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La voie du Cœur

marie 2

Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Cœur Immaculé de Marie, Cœur par lequel l’Amour s’est incarné sur terre. Marie, la Toute-Pure et la Comblée de Grâce, a su vivre en Dieu et en devenir ainsi le Temple, la voie par excellence de sa venue sur terre.

Dans la continuité de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, demandons à Marie, notre Mère, notre guide et notre soutien, de nous aider à ouvrir davantage notre cœur pour que l’Amour puisse y entrer et y circuler librement afin que Dieu y établisse son Règne. Un règne d’Amour, de Paix et de Joie. Ainsi, nos cœurs aussi deviendront des temples par lesquels ce règne pourra se déployer sur terre.

Nous sommes invités, comme Marie, à avoir foi en ce Dieu de l’impossible, à être à l’écoute, branché-e-s de l’intérieur, humbles et obéissant-e-s, et à nous laisser combler, transformer et fortifier par la Sainte Présence de ce Dieu qui vient à nous par le Souffle de Vie.

Lucie de Fatima a reçu, en 1917, un message très important de la Vierge Marie : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera et il y aura la paix dans le monde. »

Pour que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie advienne plus rapidement, soyons nombreux, nombreuses à nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré-Cœur de Jésus. Ces deux Cœurs nous offrent les meilleures protections qui soient et les seuls lieux sûrs qui mènent à Dieu.

Demandons à Marie, dont le Cœur Immaculé est le Temple vivant de la Très Sainte Trinité, de nous aider à conserver, immaculés, notre cœur, tout notre être et notre vie dans la Communion d’Amour Trinitaire.

***

Prières au Sacré-Cœur de Jésus, dont la prière de consécration :

Prières de consécration au Cœur Immaculé de Marie :

La Sainte Trinité

arbre de vie trinitaire

Je suis émerveillée par la grandeur de notre foi à nous, les Chrétiens, Chrétiennes!

Notre foi au Christ, mort et ressuscité pour nous ouvrir le Chemin de la Vie éternelle afin de nous ramener vers le Père, n’est pas une foi en une unique personne, Jésus, mais aussi, et surtout, en un Dieu Père tout aimant qui s’est incarné, pour venir nous exprimer intimement son Amour, en ce Fils par l’Esprit Saint, le Souffle d’Amour, d’où provient toute vie. Ce Fils et cet Esprit étant Dieu aussi!

La Sainte Trinité. Quelle richesse!

La première personne à avoir expérimenté la plénitude de la Sainte Trinité est Marie. Marie a été son premier Temple.

Sœur Lucie de Fatima déclare que le mystère de la Très Sainte Trinité est ce qu’il y a de plus beau.[1] Elle écrit : « Notre-Dame est devenue le temple vivant de la Très Sainte Trinité : l’Esprit Saint qui est descendu sur elle, le Père qui l’a associée à son œuvre, et le Fils que le Très-Haut a engendré dans son sein virginal. Ce mystère de la Très Sainte Trinité est le fondement, le principe et la fin de toute notre prière, de tout notre être et de toute notre vie. De Dieu nous venons, à Dieu nous allons et en Dieu nous demeurons. »[2]

Ce qui est fascinant, c’est que, comme Marie, nous aussi, nous sommes appelé-e-s à laisser la gloire de la Trinité faire sa demeure en nous et à La laisser se déployer dans toute sa beauté et sa grandeur!

Notre baptême a déjà ouvert la voie à la Trinité, car nous avons reçu l’Esprit Saint dans la plénitude de l’Amour de Dieu Père. De plus, nous avons été marqués du sceau des croyants par le Saint Chrême. Nous sommes donc les enfants de la Trinité. Nous sommes appelé-e-s à La laisser prendre possession de tout notre être, à La laisser s’incarner en nous et à La laisser se manifester par nous.

Aujourd’hui, la liturgie célèbre la Très Sainte Trinité. N’est-ce pas l’occasion rêvée pour renouveler notre baptême afin de laisser la Sainte Trinité entrer plus profondément en nous pour qu’Elle y établisse davantage son Royaume d’Amour? Tout simplement en faisant notre signe de croix (avec de l’eau bénite, si c’est possible), car nous avons bel et bien été baptisé-e-s au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Nous pouvons prier ainsi : Dieu notre Père, c’est avec joie que je renouvelle mon baptême, au nom du Père qui me crée, du Fils qui me sauve, et du Saint-Esprit qui me sanctifie, pour ta plus grande gloire, Seigneur, et pour le salut des êtres humains. Amen.

Chaque fois que nous faisons notre signe de croix, nous actualisons notre baptême et nous consentons à la présence et à l’action bienfaitrice de la Sainte Trinité en nous et dans notre vie.

Notre vie tout entière est consacrée à la Sainte Trinité!

Je nous souhaite toute l’ouverture, tout l’accueil et l’abandon nécessaires pour laisser l’action créatrice de la Très Sainte Trinité faire son œuvre en nous. Soyons assuré-e-s qu’Elle nous comblera de toutes les grâces et bénédictions dont nous avons besoin personnellement.

Que la Vie de l’Amour Trinitaire abonde dans tout notre être et dans toutes les sphères de notre vie! Amen.

 

(L’image choisie est un détail d’une toile en cours de création. Je l’ai nommée L’Arbre de Vie Trinitaire. Elle représente, pour moi, l’Arbre de Vie qui siège au milieu de la Jérusalem Céleste.)

 

___________

[1] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 57.

[2] Idem, pages 39-40.

Vivre la Pentecôte aux côtés de Marie

pentecôte marie

Lorsque la Pentecôte est célébrée au cours du mois de mai, je pense davantage à Marie et à sa présence au Cénacle. Je la vois en prière avec les apôtres, attendant tous la venue du Paraclet, l’Esprit Saint promis par le Christ Jésus. Puis survient la descente des langues de feu qui embrasent leur cœur et les font sortir de ce lieu clos pour proclamer les merveilles de Dieu.

Oui, par cette Pentecôte, nous sommes appelé-e-s, nous aussi, à nous laisser embraser du feu de notre Dieu d’Amour et à sortir de nos cénacles intérieurs.

Nous pouvons compter sur le jaillissement du Souffle qui vient nous renouveler. Nous pouvons compter aussi sur la présence de Marie à nos côtés.

Marie avait déjà accueilli cet Esprit de Vie et de Vérité, lors de l’Annonciation, Esprit qui a pris chair en Elle. Elle, la comblée de grâce, la comblée de Dieu. Notre Mère et celle de l’Église.

En cette Pentecôte, laissons monter en nous la prière de louange, le Magnificat, que Marie a prononcée sous le Souffle de l’Esprit lors de la Visitation, afin que l’action de l’Esprit Saint se décuple en nous et par nous, nous amenant à vivre davantage en Dieu, en Sa Divine Volonté, comblé-e-s, nous aussi, de ses grâces et portant des fruits en communion avec nos frères et sœurs en humanité.

Que notre âme, avec celle de Marie, exalte le Seigneur et s’émerveille de l’action de l’Esprit de Dieu dans chacune de nos vies!

 

« Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

Il s’est penché sur son humble servante;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles; saint est son nom!

Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,

Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,

renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. »

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

En préparation à la Pentecôte

en préparation à la pentecôte

J’aime la fête de la Pentecôte! Même si je prie l’Esprit Saint tous les jours, je considère que cette fête vécue en Église nous permet de recevoir annuellement un renouveau d’Esprit Saint. Comme un moment clé de l’année où nous recevons, en communion les uns avec les autres, une bonne dose d’Esprit Saint pour nous remettre en route pour le reste de l’année.

En préparation à la Pentecôte qui aura lieu dans six jours, je vous suggère une petite réflexion.[1]

Nous vivons, de Pâques à la Pentecôte, un temps pascal sous le souffle de l’Esprit de Pâques, un temps qui vient consolider notre foi et nous donner l’élan pour vivre en témoins de la résurrection du Christ. Ce temps nous prépare à recevoir l’Esprit, le Paraclet, que le Christ a promis!

Même si l’Esprit Saint est déjà à l’œuvre dans notre vie quotidienne, il est bon de le prier davantage en ce temps béni.

Ô Esprit Saint, vient et renouvelle-nous!

 

Prière au Saint Esprit du Cardinal Mercier (C’est une prière qui peut être récitée à l’année, tous les jours)

« Ô Esprit-Saint, Âme de mon âme, je Vous adore! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres. Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous désirez de moi et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive. Faites-moi seulement connaître Votre volonté. Amen. »

 

L’Esprit Saint ne vient jamais seul, Il vient, chargé de dons : Sagesse, Intelligence, Conseil, Force, Connaissance, Adoration-louange et Affection filiale.

Dans un moment de prière, demandons à l’Esprit Saint de nous transmettre le don dont nous avons le plus besoin présentement, dans l’ici et maintenant de notre vie, soit la Sagesse, l’Intelligence, le Conseil, la Force, la Connaissance, l’Adoration-louange, l’Affection filiale.

Plus nous laissons l’Esprit travailler en nous, plus nous le laissons nous transformer, plus nous devenons, chacun, chacune, comme un arbre sur lequel se développent de bons fruits : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi.

Pour que de tels fruits poussent sur nos branches, il nous faut du courage, une bonne dose de pardon et l’audace des recommencements. Ainsi, la jalousie cède la place à la bienveillance, les rivalités se transforment en humilités et nos jugements en accueils inconditionnels et en actions charitables.

Dans un moment de prière, demandons à l’Esprit Saint de nous aider à laisser s’épanouir en nous un ou plusieurs de ses si bons et beaux fruits : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maitrise de soi.

 

Prière à l’Esprit Saint (je n’ai pas le nom de l’auteur)

 Viens, Esprit Saint, Sanctificateur, Tout-Puissant Dieu d’Amour.

Toi qui as comblé de grâces immenses la Vierge Marie, toi qui as transformé prodigieusement les cœurs des Apôtres, toi qui as doué d’un miraculeux héroïsme tes martyres, viens nous sanctifier, illuminer notre esprit, fortifier notre volonté, purifier notre conscience, rectifier notre jugement, embraser notre cœur, et préserve-nous du malheur de résister à tes inspirations. Amen.

 

Que l’Esprit Saint soit notre soutien, notre guide, notre joie et notre espérance!

 

[1] Inspirée en partie d’un texte dont je ne retrouve plus la source.

 

Image de Gerd Altmann de Pixabay

Faire Église

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Le 20 mai 2014, pour la fête de saint Bernardin de Sienne, j’avais décidé d’aller à la messe de 9 heures dans ma paroisse d’origine.

C’était comme un pèlerinage qui me faisait retourner aux sources de ma foi, car c’est dans cette église que j’ai vécu mes premiers sacrements : le baptême, la première communion, le pardon et la confirmation.

De plus, je me sens attachée à saint Bernardin : son attachement à la Sainte Vierge Marie, la dimension de l’amour chrétien qui était le centre de sa prédication et parce qu’il priait le nom de Jésus, ce que je fais naturellement depuis des années. Sans que je m’en rende compte, ce Franciscain semble s’avérer, pour moi, un fidèle compagnon de route.

J’arrive donc toute joyeuse aux abords de l’église. Il y a déjà beaucoup d’autos. Je m’attends à une grande fête. Je suis pile à l’heure. Je cherche un stationnement. Je cours vers le devant de l’église. Quelle déception! Les portes sont cadenassées. Une dame me dit que toutes ces autos appartiennent aux employé-e-s de l’école d’en face.

Je vais au presbytère où l’on m’annonce que l’église est condamnée, car insalubre. Je suis tellement déçue… Comment peut-on délaisser un tel monument? Selon moi, c’est la seule église de ce genre à Montréal! Elle nous transporte dans une autre époque et un autre pays, au temps de saint Bernardin, à Sienne.

De l’extérieur, on voit que le toit est en décrépitude. Elle est belle pourtant! Elle est toute en pierre avec son grand toit blanc arqué et son clocher dont la flèche s’élance haut dans le ciel. Elle ne date que de 1959… On l’a délaissée? Sur le côté, une affiche de la Ville de Montréal condamne le lieu à la fermeture.

Il parait qu’on va la démolir et en reconstruire peut-être une plus petite. Ça n’a pas de sens…

En marchant vers mon auto, comme une consolation et une vérité, j’entends d’une voix neutre : « L’Église doit se vivre autrement, Martine. » Mais je pleure… Je voulais revoir, avec mes yeux d’adulte, l’intérieur de cette église que je n’avais pas revu depuis l’âge de 7 ans.

À Montréal, plusieurs églises ferment pour diverses raisons et sont transformées soit en condos, en centres communautaires, en salles de concert ou autres, selon les besoins de la population et les idées des entrepreneurs en immobilier.

Que sont les églises? Elles ne sont plus nécessairement ces lieux physiques que nous connaissions. Qu’est-ce qui constitue l’Église de Dieu? Ce sont les communautés nouvelles, les communautés religieuses, les familles spirituelles, les communautés de priants unies les unes aux autres dans l’invisible.

Oui, c’est cela l’Église de Dieu! Une grande communauté de croyants et de croyantes, lié-e-s les uns aux autres, qui se vit dans l’invisible. La grande Famille de Dieu. Je suis appelée à apprendre à faire Église autrement.

***

Neuf ans plus tard, l’église Saint-Bernardin-de-Sienne est toujours là, dans un état de décrépitude avancée, son clocher enlevé et son presbytère disparu… Par contre, l’Église de Dieu est toujours là, dynamique, jeune, debout et en marche!

Pendant les mois de confinement de la pandémie, nous avions expérimenté ce faire Église autrement. Nous avons été créatifs, disponibles, généreux. Et l’Église ne s’est pas tu pour autant, au contraire, l’Église de Dieu n’avait jamais été aussi vivante, aussi en communion, aussi fréquentée! Nous avons fait Église autrement, notre église paroissiale étant devenue une église planétaire.

Et ce n’est pas fini, comme nous y avons pris goût, nous continuons à vivre l’Église à l’échelle mondiale!

Ce virus a peut-être fauché des milliers de vies, mais pas cette Vie qui se meut dans l’invisible, celle de l’Église de Dieu!

***

 Pour en apprendre davantage sur saint Bernardin de Sienne

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1151/Saint-Bernardin-de-Sienne.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardin_de_Sienne

https://www.youtube.com/watch?v=dv3bzLvatIQ

 

Pour lire l’Énoncé de l’intérêt patrimonial de l’église Saint-Bernardin-de-Sienne et voir plusieurs photos de l’intérieur de cette église

https://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PATRIMOINE_URBAIN_FR/MEDIA/DOCUMENTS/%C9GLISE%20SAINT-BERNARDIN%20%C9NONC%C9%20FINAL.PDF 

 

Pour visiter le top 10 des plus belles églises à Montréal, dont Saint-Bernardin-de-Sienne

https://mesquartiers.wordpress.com/2017/11/21/top-15-des-plus-belles-eglises-contemporaines-a-montreal/

 

Photo de Gilles Beaudry.

Suivre le Souffle de Vie

horloge2

Il y a 8 ans, le vendredi 1er mai 2015, je créais un site Internet pour partager avec le monde entier le bonheur qui m’habite d’être une enfant bien-aimée de Dieu.

Pourquoi à ce moment-là?

Parce qu’à cette date, étant de retour d’une retraite spirituelle, j’étais comme en état de communion avec le mouvement de l’Esprit Saint, le Souffle, qui nous anime tous et toutes personnellement.

C’est comme si j’avais eu, tout à coup, plus d’audace, de détermination, voire, de courage.

Je venais de vivre une retraite qui nous amenait à visiter nos tombeaux et à nous en sortir.[1]

Pourtant, je portais depuis 20 ans ce désir profond de partager avec mes frères et sœurs en humanité la foi qui me fait vivre. Au fil des ans, j’ai expérimenté ce partage de diverses façons et par divers engagements, et je l’expérimente toujours, d’ailleurs.

En 2015, le moment semblait venu. Le temps de Dieu s’accomplissait.

Je vous invite à laisser le Seigneur vous façonner, à écouter Son Souffle, à suivre Son mouvement, à oser vivre en femme nouvelle, en homme nouveau et vous verrez que tout arrive en Son temps.

Vous serez, vous aussi, dans la joie, l’émerveillement et l’action de grâce!

__________________________

[1] Stéfan Thériault, Revivre comme Lazare, Éditons Salvator, Paris, 2016, 283 pages.

Aujourd’hui, c’est samedi!

marie, la rencontre détail

Aujourd’hui, c’est samedi.

Depuis quelques années, j’aime tous mes samedis. (Je vous dis cela parce qu’il m’est arrivé de détester le samedi…)

Pour moi, le samedi, c’est la seule journée de la semaine qui semble m’appartenir vraiment. Le samedi matin, c’est LE matin où je peux dormir autant que je veux et récupérer ainsi le manque de sommeil accumulé pendant la semaine.

Le samedi, c’est l’ouvrage de maison (lavage, ménage, plantes, etc.) et la cuisson d’aliments pour la semaine. Et tout cela je le fais à mon rythme et dans la joie parce que ce que j’accomplis le samedi me facilite la vie pendant la semaine et me permet d’avoir un milieu de vie agréable.

Il y a une personne, par contre, qui a fait en sorte que j’apprécie les samedis, et c’est Marie. Le samedi est la journée officielle dédiée à Marie. Quelle agréable journée que de la passer en sa compagnie, dans son Cœur Immaculé, lui rendant grâce et la laissant nous aimer, nous enseigner et nous façonner!

Oui, le samedi peut paraitre, pour plusieurs d’entre nous, une journée fastidieuse, mais si nous l’abandonnons entre les bras de Marie, Elle en fera une journée génératrice de vie et de fécondité!

Je nous souhaite un très beau et bon samedi!

 

(Image : Marie, la rencontre, acrylique sur toile, 2016. Voir https://www.carnetspirituel.org/mes-toiles/)

En ce 25 mars

l'annonciation

Aujourd’hui, 25 mars, la liturgie célèbre la très belle Fête de L’Annonciation du Seigneur. « L’Ange apporta l’annonce à Marie, et Elle conçut du Saint Esprit. »[1]

La Fête de l’Annonciation nous invite à remercier Marie pour son oui, son Fiat, grâce auquel Dieu s’est fait homme, a habité parmi nous et nous a fait cadeau de l’Eucharistie, de la Rédemption, de l’Esprit Saint et aussi d’une Mère, Marie, Mère de l’Église et notre Mère. La portée du oui de Marie est donc incommensurable et se répercute dans l’aujourd’hui de nos vies et jusqu’en vie éternelle!

Cette réponse de Marie a fait écho à un appel bien spécifique que Dieu lui a adressé. Dieu nous appelle aussi, tous et toutes, et constamment. L’entendons-nous? Son appel le plus important est celui de son désir de nous aimer et que nous soyons uni-e-s à Lui, et Il recherche sans cesse notre désir de nous laisser aimer par Lui pour combler ce terrible manque que nous ressentons, sans le savoir, d’être séparé-e-s de Lui et que nous essayons de combler, tant bien que mal, avec des substituts de tout acabit.

En ce 25 mars, nous pouvons prendre le temps de prier l’Angelus[2]. Il y a quelques mois, j’ai mémorisé l’Angelus que je prie maintenant à midi et à 18 heures avec beaucoup de joie. Ces deux courts moments d’arrêt dans la journée me permettent de prendre le temps de m’unir à Marie et à Jésus, de cette façon particulière, peu importe où je suis. Prier l’Angelus c’est comme plonger dans un bain de douceur mariale.

En cette fête de l’Annonciation, nous pouvons aussi nous unir au pape François et à tous les croyants pour renouveler la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie[3] que le pape avait prononcé l’année dernière. Et pourquoi ne pas prononcer une consécration personnelle[4] aussi?

Nous pouvons choisir de prier et de méditer le Chapelet de l’Enfant Jésus, dit Petite Couronne[5], qui se prie tous les 25 du mois en l’honneur de la Sainte Famille et des 12 premières années de l’Enfant-Dieu.

En ce 25 mars, qui est aussi un samedi, jour dédié à Marie, il ne semble donc pas manquer d’occasions de nous rapprocher de Marie et, par conséquent, de Dieu. Je nous invite à faire silence, fermer les yeux, descendre dans notre cœur profond et rester là en présence de la Présence, enveloppé-e-s de paix et d’amour, tout simplement!

Que Marie soit votre espérance et votre soutien!

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[1] Début de l’Angelus.

[2] Prière de l’Angelus : https://eucharistein.org/wp-content/uploads/angelus.pdf

[3] Texte du pape François pour la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/prayers/documents/20220325-atto-consacrazione-cuoredimaria.html

[4] Consécration personnelle à Marie : https://www.diocesedelaval.fr/priere-de-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/

[5] Les prières du Chapelet à l’Enfant Jésus :  https://enfant-jesus-icrsp.fr/le-petit-chapelet-de-lenfant-jesus-dit-petite-couronne/

 

Image de Dorothée QUENNESSON de Pixabay

Surfer avec l’Esprit Saint

surfer avec l'esprit saint

Quelques années avant la pandémie de COVID-19, j’avais commencé à utiliser Internet, à l’occasion, pour assister à la messe et prier le chapelet, surtout par TV Lourdes. Au fil du temps, mon cellulaire et mon ordinateur sont devenus des outils pratiques pour nourrir ma foi et aussi pour approfondir divers sujets de teneur plus psychologiques.

À partir du premier confinement, il y a bientôt trois ans, j’ai développé, comme plusieurs d’entre nous, de nouvelles habitudes dans la façon de vivre les sacrements, la prière et les ressourcements. Grâce aux médias et médias sociaux qui sont venus à notre rescousse, la technologie est devenue de plus en plus au service de Dieu.

Le confinement, au lieu de nous enfermer en nous privant totalement de la pratique de notre foi, a provoqué une explosion de ressources en ligne et un réseautage mondial. Nous avons fait communion plus que jamais, cette vraie communion qui se vit dans l’invisible. Depuis, plusieurs groupes de personnes de tous pays se réunissent encore virtuellement pour cheminer, prier et partager.

Pour ma part, YouTube est devenu un canal important par lequel je peux assister à la messe, aux prières de l’heure, aux chapelets, à l’adoration eucharistique, à des enseignements, à des fiorettis de la vie de saints, etc. Aussi dans Facebook, plusieurs groupes catholiques m’offrent leur réflexion quotidienne. Le tout à partir d’un téléphone! Si on m’avait dit cela, il y a quelques années…

Je ne suis pas là pour faire la promotion de YouTube ou de Facebook, mais pour vous rappeler que plusieurs possibilités s’offrent à nous pour nourrir notre foi et qu’il ne tient qu’à nous de saisir ce vers quoi l’Esprit nous pousse. Parce que l’Esprit Saint passe aussi par le Wifi… 😊

C’est ainsi qu’entre autres, la messe et le chapelet sont devenus, pour moi, faciles d’accès et nécessités quotidiennes. Je me surprends même à vivre, de temps à autre, la messe en direct de la Basilique de la Très Sainte Trinité de Fatima même si cette messe est en portugais. La foi n’a pas de frontières, son langage est universel.

Nous pouvons rester connecté-e-s à Dieu de façons créatives et ainsi facilement intégrer différents temps, que je qualifie de sacrés, dans notre vie de tous les jours, et ce, même plus qu’avant le début de la pandémie. On aura beau fermer les lieux de culte ou restreindre leur fréquentation, comme on l’a vécu au Québec, la foi en Jésus-Christ n’est pas à la veille de mourir!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, grâce à cette pandémie, je vis de plus en plus en Dieu. J’expérimente davantage cette communion autant avec Dieu qu’avec mes frères et sœurs en humanité à travers le monde. Nous formons Église autrement. De plus, la pratique de la prière n’a jamais été aussi développée et puissante. On le voit par tous les réseaux de prière qui existent.

Je vous invite à découvrir, dans les prochaines semaines, ce vers quoi l’Esprit Saint vous amène sur Internet. N’hésitez pas à partager vos découvertes autour de vous!

***

En attendant de faire vos propres découvertes, voici quelques suggestions :

Sur YouTube

Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes : https://www.youtube.com/@LeSanctuaireNotreDamedeLourdes/featured

Notre-Dame de la Lumière : https://www.youtube.com/@NDML

Les Franciscains de Bruxelles, Père Daniel Marie : https://www.youtube.com/@franciscain

Les homélies du Père Francis Goossens, Marianiste : https://www.youtube.com/@homeliesPereFrancisGoossens

Enfants de Medjugorje : https://www.youtube.com/@enfantsdemedjugorjeemmanue9016

Adoration eucharistique : https://www.youtube.com/watch?v=EvPAF1SXB_8

Retraite dans la ville : https://www.youtube.com/@prierdanslaville

Les petits enfants de la Divine Volonté :  https://www.youtube.com/@lespetitsenfantsdeladivine

Viens Divine Volonté, les Pères Duten, prêtres : https://www.youtube.com/@viensdivinevolonte6738; https://www.youtube.com/@LADIVINEVOLONTEPDuten

Amen Fiat – La Divine Volonté : https://www.youtube.com/@Amen_Fiat

Glorious Louange :  https://www.youtube.com/@Gloriouslouange

Sur les Pas du Padre Pio : https://www.youtube.com/@SurlespasduPadrePio

Sanctuaire Notre-Dame du Cap : https://www.youtube.com/@SanctuaireNotreDameduCap

Famille Missionnaire Notre-Dame : https://www.youtube.com/@FamilleDomini

Sanctuaire de Fatima :  https://www.youtube.com/@SantuariodeFatimaOficial/featured

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Quelques adresses Internet dans l’onglet Liens : https://www.carnetspirituel.org/liens/

Une petite histoire

une petite histoire

Vous savez, quand on est confortable dans une pratique qui nous permet de créer avec aise et rapidité tout en ayant l’impression que cela se fait tout seul? Qu’on peut se concentrer uniquement sur le contenu et sa profondeur?

C’est dans ce confort-là que j’écrivais et publiais mes textes pour mon blogue sur mon site Internet depuis près de huit ans. Alors, imaginez ma déception quand j’ai reçu un courriel m’annonçant que mon site Internet www.carnetspirituel.com, que j’avais créé avec une certaine plateforme et qui se gérait avec tellement d’aisance, allait être migré au début du mois de décembre vers une autre plateforme.

Une fois mon site migré, j’ai été visiter l’envers du décor. D’apparence fidèle à l’original, sa structure interne était tout autre ainsi que sa gestion. Une autre déception… Devrais-je laisser aller mon site? Comme tout cela se passait avant Noël, que j’étais mûre pour des vacances et que mon attention était bien ailleurs, surtout sur cet Enfant-Jésus qui allait naitre, j’ai remis ma préoccupation à plus tard.

À la fin du mois de décembre, j’ai vécu une retraite répondant à mon désir de terminer l’année et de commencer la nouvelle avec Lui, en Sa Présence. J’y ai fait de belles découvertes. Entre autres, celle du bienheureux Giacomo Alberione (1884-1971)[1]. Ce nouvel ami dont je n’avais jamais entendu parler allait entrer discrètement dans ma vie, pour me redonner, en temps opportun, l’encouragement dont j’avais besoin.

De plus, je suis revenue chez moi avec un livre, Jérusalem le livre de vie, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur. C’était la première fois, depuis longtemps, que je dévorais un livre avec autant de bonheur et de satisfaction de l’âme. Bref, ça goûtait bon.

Au retour de ce séjour, j’ai donc eu un nouvel élan me motivant à essayer de mieux comprendre le fonctionnement technique de la nouvelle plateforme où était hébergé mon site. Ce n’était pas compliqué, c’était seulement différent et moins convivial. Par contre, je me suis rendu compte que mon blogue sur lequel je publiais mes textes régulièrement ne pouvait plus exister. Une 3e déception… Puis quand j’ai vu le prix qui me serait demandé à l’avenir, en dollars US en plus, une 4e déception. En communiquant avec le service technique par clavardage, à cause du décalage horaire, il m’a été impossible de communiquer avec une personne francophone. Une 5e déception, même si je me débrouille bien en anglais.

Comme j’étais lancée sur un nouvel élan, je me suis mise à faire des recherches pour trouver une autre plateforme. Je me suis rendue à l’évidence, que même sur une nouvelle plateforme dont je connaissais la gestion, je devrai rebâtir mon site de A à Z. Tout recommencer à zéro… Je m’encourageais en me disant que c’est bon le changement, que ça rafraichirait mon site, mais je ne m’en sentais pas l’énergie.

Je l’avais commencé tout petit, ce site, puis il avait grandi au fil du temps. J’avais eu un nouvel élan en conscientisant l’importance d’un site tel que le mien, mais pas le feu sacré qui me permettait de foncer. C’est alors que j’ai eu la faible, mais l’audible intuition intérieure de fermer mon site et même d’arrêter d’écrire. « À quoi ça sert? Ce n’est pas important ce que tu as à dire! Ça ne fera aucune différence dans le monde si ton site Internet n’existe plus! » Je n’ai pas mis longtemps à comprendre que ces propos qui m’habitaient n’étaient certainement pas insufflés par l’Esprit de Vie…

J’ai fait silence, j’ai prié. J’ai confié à Jésus ce projet tout en repensant au bienheureux Giacomo Alberione, demandant à ce dernier de faire quelque chose… Et j’ai tout mis de côté, même si je savais que je devais me décider avant le 15 janvier. J’étais en paix. J’étais confiante, car dans mon agenda, il me restait du temps libre les 13 et 14 janvier pour agir.

Le 12 janvier, pendant que j’écrivais un courriel à un technicien informatique dans le cadre de mon travail, une idée m’a traversé l’esprit. Et si je demandais à cette agence que je connais? C’était mon seul espoir. De fait, le 13 janvier, ils ont pu récupérer et transférer mon site gratuitement sur une plateforme qui m’est connue au même prix d’hébergement que je payais avant. J’étais contente aussi d’encourager les gens d’ici, plutôt qu’une compagnie gérée quelque part dans le fin fond de l’Europe.

J’en ai profité pour faire une modification au nom de domaine de mon site. Le .com est devenu .org. C’est tellement plus significatif pour moi.

Donc, après plus de deux mois de flottement qui m’a fait manquer mes publications habituelles des fêtes liturgiques du temps de Noël, du Nouvel An et bien d’autres, me revoici, plus convaincue que jamais de l’importance de mon petit apport de lumière dans ce vaste monde de ténèbres.

Je suis tellement reconnaissante de pouvoir continuer à témoigner, par mes écrits, de la Vie qui m’habite.

Je vous laisse avec un extrait du chapitre sur la prière du livre Jérusalem le livre de vie qui vient rejoindre, pour moi, ce que Jésus nous enseigne dans la Divine Volonté.

« Ainsi, dans la prière, trouveras-tu la paix, la lumière, la joie. Elle sera source de ton amour et force de ta vie. Pour éclairer ton intelligence, prie. Pour discerner ta route, prie. Pour unifier ton être, prie. Pour illuminer ton visage et réjouir ton cœur, prie. Pour t’incorporer au Christ, prie : ce n’est plus toi qui vis, c’est le Christ qui vit en toi. Peu à peu, te voilà éclairé, lavé, purifié, construit, réjoui, vivifié. Te voilà déifié. Tu peux entrer par toute ta plénitude dans toute la plénitude de Dieu. Tu n’attends plus que de contempler sa Gloire. »[2]

 

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[1] Prêtre italien, fondateur de la Famille Paulinienne, qui regroupe de nombreuses congrégations. Réputé comme « l’apôtre des mass médias », il a aussi été l’éditeur de plusieurs revues chrétiennes et de publications évangéliques. (Wikipédia)

[2] Fraternités Monastiques de Jérusalem, Livre de vie, Cerf, Paris, 7e édition 2014, pages 26-27. Voici les références bibliques données en références par l’auteur pour ce passage : Jn 14, 27; Jn 15,11; 2 Co 3,8; Ga 2,20; Jn 10, 34-35; Ep 3, 19; Jn 17, 24; 2 Co 4,6.