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Pour un Carême de Paix

pour un carême de paix

Même si j’ai écrit ce texte lors du Carême de 2023, même si on a parlé beaucoup de paix depuis le 24 février 2022 et qu’on prie aussi pour que cette paix advienne, je réitère mon désir de vivre un Carême de Paix encore cette année.

Dans une de ses vidéos, Sœur Emmanuel Maillard, de Medjugorje, mentionne qu’on aurait beau prier de toutes nos forces pour la paix dans le monde, on ne pourra la faire advenir tant qu’elle ne régnera pas en chacun, chacune de nous. Tant qu’il y aura des personnes qui éprouveront des sentiments violents : haine, rancune, vengeance, mépris, etc., la paix sera troublée et menacée.

Donc, il est de notre responsabilité à chacun, chacune à ce que la paix règne dans nos cœurs pour qu’elle puisse régner sur terre. Quelle responsabilité! Comment peut-on y arriver? Comment peut-on faire advenir la paix dans nos cœurs pour ensuite la diffuser autour de nous et sur la planète entière?

La paix du cœur est un chemin de guérison qui peut s’avérer assez long, voire, le travail de toute une vie!

Fort heureusement, Jésus est le grand pacificateur. « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14,27) C’est en côtoyant Jésus dans une relation quotidienne qu’Il peut fait œuvre de paix en nous, même si toutes nos zones d’ombre ne sont pas encore guéries. Quelle espérance!

Il suffit simplement de consentir à sa présence et à l’inviter à faire son œuvre en nous, à se laisser guider par son Esprit Saint au quotidien. Comme la paix génère l’amour, c’est cet amour que nous pourrons diffuser à profusion, comme une onde invisible et bienfaitrice qui parcoure la terre et pénètre les cœurs de tous ses habitants.

Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui commence aujourd’hui pour faire la paix en soi, en commençant par un bon ménage du printemps par le sacrement de la réconciliation? Jésus n’est-il pas venu pour briser nos chaines, nous libérer de nos esclavages, nous rendre la vue, nous redonner notre dignité d’enfants de Dieu?

Laisser Jésus maitre de nos vies, nous permet de vivre une plénitude de paix qui nous libère vraiment.

Si nous réussissons à faire la paix dans notre cœur, nous pourrons devenir des dispensatrices, dispensateurs de paix et la répandre dans nos familles, dans nos différents milieux de vie, dans notre ville, notre pays, dans le monde.

Je sais, ce n’est pas toujours aisé, car nous vivons souvent des situations qui nous font perdre la paix. Alors, raison de plus pour s’ancrer davantage en Jésus.

En ce Carême, que la paix advienne en nos cœurs !

La Vérité sort de la bouche des enfants

françois et jacinthe

Qui de mieux qu’un enfant, avec toute sa pureté et son innocence, sa sensibilité et son authenticité, pour nous transmettre, avec simplicité, enthousiasme et profondeur, un message de la plus haute importance qui nous rebuterait s’il sortait de la bouche d’un adulte?

C’est ce que je ressens après la lecture de textes sur François et Jacinthe[1], ces petits bergers de Fatima, canonisés en 2017 par le pape François, et célébrés aujourd’hui au calendrier.

Qu’ont-ils fait de si extraordinaire ces enfants illettrés et gardiens de moutons pour être devenus saints?

Ils ont accueilli Marie et ses messages et ils se sont offerts, corps et âme, pour en témoigner, et ce, malgré des conditions parfois très difficiles : interrogatoires, menaces de mort, emprisonnements, et j’en passe.

Le 20 février 1920, mourrait, seule, dans un lit d’hôpital, la petite Jacinthe, 9 ans, après et dans de grandes souffrances. Précédemment informée en songe par Notre-Dame, Jacinthe avait accueilli à l’avance ce qu’elle vivrait, car son désir était de participer à la conversion des pécheurs afin qu’ils puissent vivre une vie éternelle au Ciel et pas ailleurs. Avant sa maladie, elle s’offrait pour ces conversions par toutes sortes de sacrifices, dès que l’occasion se présentait, comme celui de donner son goûter aux pauvres et manger, à la place, les glands amers des chênes.  

On dit de Jacinthe que, dès son plus jeune âge, elle était sensible aux souffrances du Christ et pleurait chaque fois qu’elle en entendait le récit. De plus, Lucie[2] considérait que sa cousine reçut de Marie une plus grande abondance de grâces, une meilleure connaissance de Dieu et de la vertu que François et elle.

Jacinthe fut précédée, au Ciel, par son frère François qui mourut de la grippe espagnole quelques mois plus tôt, à l’âge de dix ans, lui aussi dans de grandes souffrances.

De tout temps, le désir de François était d’aller au Ciel un jour. À partir des apparitions, sa vie sera transformée et il fera tout ce qu’il pourra pour consoler le Cœur de Jésus et celui de Marie. Alors, quand on lui dit que Notre-Dame l’accueillerait au Ciel à la condition qu’il prie beaucoup le chapelet, il ne fut pas déçu, au contraire, il en fut très heureux, car il savait qu’il irait au Ciel. Il devint de plus en plus contemplatif et priait presque constamment jusqu’à préférer rester dans l’église près de Jésus caché, comme il le disait, plutôt que d’aller à l’école…

Ce qui est touchant, c’est que François voyait Marie, comme sa sœur et sa cousine Lucie, mais lui, il ne l’entendait jamais parler. C’est dire la foi profonde qui l’animait!

Quels messages ces enfants voudraient-ils nous transmettre en 2025?

Peut-être, nous inviter nous aussi, à offrir notre vie, les joies comme les souffrances, pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde et pour la consolation du Sacré Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie? Ils nous diraient que c’est facile et accessible à accomplir dans notre vie quotidienne : offrir notre mal de tête, notre manque de sommeil, notre difficulté à être en relation avec telle personne, offrir une privation quelconque, etc. Ce n’est pas les occasions qui manquent. À nous d’être créatifs!

Sans oublier de travailler à notre propre conversion…

Comment?

Tout simplement en accueillant l’Amour de Dieu dans notre cœur, en nous abandonnant à cet Amour en toute confiance et en développant une relation personnelle avec Lui. Puis, par la suite, entreprendre une relecture de notre vie, en portant une attention particulière à chacun de nos manquements d’amour, pour ensuite éprouver une contrition sincère pour chacun de ces manquements. Demander le pardon de Dieu en lui offrant tout et accepter son pardon. Sans oublier de se pardonner à soi-même.

Ensuite viendra un temps de guérison, car la guérison vient toujours après le pardon. En fait, c’est ce que Jésus a démontré lors de son passage sur terre. Il pardonnait les péchés de la personne avant de la guérir. Le pardon libère et nous permet de recevoir toutes les grâces dont Jésus et Marie désirent nous combler pour faire de nous des femmes nouvelles et des hommes nouveaux.

Si nous avons besoin d’aide pour marcher sur ce chemin de conversion, faisons des heureux, demandons à Jacinthe et à François de marcher avec nous. Ils sauront nous guider et nous soutenir et, de plus, ils en seront aux anges!

[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016.

[2] Si vous désirez en savoir davantage sur Lucie, lire l’article du 13 février 2023 à https://www.carnetspirituel.org/lucie-de-fatima/ 

Bernadette de Lourdes, dignité et grâces

beata vergine maria di lourdes

Aujourd’hui, le calendrier liturgique fête sainte Bernadette Soubirous.

La première chose qui m’émerveille dans les apparitions de Marie à la petite Bernadette, à la grotte de Massabielle, c’est le très grand respect de Marie envers la personne humaine.

Marie est apparue à une jeune fille de 14 ans, vivant dans une pauvreté extrême à tous les niveaux, et qui s’exprimait dans un argot, un jargon.

Le premier étonnement de Bernadette n’est pas d’avoir vu la Sainte Vierge, « la Belle Dame » comme elle l’appelait, mais c’est que cette Dame lui ait adressé la parole!

En effet, Bernadette se considérait comme une moins que rien, un peu comme le fils prodigue lorsqu’il vivait avec les porcs. D’où l’étonnement de Bernadette à ce que cette Dame se rende compte qu’elle existe.

Marie, en apparaissant à Bernadette, dans cette bourgade et à cette époque bien particulière, où les conditions de vie étaient rudes pour plusieurs, nous sommes en 1858, venait lui faire don de la dignité.

Jésus est venu sur terre, il y a plus de deux mille ans, pour nous redonner notre dignité d’enfants bien-aimés de Dieu Père.

Tel Fils, telle Mère! Marie, malgré ses nombreux titres, comme celui de Reine du Ciel, et malgré son Immaculée Conception qui la fait Toute-Pure, pleine de grâce, remplie de Dieu, nous apprend par ses apparitions à Lourdes comment faire don de la dignité à autrui.

La deuxième chose qui m’émerveille dans les apparitions de Marie à la petite Bernadette, c’est le don de la grâce. En effet, dès que Bernadette rencontre Marie, Marie commence à lui faire don de grâces qui lui permettront de vivre tous les événements auxquels elle sera confrontée, au-delà de ses propres capacités humaines. Comme aux trois petits bergers de Fatima, d’ailleurs, et en particulier à Lucie tout au long de sa vie.

Bernadette nous invite à nous rapprocher de Marie qui saura nous redonner toute notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s du Père et aussi nous offrir les nombreuses grâces qui viendront nous soutenir dans notre vie quotidienne, grâces que nous n’aurions jamais imaginé demander!

***

Je vous laisse avec l’homélie du Père Francis Gossens, Frère Marianiste, qui nous parle de Bernadette et de sa relation avec Marie. Interpellant et ressourçant! https://www.youtube.com/watch?v=GMvXjzlfoj4

Marie, la Toute-Proche

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En ce 11 février, Journée mondiale des malades et Fête de Notre-Dame de Lourdes, je vous invite à prier l’Acte de confiance en Marie de la Famille Notre-Dame de Lourdes (que j’ai légèrement augmenté).

Béni sois-Tu, Dieu notre Père, d’avoir créé Marie si belle, et de nous L’avoir donnée pour Mère, au pied de la Croix de Jésus.

Béni sois-Tu de nous avoir appelé-e-s, comme Bernadette, à voir Marie dans Ta Lumière et à boire à la Source de ton Cœur.

Marie, Tu connais la misère et les manquements d’amour de nos vies et de la vie du monde. Nous voulons nous confier à Toi aujourd’hui, totalement et sans réserve; de Toi nous renaîtrons chaque jour par la puissance de l’Esprit Saint, nous vivrons de la vie de Jésus qui nous fortifiera pour servir nos frères et sœurs en humanité.

Marie, apprends-nous à porter la Vie du Seigneur et aide-nous à La faire grandir en nous et par nous. Apprends-nous le oui de ton Cœur pour que nos oui quotidiens, malgré nos épreuves et nos souffrances, engendrent des fruits d’Amour, de Paix et de Joie.

Amen.

***

Vous avez besoin de ressentir la présence de Marie auprès de vous? Et de ressentir de la joie, une vraie joie? Je vous invite à prier cet Ave. 

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.

Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, ton enfant, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs,

maintenant, et à l’heure de notre mort.

Amen.

***

Je vous souhaite une très belle journée en présence de Marie, la Toute-Proche !

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !

Quel sens donnerez-vous à votre 2 février?

présentation

Le 2 février est sûrement une date très importante puisque différentes traditions s’entremêlent.

En Europe, on célèbre la Chandeleur, une fête païenne devenue chrétienne et qui semble être redevenue païenne parce qu’elle se résume maintenant, pour la plupart des gens, à manger des crêpes… En Amérique du Nord, le 2 février, on célèbre le jour de la marmotte et les gens suspendent leur destin, et leur état d’âme, à la décision d’une marmotte qui leur dira combien de temps l’hiver va encore durer… En Europe, il y a une tradition similaire, mais avec un ours…

Comme je l’ai déjà écrit, je suis toujours émerveillée de voir l’imagination débordante de la société qui s’évertue à récupérer les magnifiques fêtes religieuses. Cette fois-ci, il s’agit de la Présentation du Seigneur au Temple. Jésus le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus la Lumière des nations.

À l’époque de Jésus, il était de coutume pour les parents de présenter au temple leur fils premier-né pour qu’il soit consacré à Dieu. Marie et Joseph suivent cette coutume. C’est ainsi que le vieillard Syméon les rencontre et proclame, entre autres, que cet enfant est la lumière des nations.

Je ne vous empêcherai pas de vous gaver de crêpes le 2 février ni de regarder les infos à la télé pour connaitre la prédiction de la marmotte ou de l’ours (s’ils sont sortis de leur tanière…), et de pester sur notre long hiver, mais je vous invite à contempler cet enfant nouveau-né, Jésus, la Lumière de notre vie et à l’accueillir dans votre cœur.

Jésus n’attend que cela, habiter notre cœur, y être accueilli et y trouver consolation. Et s’y vous y consentez, Il pourra le transformer pour le rendre semblable au sien : doux, humble, en paix et débordant d’amour miséricordieux.

Que sa lumière vous inonde à un point tel que tout le clinquant des choses qui vous entourent perde de son importance et que votre vie s’en trouve transformée! Ainsi vous éprouverez le désir de vous consacrer vous aussi au Seigneur, car en ce 2 février nous célébrons aussi la Vie consacrée.

C’est le saint pape Jean-Paul II qui a choisi, en 1997, le 2 février pour en faire la Journée mondiale de la Vie consacrée!

À ce moment-là, Saint Jean-Paul II avait écrit aux consacré-e-s :

« Tout en renouvelant du fond du cœur votre profession religieuse, rappelez-vous cette inspiration intérieure de l’Esprit qui vous a porté-e-s tout d’abord à suivre cette route.

Rappelez-vous les circonstances de cette inspiration première, comment elle s’est affermie, comment elle a pu se faire ressentir de nouveau, après un certain temps; comment vous avez fini par y reconnaitre avec clarté la voix de Dieu – cette voix du Seigneur qui, de toute la force de son amour, vous veut à Lui d’un cœur sans partage.

Rappelez-vous cela pour rendre grâce d’un cœur nouveau, pour proclamer les grandes œuvres de Dieu. Cette inspiration de l’Esprit ne peut s’éteindre. Elle est destinée à durer, à mûrir toujours davantage, de pair avec votre vocation religieuse, et cela tout au long de votre vie. »

Unissons-nous à toutes les religieuses, tous les religieux et les laïcs consacrés pour rendre grâce au Seigneur de ces vies données.

De plus, nous sommes invités, pourquoi pas, nous aussi, à faire une relecture de notre propre vie, à y percevoir l’action de Dieu : à rendre grâce de ses appels et de nos réponses que nous actualisons dans le quotidien de notre vie de chrétiennes, de chrétiens.

Oui, nous pouvons nous émerveiller pour toutes ces vies en Dieu ainsi que pour notre propre vie que nous vivons en sa Présence, vie qu’Il transforme au Souffle de son Esprit et qui est participative de l’œuvre de Dieu!

Et pourquoi pas, dans l’intimité de notre cœur, nous consacrer nous aussi au Seigneur. Il n’attend que cela!

 

(Image par Dimitris Vetsikashttps, Pixabay)

Connaissez-vous Rosalie Cadron-Jetté?

rosalie cadron jetté

Le 27 janvier 1794, naissait, à Lavaltrie, Rosalie Cadron. Elle est la première enfant de Rosalie Roy dit Desjardins et d’Antoine Cadron dit Saint-Pierre. Elle est baptisée le même jour par l’abbé Louis Lamotte, curé de Lanoraie qui déclara alors que Rosalie était prédestinée à de grandes choses.

Mariée pendant 21 ans à Jean-Marie Jetté, elle devient veuve à l’âge de 38 ans. Six de ses onze enfants atteindront l’âge adulte. Il faut dire que Jean-Marie et Rosalie ont vécu l’exil à Montréal après avoir été victimes de tractations frauduleuses qui leur ont fait perdre tous leurs biens et que Jean-Marie est décédé quelques années plus tard d’un choléra foudroyant.

Rosalie passait beaucoup de temps à la prière et aidait les plus démunis de la société. Elle sera choisie par Mgr Ignace Bourget pour fonder l’Institut des Sœurs de Miséricorde en 1848 dont le charisme est de vivre la Miséricorde de Jésus Sauveur avec les femmes et filles enceintes hors mariage. Rosalie prend donc soin des plus marginalisées de son temps.

La Famille Internationale de Miséricorde (FIM), après 177 ans, perpétue ce Charisme par sa Vie Communautaire Humanitaire, sa Vie Communautaire Spirituelle et sa Vie Communautaire Fraternelle. C’est trois composantes représentent les trois clé du Charisme de Miséricorde dont la FIM a hérité des Sœurs de Miséricorde en juin 2022.

Pour en connaitre davantage sur cette famille qui regroupe autant des organismes qui œuvrent auprès de la mère monoparentale en s’inspirant des valeurs d’accueil inconditionnel et de compassion https://www.fim-imf.org/vie-communautaire-humanitaire-de-la-fim/ que des personnes qui désirent cheminer avec la spiritualité de la miséricorde https://www.fim-imf.org/vie-communautaire-spirituelle-de-la-fim/.

Rosalie a été déclarée vénérable par le pape François le 9 décembre 2013.

J’ai le bonheur de connaitre la vie et l’œuvre de Mère Rosalie, depuis plus de 13 ans, par mon travail, d’abord chez les Sœurs de Miséricorde, puis pour la Famille Internationale de Miséricorde. Rosalie Cadron-Jetté est une femme inspirante et elle s’avère une compagne de route des plus fidèles.

Pour faire un tour d’horizon sur tout ce qui concerne Rosalie, l’histoire des Sœurs de Miséricorde, celle de la Famille Internationale de Miséricorde et lire divers textes de réflexion et de cheminement ainsi que d’avoir accès à des livres gratuits : https://www.fim-imf.org/.

Voici la Prière de la violette pour ceux et celles qui désirent prier Dieu le Père par l’intercession de la vénérable Rosalie Cadron-Jetté : « Dieu de tendresse, toi qui connais mon cœur et mes désirs, fais-moi vivre dans ta miséricorde. Que l’audace et la compassion de Rosalie Cadron-Jetté soient une inspiration constante pour moi et que, par son intercession, j’obtienne la faveur sollicitée. Par Jésus, source de Vie. Amen. » 

Pour l’image de la prière de la violette : https://www.fim-imf.org/reseau-de-priere-de-la-fim/

Bonne rencontre avec Rosalie!

Le baptême

baptême

En cette fête liturgique du Baptême du Seigneur Jésus, je ne peux m’empêcher de penser à mon propre baptême.

C’est par ce sacrement que j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. Par lui, j’ai été lavée de la faute originelle, j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité parce que nous avons notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Comme à Jésus, à notre baptême, Dieu nous a dit : Tu es ma fille bien-aimée, mon fils bien-aimé, « … en toi, j’ai mis tout mon amour » (Mat 3, 17) et encore « … en toi, je trouve ma joie. » (Luc 3, 22)

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-Le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau qu’est le baptême permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, avec de l’eau bénite si possible, et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur. Chaque jour, choisir Dieu. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Chant Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry que vous pouvez écouter et chanter à https://www.youtube.com/watch?v=UgpXax5V5PA)

Connaissez-vous Jeanne Le Ber?

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de naissance d’une sainte personne dont la rencontre, d’abord grâce à un livre, a transformé et nourri ma vie spirituelle.

Il s’agit de Jeanne Le Ber, née le 4 janvier 1662 à Ville-Marie.

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Buste sculpté par  Jean-Pierre Busque, d’après le portrait reconstitué de Jeanne Le Ber selon les analyses du laboratoire de médecine légale du Québec.

Ceux et celles qui habitent la ville de Montréal, au Québec, ont déjà entendu ce nom, car il est celui d’une école, d’un CHSLD (un Centre d’hébergement et de soins de longue durée) et celui d’une ancienne circonscription électorale de 2004 à 2012.

Jeanne Le Ber a inspiré les fondatrices d’une communauté religieuse, les Recluses Missionnaires de Montréal, dont les Sœurs s’inspirent toujours de sa spiritualité, ainsi que plusieurs personnes laïques qui les côtoient dont celles faisant partie du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

Qui est Jeanne Le Ber ? Qu’a-t-elle de particulier pour qu’elle nous interpelle plus de 300 ans après sa naissance ?

Jeanne Le Ber était la seule fille de Jacques Le Ber et de Jeanne Lemoyne originaires de Normandie en France. Elle est née à Ville-Marie, 20 ans après sa fondation. Sa vie quotidienne était une vie de famille bien remplie dans une maison mitoyenne à celle de la famille de Charles Lemoyne. Elle y vivait entourée de quatre frères et de nombreux cousins.

Quelques années après sa naissance, une paix précaire des guerres iroquoises règne dans le bourg de Ville-Marie. À peine âgée de 5 ans, Jeanne rend visite régulièrement à sa marraine Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu, situé de biais à sa maison. On raconte que Jeanne Le Ber y énonçait de sages réflexions pour une enfant de son âge.

De l’âge de 12 à 15 ans, Jeanne étudie chez les Ursulines à Québec. Marie de l’Incarnation est toutefois décédée depuis 2 ans. Ce séjour chez les Ursulines vient former Jeanne et consolider tout son être spirituel. C’est aussi pendant cette période qu’elle apprend l’art de la broderie, domaine où elle excellera.

À son retour, même si elle est la plus riche héritière de la Nouvelle France, Jeanne refuse de se marier. Elle choisit, à l’âge de 18 ans, de vivre en réclusion dans la maison de ses parents. Jeanne est accompagnée par un directeur spirituel, M. François Séguenot, prêtre de Saint-Sulpice, qui valide la démarche de Jeanne. C’est lui qui l’avait initiée à l’oraison selon la spiritualité de l’École française.

Cinq ans plus tard, le 24 juin 1685, elle prononce ses vœux de réclusion et de chasteté. Elle poursuit sa vie de recluse chez ses parents jusqu’en 1695, année où elle entre, le 5 août, dans un reclusoir attenant à la sacristie de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Chapelle qu’elle a elle-même financée.

Jeanne y vit jusqu’à son décès en 1714.

Jeanne a réalisé son désir profond, cet appel à vivre en présence de Jésus Eucharistie. Jeanne disait du Christ Eucharistique qu’il était sa pierre d’aimant.

Jeanne avait une discipline de vie, un horaire bien rempli par des moments de prière, de lecture de la Parole, d’oraison et de travail. Son travail consistait en la broderie de magnifiques linges et parements d’autel ainsi que de vêtements liturgiques. De plus, elle a su gérer ses avoirs matériels et en faire bénéficier plus d’un.

Elle a vécu une vie de silence, de solitude, d’adoration, de prière et de travail. Grâce à sa prière ardente, la colonie nouvelle a été protégée plus d’une fois.

***

Comment ma rencontre avec Jeanne Le Ber a-t-elle transformé ma vie spirituelle? En me faisant découvrir une spiritualité qui venait me rejoindre au plus profond de mon être. Spiritualité que je n’ai cessé d’approfondir.

Le message qui transparait de la vie de Jeanne est toujours actuel. Voici ce qu’elle nous livre par sa vie :

  • Devenez l’être unique que vous êtes appelés à devenir dans l’histoire et la société où vous vivez.
  • Développez une relation personnelle avec Jésus par des moments de solitude, des moments de silence. Sachez goûter au silence même si vous vivez dans une société bruyante et distrayante.
  • Laissez-vous aimanter par la Présence eucharistique.
  • Lisez la Parole, méditez-la dans votre cœur, laissez-la vous nourrir et vous imprégner.
  • Par la prière, intercédez pour l’Église et pour le monde.
  • Vivez par Marie, avec Marie et en Marie.
  • Croyez en la présence des Saints Anges et sollicitez leur soutien.
  • Aidez votre prochain par des actes concrets.
  • Privilégiez une vie simple et dépouillée de tout ce qui vous éloigne de Dieu.
  • Et, surtout, sachez que ce chemin est accessible à vous tous et toutes, même si vous êtes une personne laïque. (Jeanne Le Ber est demeurée laïque, tout comme Jeanne Mance, d’ailleurs!)

Jeanne ne nous invite-t-elle pas à découvrir, explorer et développer la dimension spirituelle de notre vie en allant à la rencontre de qui nous sommes au plus profond de notre être pour devenir en plénitude la merveille de Dieu que nous sommes?

***

 

Le tombeau de Jeanne Le Ber est situé dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal.

Certaines de ses œuvres de broderie sont à la Basilique Notre-Dame et à la Maison Saint-Gabriel.

Il existe plusieurs livres sur Jeanne Le Ber, mais pour en apprendre davantage par le Web :

Les Sœurs Recluses Missionnaires et la Famille Reclusienne :

L’Œuvre des Tabernacles :

 

(Photographie : une pale brodée par Jeanne Le Ber que j’ai photographiée lors d’une exposition à la Maison Saint-Gabriel.)

Une année avec Marie

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N’est-ce pas approprié que le 1er janvier soit la date de la fête de Marie, Mère de Dieu, nous permettant ainsi de nous placer, en chaque début d’année, sous la protection et la gouverne de notre Mère du Ciel?

Sans vivre avec la pensée magique que 2025 sera mieux que 2024, car ce n’est pas en changeant de chiffre que tout va se régler, sachons accueillir 2025 comme Marie a accueilli les propos de l’Ange Gabriel à l’Annonciation. Ne pas trop savoir comment cela se fera, ni ce qui arrivera, mais avoir foi en l’accomplissement des promesses de Dieu, et dire : « oui, qu’il m’advienne selon ta parole. »

Accueillir 2025, à la manière de Marie, en ayant la certitude que Dieu marchera avec nous tout au long de cette nouvelle année autant dans nos réjouissances que nos épreuves.

Accueillir 2025 en demandant à Marie de nous inspirer, de nous soutenir et de nous accompagner sur la route de cette nouvelle année.

Faisons un cadeau à Marie, consacrons notre année à son Cœur Immaculé, au Sacré-Cœur de Jésus et aussi au tendre Cœur de Saint Joseph!

Faisons donc des membres de la Sainte Famille nos alliés les plus précieux!

Peu importe ce qui arrivera en 2025, je nous souhaite une Heureuse et Sainte Année qui se déploiera tout en douceur sous le signe de l’émerveillement!

Attendre

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Dans notre vie si pressée, mais surtout si rapide où le verbe attendre se soustrait de notre vocabulaire quotidien, n’est-ce pas une bénédiction pour nous que de pouvoir expérimenter un temps d’attente qui nous conduit doucement à la célébration de Noël, à la naissance du Christ Jésus? Un temps de gestation?

Au-delà de la frénésie des préparatifs de la fête de Noël que la société de consommation nous présente, ce temps béni d’attente, qu’est le temps de l’Avent, commencé le 1er décembre, nous est donné, à la fois, pour que le Christ renaisse en nous et, à la fois, pour renaître avec Lui à Noël.

Dix-sept jours d’attente, dix-sept jours de gestation.

Aurons-nous la patience d’attendre, la patience de goûter, dans le moment présent, la joie de l’espérance de sa venue?

Demandons à Marie, qui est Notre-Dame de l’Avent, de nous soutenir et de nous inspirer pendant ces jours de cheminement, de conversion, de guérison et de croissance. Laissons-la nous porter; laissons-la nous former; laissons-la nous enfanter; laissons-la nous materner, car n’est-elle pas la Mère de Celui que nos cœurs attendent?