur) n’importe quand et n’importe où : dans ma cuisine, occupée à préparer les repas, à l’épicerie, dans l’abondant rayon des fruits et légumes ou en regardant mes plants de haricots pousser à vue d’œil.

Avec le bénédicité, est arrivé aussi un désir assez fort d’avoir un petit potager urbain ainsi que recycler des aliments au lieu de les jeter au compost, tels les bouts de carottes bios, pour faire pousser des fanes pour les manger et aussi pour avoir des graines à semer le printemps prochain, la base des pieds de céleri et les noyaux d’avocat.

Je dirais même que la prière de ce bénédicité a engendré en moi une communion encore plus grande avec la terre, notre mère nourricière. Comme la conscience d’un tout indissociable dont nous faisons partie.

De plus, à tout moment du jour, j’aime prier ainsi, en présentant mes mains ouvertes : « Seigneur, regarde, je n’ai que cinq pains et deux poissons, je me sens bien pauvre, petite et démunie, mais multiplie-les et, ensemble, nous ferons des merveilles d’Amour. Amen. »

***

Afin de ne pas me laisser seule avec mon expérience de multiplication, la semaine passée, j’ai été amenée, par hasard, à visionner une vidéo de Sœur Emmanuel Maillard de Medjugorje. Cette vidéo ouvre sur une dimension très intéressante de la multiplication, de l’abondance, telle que vécue par le prophète Élie et la veuve de Sarepta, multiplication qui, finalement, peut prendre différentes formes.

Les multiplications, cela existe encore! https://www.youtube.com/watch?v=K1tM5VZqIos

L’intimité

intimité eucharistique
À la fête de l’Ascension, nous soulignons le départ de Jésus vers son Père, notre Père.

Ce départ n’est pas un événement triste, car, par ce départ, Jésus sera encore plus présent.

Avant son Ascension, Il avait fait une promesse à ses disciples : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14 16-20)

Après l’Ascension, grâce à l’Esprit Saint, la présence invisible du Christ devient donc visible par son incarnation en chacun de ses disciples, puis, au fil des siècles, en chacun, chacune des croyant-e-s.

***

En préparation à la Pentecôte, qui aura lieu dans une semaine, demandons à l’Esprit Saint de nous combler de ses dons, en particulier celui de piété pour que nous développions une plus grande intimité avec le Seigneur.

La transsubstantiation vécue à chaque eucharistie nous ramène Jésus. L’absence de Jésus nous est rendue visible et ainsi Il peut faire corps avec nous par la communion au pain eucharistique et par l’adoration eucharistique. Sous ses deux formes, l’Eucharistie nous permet donc d’entretenir cette intimité.

Par contre, notre intimité avec le Seigneur est aussi et surtout renouvelée lors la consécration du pain et du vin eucharistiques, car nous aussi, à ce moment-là, nous devenons corps et sang du Christ!

Vous en doutez? Pas moi. Lorsque j’assiste à la messe, à la consécration, je demande à Dieu de consacrer toutes les personnes présentes dans l’église ainsi que moi-même. La semaine passée, j’ai vécu une toute autre expérience. En écoutant l’audio d’une messe en provenance directement de Lourdes, à 4 heures du matin (heure de Montréal), les yeux fermés, allongée dans mon lit, complètement abandonnée, effacée et disponible, lors de la consécration, j’ai senti et réalisé que je devenais vraiment, moi aussi, corps et sang du Christ. Au moment de la doxologie, le « Par Lui, avec Lui, et en Lui » est venu consolider ce ressenti.

« En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 20)