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L’Esprit de Résurrection

esprit et ressuscité

Au temps de la fête de Noël, on parle beaucoup de l’esprit de Noël. L’amour, le partage, la fraternité et autres valeurs sont à l’honneur. Puis, après le réveillon, les cadeaux et la dinde, c’est fini, on oublie tout et on revient à sa petite routine. Pourtant, ce sont là les valeurs évangéliques profondes de notre foi, celles que Jésus nous a enseignées et celles qui devraient conduire notre vie!

Le Carême et la fête de Pâques forment aussi un temps fort de l’année pour nous Chrétiens, Chrétiennes. Pâques est le fondement de notre foi. La mort et la résurrection du Christ. Lui qui se donne par amour pour nous sauver.

Pour la plupart des gens, après la fête de Pâques, c’est fini. Les chocolats, les lapins et les jambons ont fait leur œuvre et on passe à autre chose.

Pourtant, après Pâques, comme après Noël, d’ailleurs, rien n’est fini, tout commence.

En arrière-plan de nos préoccupations humaines, nous vivons, de Pâques à la Pentecôte, un Temps pascal béni qui vient consolider notre foi et nous donner l’élan pour vivre en témoins du Christ ressuscité.

Nous continuons notre vie, oui, mais dans l’Esprit de Pâques, en sortant de nos nombreux tombeaux et en nous mettant en route sur les pas du Ressuscité.

Sous le Souffle de cet Esprit, laissons-nous guider afin que notre vie suive la mouvance de la Divine Volonté et non pas celle du monde.

Le Temps pascal est un temps de conversion, de retournement, un moment privilégié pour revenir à Dieu, pour le choisir, encore et toujours, pour le placer en priorité dans notre vie et « recommencer, chaque jour, notre histoire d’amour avec Lui. »[1]

Il reste 29 jours avant la Pentecôte (19 mai). Vingt-neuf jours pour goûter aux grâces qui nous préparent à recevoir l’Esprit, le Paraclet, que le Christ a promis!

Même si l’Esprit est à l’œuvre constamment dans notre vie, il est bon de le prier davantage en ce temps béni, car notre conversion n’est jamais terminée.

Voici quelques prières que j’aime réciter tout au long de l’année et plus particulièrement en ce temps pascal.

 

Prière au Saint Esprit (Cardinal Mercier)

« Ô Esprit-Saint, Âme de mon âme, je Vous adore! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres. Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous désirez de moi et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive. Faites-moi seulement connaître Votre volonté. Amen. »

 

Prière à l’Esprit-Saint du père Georges Finet (ami et confident de Marthe Robin) suggérée par mon amie Chantal

« Esprit-Saint, fais-moi voir ce que tu veux, fais-moi vouloir ce que tu veux, fais-moi faire ce que tu veux. »

 

La séquence de la messe de la Pentecôte 

« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs 
Et envoie du haut du ciel 
Un rayon de ta lumière. 

Viens en nous, 
Père des pauvres 
Viens dispensateur des dons 
Viens lumière de nos cœurs. 

Consolateur souverain 
Hôte très doux de nos âmes 
Adoucissante fraîcheur. 

Dans le labeur, le repos 
Dans la fièvre, la fraîcheur 
Dans les pleurs, le réconfort.

O Lumière bienheureuse, 
Viens remplir jusqu’à l’intime 
Le cœur de tous tes fidèles.  

Sans ta puissance divine 
Il n’est rien en aucun homme,  
Rien qui ne soit perverti. 

Lave ce qui est souillé 
Baigne ce qui est aride 
Guéris ce qui est blessé. 

Assouplis ce qui est raide 
Réchauffe ce qui est froid 
Rends droit ce qui est faussé. 

À tous ceux qui ont la foi  
Et qui en Toi se confient 
Donne tes sept dons sacrés. 

Donne mérite et vertu 
Donne le salut final 
Dans la joie éternelle. 

Amen. »

 

[1] Inspiré d’un chant de la Famille Myriam.

« Jésus, j’ai confiance en Toi! »

miséricorde divine détails

C’est Jésus lui-même qui a demandé à Sainte Sœur Faustine Kowalska (1905-1938) d’inscrire ces mots au bas de l’image de la Divine Miséricorde qu’Il lui avait demandé de peindre.

En cette belle Fête de la Divine Miséricorde, osons dire tout au long de ce jour « Jésus, j’ai confiance en Toi! » Ce sera notre acte de confiance, d’abandon, en tant qu’enfants bien-aimé-e-s du Père, qui nous aidera à entrer dans la Divine Volonté, malgré tout ce que nous vivons.

Au cours des neuf (9) derniers jours, nous avons prié la Neuvaine à la Divine Miséricorde ainsi que le chapelet, tous deux transmis par Jésus, en préparation à la fête qui a lieu aujourd’hui. Et c’est grâce au saint Pape Jean-Paul II que la première Fête de la Divine Miséricorde a eu lieu le 30 avril 2000, jour où il a canonisé Sœur Faustine.

C’est aujourd’hui, par la Divine Miséricorde, qu’il nous est offert d’expérimenter d’une façon particulière l’Amour inconditionnel de Dieu, sa Miséricorde, par le pardon de toutes nos fautes afin de continuer notre route le cœur léger, libéré des fardeaux qui l’accablaient. Il nous est offert d’être renouvelés et de nous faire davantage proches de Dieu, notre Père, et de nos frères et sœurs en humanité.

C’est aujourd’hui, l’heure de la Miséricorde de Dieu. Le triomphe de son Amour.

Oui, Jésus, j’ai confiance en Toi!

***

Quelques vidéos pour approfondir cette Fête.

 

Pour en savoir davantage sur cette fête et le chapelet

https://www.carnetspirituel.org/en-preparation-a-la-divine-misericorde/

 

 « Écouter la Parole de Dieu avec Sainte Faustine » Lecture de l’évangile du jour et d’un extrait du Petit journal de Sainte Sœur Faustine sur la Fête de la Miséricorde Divine

https://www.youtube.com/watch?v=3dKAw57pAw4

 

Vidéos sur la Miséricorde avec Sœur Emmanuel de Medjugordje :

Pour plonger dans le Cœur Miséricordieux de Jésus

https://www.youtube.com/watch?v=CNyqK22iMh8

 

Ta misère fait naufrage dans l’océan de Ma Miséricorde!

https://www.youtube.com/watch?v=CNyqK22iMh8

 

C’est le temps de la Miséricorde

https://www.youtube.com/watch?v=JHY6zHlIU24

 

La Miséricorde de Dieu en 4 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=JS7V9IqGkpg

 

Le cadeau de l’indulgence plénière

https://www.youtube.com/watch?v=9W7XCK-FyAE

 

 

 

 

La Résurrection c’est l’Amour!

icône du ressuscité

Aujourd’hui, nous célébrons la Résurrection du Christ Jésus, la victoire de la Vie sur la mort et le mal. La libération de tous les captifs, le retour à la vue de tous les aveugles, la marche allégée de tous les boiteux. Le sauvetage extraordinaire de toute une humanité pécheresse! Rien ni personne ne pourra égaler ce don magnifique que le Christ nous a fait!

Oui, mais qu’en est-il aujourd’hui, plus de deux mille ans plus tard? Cette Passion, cette souffrance et cette Résurrection, à quoi ont-elles servi? L’humanité a la nuque tellement raide!

La bonté de Dieu est grande et son amour, pour nous, infini. Le désir de Dieu demeure éternellement le même : nous aimer! Que nous nous laissions aimer par Lui, que nous goûtions à son amour pour faire un seul Corps avec Lui, celui de l’Amour.

Son amour est si grand qu’Il nous laisse libres d’y consentir. Notre désir se doit d’émerger du plus profond de notre être et notre réponse être une réponse d’amour à une majestueuse déclaration d’amour qui nous amènera à vivre la plus merveilleuse des histoires d’amour!

Puisse cette fête de Pâques nous amener à rendre grâce pour la Résurrection du Christ Jésus et pour nos nombreuses petites et grandes résurrections, car chaque fois que nous avons choisi un chemin générateur de vie, chaque fois, nous avons vaincu la mort, le mal. Chaque fois, nous avons choisi la Vie, nous avons choisi la Lumière, nous avons choisi l’Amour, nous avons choisi Dieu!

Joyeuses Pâques et Joyeuse Résurrection!

Une semaine pas comme les autres

croix illuminée dans mains

Pour la majorité des gens, cette semaine qui commence est une semaine comme toutes les autres.

Pourtant, cette semaine est une semaine extraordinaire! C’est l’aboutissement d’un temps de cheminement profond, qu’est le Carême, c’est la Semaine Sainte qui nous conduira à Pâques, à la Résurrection!

Après avoir acclamé Jésus par des Hosanna! et fait le récit de sa Passion à la messe d’hier, lundi et mardi sont comme des jours de préparation aux Jours Saints rythmés par la mémoire liturgique des événements marquants des derniers moments de la vie de Jésus sur terre, la Cène, sa Passion et sa mort, pour se terminer par la très belle Veillée (Vigile) Pascale.

C’est vraiment une semaine pas comme les autres…

Chaque diocèse nous offre, le mercredi soir ou le jeudi matin, une messe chrismale. Cette célébration nous permet de se retrouver en famille, en famille diocésaine. Tous les prêtres y sont présents et renouvellent leurs promesses sacerdotales. On procède à la consécration du saint chrême qui servira dans l’année pour divers sacrements comme le baptême, la confirmation, l’ordination, l’onction des malades. On y présente aussi le grand livre des catéchumènes. Ce livre contient les noms des personnes qui vivront le baptême à la Veillée Pascale. J’ai eu le bonheur de porter ce livre en procession et de le remettre à l’archevêque. C’est un bonheur indescriptible! Comme si, dans une joie profonde, je portais vraiment ces futurs baptisés et que je les remettais entre les mains du Christ…

Le Jeudi Saint, c’est la mémoire de la Cène du Seigneur. C’est au cours de ce dernier repas partagé avec ses apôtres que Jésus nous a enseigné, en lavant les pieds de ceux-ci, que c’est l’amour qui doit régner en nous et entre nous et que c’est par cet amour qu’on nous reconnaitra comme étant ses disciples. C’est au cours de ce repas que Jésus nous a fait le magnifique cadeau de l’eucharistie. « Vous ferez ceci en mémoire de moi. » C’est par l’eucharistie, ce dernier sacrifice qui institue l’alliance nouvelle et éternelle, que le Christ nous fait don de sa Présence. Ce qui est merveilleux c’est que la puissance de cette Présence s’est manifestée tout doucement au cours des années, voire des siècles. La communion et l’adoration eucharistique n’ont pas toujours été ce que nous en expérimentons maintenant. Au temps des premiers chrétiens, la communion ne se recevait qu’une fois par année et c’est en laissant des hosties consacrées dans un petit coffre qu’on s’est rendu compte qu’il se passait quelque chose quand on priait tout près. Cette célébration se poursuit donc par une veillée d’adoration eucharistique qui nous permet de rester auprès de Jésus pour lui démontrer encore et encore tout l’amour que nous portons pour Lui en l’accompagnant.

Le Vendredi Saint est le point culminant de la Passion du Christ. On y fait mémoire de tout ce qu’Il a subi, l’arrestation, le procès, les insultes, les crachats, la flagellation, le Chemin de Croix, la crucifixion et la mort. C’est la journée sombre de la Semaine Sainte. La journée où tout s’écroule, tout bascule. Celle où l’Amour est bafoué, torturé, anéanti. La journée de l’incompréhension et du désespoir total. Fort heureusement, c’est la journée où Jésus, agonisant sur la croix, nous donne sa Mère. C’est la journée de l’institution de l’Église. La journée où la suite de la mission de Marie nous est révélée. Mission qui n’a pas de fin, car elle est constamment à veiller sur nous, ses enfants d’adoption, et à nous faire naitre dans le Christ.

Le Samedi Saint, à la Veillée (ou Vigile) Pascale, la Lumière revient et la vie éclate par toute la création qui se déploie. C’est le passage de la mort à la vie. C’est la victoire sur la mort. Le Christ ressuscite! Au cours de cette célébration, on procède à la bénédiction de l’eau, l’eau baptismale et l’eau bénite, puis au baptême des catéchumènes. Cette célébration est importante pour nous tous, les baptisés, car nous y renouvelons les promesses de notre baptême, nous redisons notre profession de foi baptismale. Nous renouvelons notre engagement à suivre le Christ!

Rien de mieux, pour se préparer à vivre ces jours saints, que d’aller rencontrer Jésus dans le sacrement de la réconciliation afin de nous délester d’un poids qui nous empêcherait d’accueillir, à Pâques, la joie de la Résurrection!

Je nous souhaite une belle et profonde Semaine Sainte et une éclatante Montée Pascale vers une Joyeuse Résurrection!

 

Saint Joseph, un saint à côtoyer

saint josep, marie et jésus

La Neuvaine Annuelle à Saint Joseph, qui a commencé hier, s’est souvent invitée dans notre temps de Carême. Alors, pourquoi ne pas prolonger ces 9 jours qui se concluent par la fête de ce grand Saint le 19 mars en passant le restant de notre Carême en compagnie de ce Saint qui sait être à l’écoute de Dieu et se laisser guider par Lui?

C’est ainsi que Saint Joseph a su veiller sur Marie et Jésus afin que se réalise l’incarnation de Dieu, le Verbe qui s’est fait chair, ainsi que le plan de salut du Père.

Nous avons beaucoup à apprendre de Saint Joseph, et la meilleure façon d’apprendre est de l’accueillir à nos côtés, car c’est en côtoyant quelqu’un de près que nous pouvons être transformé-e-s par sa présence. Saint frère André pourrait nous le témoigner, lui qui avait une confiance sans bornes envers saint Joseph qui était son ami et son guide.[1]

De plus, Saint Joseph est facilement accessible, car il est le grand Saint du quotidien sur qui nous pouvons compter autant pour les petits soucis de la vie que pour les moments plus déterminants.

Pour ma part, j’ai accueilli Saint Joseph dans ma vie, en 1995, et je bénéficie depuis de sa discrète et fidèle présence. (C’est cette année-là que j’ai acheté cette statue.)

saint joseph statue

Comme Saint Joseph détient un grand nombre de vocables, de qualités, nous pouvons donc faire appel à lui pour intercéder auprès de Dieu pour toute demande de notre part. Et ce n’est pas les intentions qui manquent, en ce Carême vécu dans notre monde si troublé. De plus, il parait que Jésus ne peut rien refuser à son père…

***

Voici une belle prière à saint Joseph que j’ai trouvée dans le feuillet paroissial il y a de cela quelques années. L’auteur est inconnu. Cette prière semble inspirée du Je vous salue Marie. Je l’ai longtemps priée chaque matin. La voici.

Prière à saint Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé;
le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux;
tu es béni entre tous les hommes et Jésus,
l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni,
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille,
de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.                                                                                                                                                       

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Pour visiter le plus grand sanctuaire du monde dédié à saint Joseph, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal et vous y ressourcer virtuellement https://www.saint-joseph.org/fr

Thème et prière de la Neuvaine à Saint Joseph 2024 de l’Oratoire Saint-Joseph                                                                           

Neuvaine et fête de saint joseph – Joseph, compagnon de notre histoire – L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal | L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

 

Vidéos, sur YouTube, pour vivre la Neuvaine à Saint Joseph : 

Sœur Emmanuel de Medjugorje 

 

[1] https://www.saint-joseph.org/fr/spiritualite/saint-joseph

Être là, tout simplement

ski de fond

L’espérance de pouvoir faire à nouveau du ski de fond après plus de dix ans d’inactivité me rappelle un texte que j’avais écrit, il y a de cela quelques années. Le voici.

Toute cette belle neige tombée me fait penser au ski.

Pas n’importe quel ski, par contre. Pas au ski alpin où on dévale les pentes à toute vitesse, non, non, plutôt au ski de fond. Encore là, pas au ski de fond d’entraînement, vous savez, celui des personnes qui nous dépassent dans les pistes, tête baissée, et qui carburent à plein régime. Non, rien de tout cela. Je pense plutôt au ski de fond qui permet d’être présent à la vie et à la beauté de la nature environnante. Celui où l’on glisse doucement sur les pistes et où l’on fait corps avec la forêt, avec son silence habité. Celui où nos sens entrent en communion avec l’environnement, où on est disposé à sentir, voir et entendre toute la vie qui y est présente. Celui où on est heureux d’être là, tout simplement. Quelle joie !

C’est comme dans la vie. On peut passer dans cette vie à toute vitesse, tête baissée, et carburer à plein régime. Travailler fort, en arracher et ne pas voir, entendre, respirer, sentir, goûter, toucher et être touché-e-s. On peut aussi vivre autrement. Voir, entendre, respirer, sentir, goûter, toucher et être touché-e-s par une autre vie présente en soi, dans l’autre et dans la création; y découvrir, l’invisible rendu visible, le silence habité.

Heureux, heureuse, d’être en sa Présence. Heureux, heureuse, d’être là, tout simplement.

Quelle joie !

La Vérité sort de la bouche des enfants

françois et jacinthe

Qui de mieux qu’un enfant, avec toute sa pureté et son innocence, sa sensibilité et son authenticité, pour nous transmettre, avec simplicité, enthousiasme et profondeur, un message de la plus haute importance qui nous rebuterait s’il sortait de la bouche d’un adulte?

C’est ce que je ressens après la lecture de textes sur François et Jacinthe[1], ces petits bergers de Fatima, canonisés en 2017 par le pape François, et célébrés aujourd’hui au calendrier.

Qu’ont-ils fait de si extraordinaire ces enfants illettrés et gardiens de moutons pour être devenus saints?

Ils ont accueilli Marie et ses messages et ils se sont offerts, corps et âme, pour en témoigner, et ce, malgré des conditions parfois très difficiles : interrogatoires, menaces de mort, emprisonnements, et j’en passe.

Le 20 février 1920, mourrait, seule, dans un lit d’hôpital, la petite Jacinthe, 9 ans, après et dans de grandes souffrances. Précédemment informée en songe par Notre-Dame, Jacinthe avait accueilli à l’avance ce qu’elle vivrait, car son désir était de participer à la conversion des pécheurs afin qu’ils puissent vivre une vie éternelle au Ciel et pas ailleurs. Avant sa maladie, elle s’offrait pour ces conversions par toutes sortes de sacrifices, dès que l’occasion se présentait, comme celui de donner son goûter aux pauvres et manger, à la place, les glands amers des chênes.  

On dit de Jacinthe que, dès son plus jeune âge, elle était sensible aux souffrances du Christ et pleurait chaque fois qu’elle en entendait le récit. De plus, Lucie[2] considérait que sa cousine reçut de Marie une plus grande abondance de grâces, une meilleure connaissance de Dieu et de la vertu que François et elle.

Jacinthe fut précédée, au Ciel, par son frère François qui mourut de la grippe espagnole quelques mois plus tôt, à l’âge de dix ans, lui aussi dans de grandes souffrances.

De tout temps, le désir de François était d’aller au Ciel un jour. À partir des apparitions, sa vie sera transformée et il fera tout ce qu’il pourra pour consoler le Cœur de Jésus et celui de Marie. Alors, quand on lui dit que Notre-Dame l’accueillerait au Ciel à la condition qu’il prie beaucoup le chapelet, il ne fut pas déçu, au contraire, il en fut très heureux, car il savait qu’il irait au Ciel. Il devint de plus en plus contemplatif et priait presque constamment jusqu’à préférer rester dans l’église près de Jésus caché, comme il le disait, plutôt que d’aller à l’école…

Ce qui est touchant, c’est que François voyait Marie, comme sa sœur et sa cousine Lucie, mais lui, il ne l’entendait jamais parler. C’est dire la foi profonde qui l’animait!

Quels messages ces enfants voudraient-ils nous transmettre en 2024?

Peut-être, nous inviter nous aussi, à offrir notre vie, les joies comme les souffrances, pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde et pour la consolation du Sacré Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie? Ils nous diraient que c’est facile et accessible à accomplir dans notre vie quotidienne : offrir notre mal de tête, notre manque de sommeil, notre difficulté à être en relation avec telle personne, offrir une privation quelconque, etc. Ce n’est pas les occasions qui manquent. À nous d’être créatifs!

Sans oublier de travailler à notre propre conversion…

Comment?

Tout simplement en accueillant l’Amour de Dieu dans notre cœur, en nous abandonnant à cet Amour en toute confiance et en développant une relation personnelle avec Lui. Puis, par la suite, entreprendre une relecture de notre vie, en portant une attention particulière à chacun de nos manquements d’amour, pour ensuite éprouver une contrition sincère pour chacun de ces manquements. Demander le pardon de Dieu en lui offrant tout et accepter son pardon. Sans oublier de se pardonner à soi-même.

Ensuite viendra un temps de guérison, car la guérison vient toujours après le pardon. En fait, c’est ce que Jésus a démontré lors de son passage sur terre. Il pardonnait les péchés de la personne avant de la guérir. Le pardon libère et nous permet de recevoir toutes les grâces dont Jésus et Marie désirent nous combler pour faire de nous des femmes nouvelles et des hommes nouveaux.

Si nous avons besoin d’aide pour marcher sur ce chemin de conversion, faisons des heureux, demandons à Jacinthe et à François de marcher avec nous. Ils sauront nous guider et nous soutenir et, de plus, ils en seront aux anges!

[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016.

[2] Pour en savoir plus sur Lucie, lire l’article du 13 février 2023 à https://www.carnetspirituel.org/lucie-de-fatima/ 

L’unité

l'unité

À un moment précis de mon cheminement humain et spirituel, j’ai ressenti un   désir : celui de m’unifier. Je percevais que j’étais composée de plusieurs parties, de plusieurs facettes qui avaient besoin d’être unifiées en un tout harmonieux. Dieu a répondu à ce désir par une formation en accompagnement spirituel et, depuis, par un cheminement qui n’a de cesse de s’approfondir.

Il me semble que c’est dans notre nature de rechercher l’unité. Et c’est exactement le projet de Dieu sur nous, c’est son grand désir. Quelle belle coïncidence! L’unité en nous, l’unité entre nous, l’unité avec Lui et sa Création, l’unité entre les chrétiens, et, pourquoi pas, l’unité entre tous les peuples de la terre!

Depuis jeudi dernier, 18 janvier, nous sommes entré-e-s dans la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Les catholiques, les protestants, les anglicans et les orthodoxes : tous chrétiens, un même Christ! Exauçons le désir de Dieu et prions pour qu’advienne l’unité entre les Églises.

Mission impossible, me diriez-vous? Rien n’est impossible à Dieu! (Luc 1, 37)

Ne formons-nous pas, tous et toutes, un seul peuple pour un seul Dieu? Un seul corps? Le Corps du Christ! Unifié-e-s par un seul Esprit, dans la plénitude de Son Amour?

Vivre l’unité entre nous, oui, mais tout en gardant chacun, chacune, notre identité propre en fidélité à qui nous sommes au plus profond de nous-mêmes, au don de Dieu unique que nous sommes pour le monde : c’est tout un défi!

Si l’unité nous interpelle, je nous invite à commencer par notre unité personnelle tout en faisant, en parallèle, un ménage dans nos habitudes de vie et dans nos relations, afin de ne pas perdre de vue qui nous sommes vraiment, les fils et filles bien-aimé-e-s du Père.

Nous ne sommes pas seul-e-s dans ce travail d’unification, nous sommes accompagné-e-s par la Sainte Trinité qui est le plus bel exemple d’unité parfaite et accomplie, et qui nous aide en nous ajustant à Elle et en nous outillant pour vivre cette unité à tous nos niveaux relationnels.

Je nous souhaite d’expérimenter l’unité, cette semaine, et tout au long de notre vie!

Le Saint Nom de Jésus

nom de jésus

Aujourd’hui, dans le calendrier liturgique, nous faisons mémoire (facultative) du Saint Nom de Jésus. Comment cette mémoire peut-elle être facultative si le Nom de Jésus est le Nom qui est au-dessus de tout nom? (Philippiens 2,9)

Je vous invite donc à prier le Saint Nom de Jésus, car Il est vraiment puissant. Il calme, il console, il recentre, il guide, etc. Vous pouvez le prier en pensant à une personne, à un peuple ou à un pays qui a besoin de soutien par la prière. Vous pouvez fredonner ce Nom sur l’air d’Amazing Grace ou chanter Jésus, Jésus, je t’aime, alléluia, alléluia, alléluia

Et si, en priant le Saint Nom de Jésus, on envoyait un flot d’amour et de paix parcourir la terre? Moi, j’en fais la priorité de ce jour.

De plus, nous pourrons ainsi combler d’amour le Cœur de Jésus et le consoler en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est lui-même offensé.[1]

_____

[1] Extrait de la prière de l’Ange lors des apparitions à Fatima dans le livre de Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les événements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 23.

Présentation de Marie au Temple

marie lac croche

À quelques jours de la fête du « Christ, Roi de l’Univers », la liturgie souligne, aujourd’hui, la Présentation de Marie au Temple.

Dès sa conception, Marie est comblée de la grâce de Dieu. À la Présentation au Temple, elle le sera encore davantage.

C’est dans cette disposition intérieure de plénitude que Marie, la Toute-Pure et la Toute-Sainte, prononcera son Fiat et accueillera le Roi des rois en son sein, devenant le premier Temple vivant de la Nouvelle Alliance.

Marie nous invite, à sa suite, à faire alliance avec Dieu, à devenir des temples, des doux refuges pour le Christ Jésus, pour sa Divine Volonté.

Accueillons Jésus dans notre temple intérieur, laissons-Le nous pacifier, nous transformer, nous guérir. Laissons-Le vivre par nous et offrons-Le, par tout notre être, à tous ceux et celles qui croisent notre route.

Devenons des dispensateurs, des dispensatrices, d’Amour, de Vie, de Lumière, de Paix et d’Espérance pour notre monde! Et, pourquoi pas, pour certain-e-s d’entre nous, des consacré-e-s!

Et comme le Christ n’est jamais seul, soyons assuré-e-s, qu’en laissant la vie du Ressuscité établir son Royaume en nous, que la Très Sainte Trinité nous remplira de Sa Gloire, de la plénitude de Son Amour!

 

(Photo prise à la Chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, Lac Croche, Saint-Donat, août 2020)