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Une semaine pas comme les autres

croix illuminée dans mains

Pour la majorité des gens, cette semaine qui commence est une semaine comme toutes les autres.

Pourtant, cette semaine est une semaine extraordinaire! C’est l’aboutissement d’un temps de cheminement profond, qu’est le Carême, c’est la Semaine Sainte qui nous conduira à Pâques, à la Résurrection!

Après avoir acclamé Jésus par des Hosanna! et fait le récit de sa Passion à la messe d’aujourd’hui, lundi et mardi seront comme des jours de préparation aux Jours Saints rythmés par la mémoire liturgique des événements marquants des derniers moments de la vie de Jésus sur terre, la Cène, sa Passion et sa mort, pour se terminer par la très belle Veillée (Vigile) Pascale.

C’est vraiment une semaine pas comme les autres…

Chaque diocèse nous offre, le mercredi soir ou le jeudi matin, une messe chrismale. Cette célébration nous permet de se retrouver en famille, en famille diocésaine. Tous les prêtres y sont présents et renouvellent leurs promesses sacerdotales. On procède à la consécration du saint chrême qui servira dans l’année pour divers sacrements comme le baptême, la confirmation, l’ordination, l’onction des malades. On y présente aussi le grand livre des catéchumènes. Ce livre contient les noms des personnes qui vivront le baptême à la Veillée Pascale. J’ai eu le bonheur de porter ce livre en procession et de le remettre à l’archevêque. C’est un bonheur indescriptible! Comme si, dans une joie profonde, je portais vraiment ces futurs baptisés et que je les remettais entre les mains du Christ…

Le Jeudi Saint, c’est la mémoire de la Cène du Seigneur. C’est au cours de ce dernier repas partagé avec ses apôtres que Jésus nous a enseigné, en lavant les pieds de ceux-ci, que c’est l’amour qui doit régner en nous et entre nous et que c’est par cet amour qu’on nous reconnaitra comme étant ses disciples. C’est au cours de ce repas que Jésus nous a fait le magnifique cadeau de l’eucharistie. « Vous ferez ceci en mémoire de moi. » C’est par l’eucharistie, ce dernier sacrifice qui institue l’alliance nouvelle et éternelle, que le Christ nous fait don de sa Présence. Ce qui est merveilleux c’est que la puissance de cette Présence s’est manifestée tout doucement au cours des années, voire des siècles. La communion et l’adoration eucharistique n’ont pas toujours été ce que nous en expérimentons maintenant. Au temps des premiers chrétiens, la communion ne se recevait qu’une fois par année et c’est en laissant des hosties consacrées dans un petit coffre qu’on s’est rendu compte qu’il se passait quelque chose quand on priait tout près. Cette célébration se poursuit donc par une veillée d’adoration eucharistique qui nous permet de rester auprès de Jésus pour lui démontrer encore et encore tout l’amour que nous portons pour Lui en l’accompagnant.

Le Vendredi Saint est le point culminant de la Passion du Christ. On y fait mémoire de tout ce qu’Il a subi, l’arrestation, le procès, les insultes, les crachats, la flagellation, le Chemin de Croix, la crucifixion et la mort. C’est la journée sombre de la Semaine Sainte. La journée où tout s’écroule, tout bascule. Celle où l’Amour est bafoué, torturé, anéanti. La journée de l’incompréhension et du désespoir total. Fort heureusement, c’est la journée où Jésus, agonisant sur la croix, nous donne sa Mère. C’est la journée de l’institution de l’Église. La journée où la suite de la mission de Marie nous est révélée. Mission qui n’a pas de fin, car elle est constamment à veiller sur nous, ses enfants d’adoption, et à nous faire naitre dans le Christ.

Le Samedi Saint, à la Veillée (ou Vigile) Pascale, la Lumière revient et la vie éclate par toute la création qui se déploie. C’est le passage de la mort à la vie. C’est la victoire sur la mort. Le Christ ressuscite! Au cours de cette célébration, on procède à la bénédiction de l’eau, l’eau baptismale et l’eau bénite, puis au baptême des catéchumènes. Cette célébration est importante pour nous tous, les baptisés, car nous y renouvelons les promesses de notre baptême, nous redisons notre profession de foi baptismale. Nous renouvelons notre engagement à suivre le Christ!

Rien de mieux, pour se préparer à vivre ces magnifiques jours saints, que d’aller rencontrer Jésus dans le sacrement de la réconciliation afin de nous délester d’un poids qui nous empêcherait d’accueillir, à Pâques, la joie de la Résurrection!

Je nous souhaite une belle et profonde Semaine Sainte et une éclatante Montée Pascale vers une Joyeuse Résurrection!

 

Aujourd’hui, c’est samedi!

marie, la rencontre détail

Le samedi est une journée particulière dans la semaine. C’est le matin où il fait bon faire la grasse matinée et flâner un peu, lorsque c’est possible… C’est aussi la journée où l’on court de tous côtés pour faire les emplettes, la lessive, reconduire les enfants à leurs activités, préparer les repas pour la semaine, ou sortir de la ville pour respirer le bon air frais de la campagne, etc.

Dans toute cette occupation humaine, on oublie bien souvent que le samedi est la journée consacrée à Marie, la Mère de Jésus.

Quelle agréable journée que de la passer en sa compagnie, blotti-e-s dans son Cœur Immaculé, lui rendant grâce et la laissant nous aimer et nous façonner!

Nous passerons donc une journée tout en douceur, comme un temps pour approfondir notre relation avec Elle et pour être à l’écoute de ce qu’Elle a à nous apprendre. Une journée « par Marie, avec Marie et en Marie. »

Oui, le samedi peut paraitre, pour plusieurs d’entre nous, une journée fastidieuse, mais si nous l’abandonnons entre les bras de Marie, Elle en fera une journée génératrice de vie et de fécondité!

Je nous souhaite un très beau et bon samedi!

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Je vous suggère la méditation de Sœur Emmanuel Maillard, Vivre et guérir en Marie : https://www.youtube.com/watch?v=KxGmBTBIKXE

 

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(Image : Marie, la rencontre, acrylique sur toile, 2016. Voir https://www.carnetspirituel.org/mes-toiles/)

 

Saint Joseph, un saint à côtoyer

saint josep, marie et jésus

Aujourd’hui, 19 mars, c’est la fête d’un grand saint que j’affectionne. Il est humble, discret et rempli de Dieu, c’est saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie. Celui-là même qui l’a accueillie même si l’enfant qu’elle portait n’était pas de lui. Saint Joseph a su veiller sur Marie et Jésus afin que se réalise l’incarnation de Dieu, le Verbe qui s’est fait chair. Ainsi le plan de salut du Père s’est concrétisé.

J’aime confier à saint Joseph toutes les mères célibataires et monoparentales dans le monde et leurs enfants, et en particulier quelques-unes que je connais. J’ai donc fait de saint Joseph (avec la vénérable Rosalie Cadron-Jetté) le saint patron de toutes ces mamans et leurs enfants. Je lui demande d’en prendre soin comme il a pris soin de Marie et de l’Enfant Jésus, de veiller sur elles et leurs enfants; je lui demande de les guider, de les soutenir et d’envoyer sur leur chemin des personnes significatives.

De plus, à ma dernière grossesse, il y a 25 ans, j’ai demandé à saint Joseph de veiller à ce que tout se passe bien pour le bébé et pour moi, car j’avais près de 40 ans (et j’avais refusé de passer l’amniocentèse) et que je devais être au repos pendant six mois à cause d’un utérus qui contractait facilement. J’avais confiance en saint Joseph. Effectivement, tout s’est bien passé et le bébé allait très bien aussi. Depuis toutes ces années, c’est à saint Joseph que je confie mes trois enfants et mon petit-fils.

Il y a quelques années, c’est à saint Joseph que j’avais demandé à rencontrer un compagnon de vie qui lui ressemble, qui a sa douceur, sa pureté et sa bonté.

***

En ce temps de Carême, pourquoi ne pas demander à saint Joseph de marcher à nos côtés, lui qui sait être à l’écoute de Dieu, et se laisser guider par lui?

Nous avons beaucoup à apprendre de ce saint, et la meilleure façon d’apprendre est de l’accueillir dans notre vie, car c’est en côtoyant quelqu’un de près que nous pouvons être transformé-e-s par sa présence. Saint frère André pourrait nous le témoigner, lui qui avait une confiance sans bornes envers saint Joseph qui était son ami et son guide.[1]

De plus, saint Joseph est facilement accessible, car il est le grand saint du quotidien sur qui nous pouvons compter autant pour les petits soucis de la vie que pour les moments plus déterminants.

Comme saint Joseph détient un grand nombre de qualités, nous pouvons donc faire appel à lui pour intercéder auprès de Dieu pour toute demande de notre part. Et ce n’est pas les intentions qui manquent, en ce Carême vécu dans notre monde si troublé. De plus, il parait que Jésus ne peut rien refuser à son père…

***

Voici une belle prière à saint Joseph que j’ai trouvée dans un feuillet paroissial il y a longtemps. L’auteur est inconnu. Cette prière semble inspirée du Je vous salue Marie. J’aime la prier souvent. La voici.

Prière à saint Joseph

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé;
le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux;
tu es béni entre tous les hommes et Jésus,
l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni,
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
prie pour nous dans nos soucis de famille,
de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.                                                                                                                                                       

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À Montréal, nous avons le privilège d’avoir, sur les flancs du Mont-Royal, le plus grand sanctuaire du monde dédié à saint Joseph, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Pour une petite visite : https://www.saint-joseph.org/fr.

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[1] https://www.saint-joseph.org/fr/spiritualite/saint-joseph

 

En route vers notre Transfiguration

transfiguration

Jésus est notre guide. Il est venu nous montrer le chemin à suivre pour aller vers le Père Éternel. Il s’est fait homme, notre frère, pour nous dévoiler notre vraie nature et comment la recouvrer en nous redonnant notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s de Dieu.

Lors de sa Transfiguration sur le Mont Thabor, en même temps qu’Il nous révélait sa nature divine, Jésus nous offrait l’espérance de notre propre nature divine. Nous démontrant ainsi que nous sommes appelé-e-s à conscientiser notre propre transfiguration.

Notre transfiguration commence dès notre baptême, car nous recevons l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint. La faute originelle est lavée. Nous sommes consacré-e-s à Dieu. Nous avons été oints prêtres, prophètes et rois. Puis cette transfiguration s’opère tout au long de notre vie de diverses façons : par les divers sacrements, la lecture de la Parole, la prière, les événements, les personnes que nous croisons sur notre chemin, l’intercession des saints, etc., et par la relation intime que nous entretenons avec Dieu jusqu’à la plénitude éternelle.

Il parait que chaque jour nous est donné pour nous rendre plus beaux en vue de nous retrouver [un jour] pleinement en Sa Présence.[1] Raison de plus pour nous laisser transformer, au quotidien, par le Souffle de Vie, pour nous laisser transfigurer par l’Amour, nous qui avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est Amour. Devenir ce que nous sommes profondément, ce qui ne parait pas encore tout à fait, mais qui, un jour, paraitra tel Jésus sur le Mont Thabor.

Comment? En s’abandonnant dans les bras de l’Amour, dans les bras du Père, pour entrer dans le grand mouvement de Sa Divine Volonté. Volonté qui est Amour. Dieu étant un Dieu de relations, laissons-nous guider de l’intérieur tout en étant à l’affût des signes extérieurs.

Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui nous est donné pour faire une relecture de notre vie? Et nous émerveiller du chemin parcouru ces dernières années même si tout ne s’est pas passé selon nos désirs?

Je partage avec vous un texte inspirant (souvent cité) et qui a été affiché, comme aide-mémoire, sur la porte de mon frigo pendant plusieurs années.

Ce texte s’inscrit dans mon cheminement spirituel personnel, mais il nous concerne tous. Surtout au Québec, où la tradition sociale a longtemps été : nous sommes nés pour un petit pain; et où, maintenant, entre autres, la laïcisation contribue à faire oublier aux gens leur vraie nature, divine.

Notre vie est un appel à devenir. À devenir l’être unique, le don particulier que nous sommes pour notre monde; le projet de Dieu sur nous dans la construction de son Royaume. Et à le devenir en plénitude comme Jésus nous l’a démontré lors de la Transfiguration.

« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux? »

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »[2]

Chacun, chacune, nous sommes sur cette terre, dans un moment précis de l’histoire de l’humanité; chacun, chacune dans l’histoire d’une société définie; dans un milieu particulier; avec notre identité propre portant une vocation unique. Je nous souhaite de devenir toujours plus, tous et toutes, l’être unique et magnifique que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Et, avec confiance, laisser Dieu être Dieu dans notre vie et de nous en émerveiller!

 

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[1] Oser y croire, Avent et temps de Noël 2017-2018, Louise Poirier, Laurent et Marie-Jeanne Fontaine, Vie liturgique, Novalis, 2017.

[2] Texte de Marianne Williamson, extrait de A Return to Love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles », Harper Collins, 1992; cité par Nelson Mandela, en 1994, dans son discours d’investiture à la présidence de la République de l’Afrique du Sud.

 

Pour un Carême de Paix

pour un carême de paix

Même si j’ai écrit ce texte lors du Carême de 2023, même si on a parlé beaucoup de paix depuis le 24 février 2022 et qu’on prie aussi pour que cette paix advienne, je réitère mon désir de vivre un Carême de Paix encore cette année.

Dans une de ses vidéos, Sœur Emmanuel Maillard, de Medjugorje, mentionne qu’on aurait beau prier de toutes nos forces pour la paix dans le monde, on ne pourra la faire advenir tant qu’elle ne régnera pas en chacun, chacune de nous. Tant qu’il y aura des personnes qui éprouveront des sentiments violents : haine, rancune, vengeance, mépris, etc., la paix sera troublée et menacée.

Donc, il est de notre responsabilité à chacun, chacune à ce que la paix règne dans nos cœurs pour qu’elle puisse régner sur terre. Quelle responsabilité! Comment peut-on y arriver? Comment peut-on faire advenir la paix dans nos cœurs pour ensuite la diffuser autour de nous et sur la planète entière?

La paix du cœur est un chemin de guérison qui peut s’avérer assez long, voire, le travail de toute une vie!

Fort heureusement, Jésus est le grand pacificateur. « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14,27) C’est en côtoyant Jésus dans une relation quotidienne qu’Il peut fait œuvre de paix en nous, même si toutes nos zones d’ombre ne sont pas encore guéries. Quelle espérance!

Il suffit simplement de consentir à sa présence et à l’inviter à faire son œuvre en nous, à se laisser guider par son Esprit Saint au quotidien. Comme la paix génère l’amour, c’est cet amour que nous pourrons diffuser à profusion, comme une onde invisible et bienfaitrice qui parcoure la terre et pénètre les cœurs de tous ses habitants.

Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui commence aujourd’hui pour faire la paix en soi, en commençant par un bon ménage du printemps par le sacrement de la réconciliation? Jésus n’est-il pas venu pour briser nos chaines, nous libérer de nos esclavages, nous rendre la vue, nous redonner notre dignité d’enfants de Dieu?

Laisser Jésus maitre de nos vies, nous permet de vivre une plénitude de paix qui nous libère vraiment.

Si nous réussissons à faire la paix dans notre cœur, nous pourrons devenir des dispensatrices, dispensateurs de paix et la répandre dans nos familles, dans nos différents milieux de vie, dans notre ville, notre pays, dans le monde.

Je sais, ce n’est pas toujours aisé, car nous vivons souvent des situations qui nous font perdre la paix. Alors, raison de plus pour s’ancrer davantage en Jésus.

En ce Carême, que la paix advienne en nos cœurs !

La Vérité sort de la bouche des enfants

françois et jacinthe

Qui de mieux qu’un enfant, avec toute sa pureté et son innocence, sa sensibilité et son authenticité, pour nous transmettre, avec simplicité, enthousiasme et profondeur, un message de la plus haute importance qui nous rebuterait s’il sortait de la bouche d’un adulte?

C’est ce que je ressens après la lecture de textes sur François et Jacinthe[1], ces petits bergers de Fatima, canonisés en 2017 par le pape François, et célébrés aujourd’hui au calendrier.

Qu’ont-ils fait de si extraordinaire ces enfants illettrés et gardiens de moutons pour être devenus saints?

Ils ont accueilli Marie et ses messages et ils se sont offerts, corps et âme, pour en témoigner, et ce, malgré des conditions parfois très difficiles : interrogatoires, menaces de mort, emprisonnements, et j’en passe.

Le 20 février 1920, mourrait, seule, dans un lit d’hôpital, la petite Jacinthe, 9 ans, après et dans de grandes souffrances. Précédemment informée en songe par Notre-Dame, Jacinthe avait accueilli à l’avance ce qu’elle vivrait, car son désir était de participer à la conversion des pécheurs afin qu’ils puissent vivre une vie éternelle au Ciel et pas ailleurs. Avant sa maladie, elle s’offrait pour ces conversions par toutes sortes de sacrifices, dès que l’occasion se présentait, comme celui de donner son goûter aux pauvres et manger, à la place, les glands amers des chênes.  

On dit de Jacinthe que, dès son plus jeune âge, elle était sensible aux souffrances du Christ et pleurait chaque fois qu’elle en entendait le récit. De plus, Lucie[2] considérait que sa cousine reçut de Marie une plus grande abondance de grâces, une meilleure connaissance de Dieu et de la vertu que François et elle.

Jacinthe fut précédée, au Ciel, par son frère François qui mourut de la grippe espagnole quelques mois plus tôt, à l’âge de dix ans, lui aussi dans de grandes souffrances.

De tout temps, le désir de François était d’aller au Ciel un jour. À partir des apparitions, sa vie sera transformée et il fera tout ce qu’il pourra pour consoler le Cœur de Jésus et celui de Marie. Alors, quand on lui dit que Notre-Dame l’accueillerait au Ciel à la condition qu’il prie beaucoup le chapelet, il ne fut pas déçu, au contraire, il en fut très heureux, car il savait qu’il irait au Ciel. Il devint de plus en plus contemplatif et priait presque constamment jusqu’à préférer rester dans l’église près de Jésus caché, comme il le disait, plutôt que d’aller à l’école…

Ce qui est touchant, c’est que François voyait Marie, comme sa sœur et sa cousine Lucie, mais lui, il ne l’entendait jamais parler. C’est dire la foi profonde qui l’animait!

Quels messages ces enfants voudraient-ils nous transmettre en 2025?

Peut-être, nous inviter nous aussi, à offrir notre vie, les joies comme les souffrances, pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde et pour la consolation du Sacré Cœur de Jésus et celle du Cœur Immaculé de Marie? Ils nous diraient que c’est facile et accessible à accomplir dans notre vie quotidienne : offrir notre mal de tête, notre manque de sommeil, notre difficulté à être en relation avec telle personne, offrir une privation quelconque, etc. Ce n’est pas les occasions qui manquent. À nous d’être créatifs!

Sans oublier de travailler à notre propre conversion…

Comment?

Tout simplement en accueillant l’Amour de Dieu dans notre cœur, en nous abandonnant à cet Amour en toute confiance et en développant une relation personnelle avec Lui. Puis, par la suite, entreprendre une relecture de notre vie, en portant une attention particulière à chacun de nos manquements d’amour, pour ensuite éprouver une contrition sincère pour chacun de ces manquements. Demander le pardon de Dieu en lui offrant tout et accepter son pardon. Sans oublier de se pardonner à soi-même.

Ensuite viendra un temps de guérison, car la guérison vient toujours après le pardon. En fait, c’est ce que Jésus a démontré lors de son passage sur terre. Il pardonnait les péchés de la personne avant de la guérir. Le pardon libère et nous permet de recevoir toutes les grâces dont Jésus et Marie désirent nous combler pour faire de nous des femmes nouvelles et des hommes nouveaux.

Si nous avons besoin d’aide pour marcher sur ce chemin de conversion, faisons des heureux, demandons à Jacinthe et à François de marcher avec nous. Ils sauront nous guider et nous soutenir et, de plus, ils en seront aux anges!

[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016.

[2] Si vous désirez en savoir davantage sur Lucie, lire l’article du 13 février 2023 à https://www.carnetspirituel.org/lucie-de-fatima/ 

Bernadette de Lourdes, dignité et grâces

beata vergine maria di lourdes

Aujourd’hui, le calendrier liturgique fête sainte Bernadette Soubirous.

La première chose qui m’émerveille dans les apparitions de Marie à la petite Bernadette, à la grotte de Massabielle, c’est le très grand respect de Marie envers la personne humaine.

Marie est apparue à une jeune fille de 14 ans, vivant dans une pauvreté extrême à tous les niveaux, et qui s’exprimait dans un argot, un jargon.

Le premier étonnement de Bernadette n’est pas d’avoir vu la Sainte Vierge, « la Belle Dame » comme elle l’appelait, mais c’est que cette Dame lui ait adressé la parole!

En effet, Bernadette se considérait comme une moins que rien, un peu comme le fils prodigue lorsqu’il vivait avec les porcs. D’où l’étonnement de Bernadette à ce que cette Dame se rende compte qu’elle existe.

Marie, en apparaissant à Bernadette, dans cette bourgade et à cette époque bien particulière, où les conditions de vie étaient rudes pour plusieurs, nous sommes en 1858, venait lui faire don de la dignité.

Jésus est venu sur terre, il y a plus de deux mille ans, pour nous redonner notre dignité d’enfants bien-aimés de Dieu Père.

Tel Fils, telle Mère! Marie, malgré ses nombreux titres, comme celui de Reine du Ciel, et malgré son Immaculée Conception qui la fait Toute-Pure, pleine de grâce, remplie de Dieu, nous apprend par ses apparitions à Lourdes comment faire don de la dignité à autrui.

La deuxième chose qui m’émerveille dans les apparitions de Marie à la petite Bernadette, c’est le don de la grâce. En effet, dès que Bernadette rencontre Marie, Marie commence à lui faire don de grâces qui lui permettront de vivre tous les événements auxquels elle sera confrontée, au-delà de ses propres capacités humaines. Comme aux trois petits bergers de Fatima, d’ailleurs, et en particulier à Lucie tout au long de sa vie.

Bernadette nous invite à nous rapprocher de Marie qui saura nous redonner toute notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s du Père et aussi nous offrir les nombreuses grâces qui viendront nous soutenir dans notre vie quotidienne, grâces que nous n’aurions jamais imaginé demander!

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Je vous laisse avec l’homélie du Père Francis Gossens, Frère Marianiste, qui nous parle de Bernadette et de sa relation avec Marie. Interpellant et ressourçant! https://www.youtube.com/watch?v=GMvXjzlfoj4

Marie, la Toute-Proche

lourdes

En ce 11 février, Journée mondiale des malades et Fête de Notre-Dame de Lourdes, je vous invite à prier l’Acte de confiance en Marie de la Famille Notre-Dame de Lourdes (que j’ai légèrement augmenté).

Béni sois-Tu, Dieu notre Père, d’avoir créé Marie si belle, et de nous L’avoir donnée pour Mère, au pied de la Croix de Jésus.

Béni sois-Tu de nous avoir appelé-e-s, comme Bernadette, à voir Marie dans Ta Lumière et à boire à la Source de ton Cœur.

Marie, Tu connais la misère et les manquements d’amour de nos vies et de la vie du monde. Nous voulons nous confier à Toi aujourd’hui, totalement et sans réserve; de Toi nous renaîtrons chaque jour par la puissance de l’Esprit Saint, nous vivrons de la vie de Jésus qui nous fortifiera pour servir nos frères et sœurs en humanité.

Marie, apprends-nous à porter la Vie du Seigneur et aide-nous à La faire grandir en nous et par nous. Apprends-nous le oui de ton Cœur pour que nos oui quotidiens, malgré nos épreuves et nos souffrances, engendrent des fruits d’Amour, de Paix et de Joie.

Amen.

***

Vous avez besoin de ressentir la présence de Marie auprès de vous? Et de ressentir de la joie, une vraie joie? Je vous invite à prier cet Ave. 

Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.

Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, ton enfant, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs,

maintenant, et à l’heure de notre mort.

Amen.

***

Je vous souhaite une très belle journée en présence de Marie, la Toute-Proche !

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !

Quel sens donnerez-vous à votre 2 février?

présentation

Le 2 février est sûrement une date très importante puisque différentes traditions s’entremêlent.

En Europe, on célèbre la Chandeleur, une fête païenne devenue chrétienne et qui semble être redevenue païenne parce qu’elle se résume maintenant, pour la plupart des gens, à manger des crêpes… En Amérique du Nord, le 2 février, on célèbre le jour de la marmotte et les gens suspendent leur destin, et leur état d’âme, à la décision d’une marmotte qui leur dira combien de temps l’hiver va encore durer… En Europe, il y a une tradition similaire, mais avec un ours…

Comme je l’ai déjà écrit, je suis toujours émerveillée de voir l’imagination débordante de la société qui s’évertue à récupérer les magnifiques fêtes religieuses. Cette fois-ci, il s’agit de la Présentation du Seigneur au Temple. Jésus le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus la Lumière des nations.

À l’époque de Jésus, il était de coutume pour les parents de présenter au temple leur fils premier-né pour qu’il soit consacré à Dieu. Marie et Joseph suivent cette coutume. C’est ainsi que le vieillard Syméon les rencontre et proclame, entre autres, que cet enfant est la lumière des nations.

Je ne vous empêcherai pas de vous gaver de crêpes le 2 février ni de regarder les infos à la télé pour connaitre la prédiction de la marmotte ou de l’ours (s’ils sont sortis de leur tanière…), et de pester sur notre long hiver, mais je vous invite à contempler cet enfant nouveau-né, Jésus, la Lumière de notre vie et à l’accueillir dans votre cœur.

Jésus n’attend que cela, habiter notre cœur, y être accueilli et y trouver consolation. Et s’y vous y consentez, Il pourra le transformer pour le rendre semblable au sien : doux, humble, en paix et débordant d’amour miséricordieux.

Que sa lumière vous inonde à un point tel que tout le clinquant des choses qui vous entourent perde de son importance et que votre vie s’en trouve transformée! Ainsi vous éprouverez le désir de vous consacrer vous aussi au Seigneur, car en ce 2 février nous célébrons aussi la Vie consacrée.

C’est le saint pape Jean-Paul II qui a choisi, en 1997, le 2 février pour en faire la Journée mondiale de la Vie consacrée!

À ce moment-là, Saint Jean-Paul II avait écrit aux consacré-e-s :

« Tout en renouvelant du fond du cœur votre profession religieuse, rappelez-vous cette inspiration intérieure de l’Esprit qui vous a porté-e-s tout d’abord à suivre cette route.

Rappelez-vous les circonstances de cette inspiration première, comment elle s’est affermie, comment elle a pu se faire ressentir de nouveau, après un certain temps; comment vous avez fini par y reconnaitre avec clarté la voix de Dieu – cette voix du Seigneur qui, de toute la force de son amour, vous veut à Lui d’un cœur sans partage.

Rappelez-vous cela pour rendre grâce d’un cœur nouveau, pour proclamer les grandes œuvres de Dieu. Cette inspiration de l’Esprit ne peut s’éteindre. Elle est destinée à durer, à mûrir toujours davantage, de pair avec votre vocation religieuse, et cela tout au long de votre vie. »

Unissons-nous à toutes les religieuses, tous les religieux et les laïcs consacrés pour rendre grâce au Seigneur de ces vies données.

De plus, nous sommes invités, pourquoi pas, nous aussi, à faire une relecture de notre propre vie, à y percevoir l’action de Dieu : à rendre grâce de ses appels et de nos réponses que nous actualisons dans le quotidien de notre vie de chrétiennes, de chrétiens.

Oui, nous pouvons nous émerveiller pour toutes ces vies en Dieu ainsi que pour notre propre vie que nous vivons en sa Présence, vie qu’Il transforme au Souffle de son Esprit et qui est participative de l’œuvre de Dieu!

Et pourquoi pas, dans l’intimité de notre cœur, nous consacrer nous aussi au Seigneur. Il n’attend que cela!

 

(Image par Dimitris Vetsikashttps, Pixabay)

Connaissez-vous Rosalie Cadron-Jetté?

rosalie cadron jetté

Le 27 janvier 1794, naissait, à Lavaltrie, Rosalie Cadron. Elle est la première enfant de Rosalie Roy dit Desjardins et d’Antoine Cadron dit Saint-Pierre. Elle est baptisée le même jour par l’abbé Louis Lamotte, curé de Lanoraie qui déclara alors que Rosalie était prédestinée à de grandes choses.

Mariée pendant 21 ans à Jean-Marie Jetté, elle devient veuve à l’âge de 38 ans. Six de ses onze enfants atteindront l’âge adulte. Il faut dire que Jean-Marie et Rosalie ont vécu l’exil à Montréal après avoir été victimes de tractations frauduleuses qui leur ont fait perdre tous leurs biens et que Jean-Marie est décédé quelques années plus tard d’un choléra foudroyant.

Rosalie passait beaucoup de temps à la prière et aidait les plus démunis de la société. Elle sera choisie par Mgr Ignace Bourget pour fonder l’Institut des Sœurs de Miséricorde en 1848 dont le charisme est de vivre la Miséricorde de Jésus Sauveur avec les femmes et filles enceintes hors mariage. Rosalie prend donc soin des plus marginalisées de son temps.

La Famille Internationale de Miséricorde (FIM), après 177 ans, perpétue ce Charisme par sa Vie Communautaire Humanitaire, sa Vie Communautaire Spirituelle et sa Vie Communautaire Fraternelle. C’est trois composantes représentent les trois clé du Charisme de Miséricorde dont la FIM a hérité des Sœurs de Miséricorde en juin 2022.

Pour en connaitre davantage sur cette famille qui regroupe autant des organismes qui œuvrent auprès de la mère monoparentale en s’inspirant des valeurs d’accueil inconditionnel et de compassion https://www.fim-imf.org/vie-communautaire-humanitaire-de-la-fim/ que des personnes qui désirent cheminer avec la spiritualité de la miséricorde https://www.fim-imf.org/vie-communautaire-spirituelle-de-la-fim/.

Rosalie a été déclarée vénérable par le pape François le 9 décembre 2013.

J’ai le bonheur de connaitre la vie et l’œuvre de Mère Rosalie, depuis plus de 13 ans, par mon travail, d’abord chez les Sœurs de Miséricorde, puis pour la Famille Internationale de Miséricorde. Rosalie Cadron-Jetté est une femme inspirante et elle s’avère une compagne de route des plus fidèles.

Pour faire un tour d’horizon sur tout ce qui concerne Rosalie, l’histoire des Sœurs de Miséricorde, celle de la Famille Internationale de Miséricorde et lire divers textes de réflexion et de cheminement ainsi que d’avoir accès à des livres gratuits : https://www.fim-imf.org/.

Voici la Prière de la violette pour ceux et celles qui désirent prier Dieu le Père par l’intercession de la vénérable Rosalie Cadron-Jetté : « Dieu de tendresse, toi qui connais mon cœur et mes désirs, fais-moi vivre dans ta miséricorde. Que l’audace et la compassion de Rosalie Cadron-Jetté soient une inspiration constante pour moi et que, par son intercession, j’obtienne la faveur sollicitée. Par Jésus, source de Vie. Amen. » 

Pour l’image de la prière de la violette : https://www.fim-imf.org/reseau-de-priere-de-la-fim/

Bonne rencontre avec Rosalie!