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La paix mariale

marie chapelle notre dame de lourdes saint michel de bellechasse

En ce jour de la fête liturgique de la Vierge Marie, Médiatrice, je pourrais vous dire que de tous les saint-e-s qui intercèdent pour nous, Marie est la plus nommée, celle à qui on demande le plus d’intercéder, celle qui est la plus puissante, celle qui est la grande médiatrice… Et c’est vrai!

Par contre, je préfère vous dire que Marie est surtout la plus proche. Tellement proche! On la nomme, Elle est déjà là! Comme si Elle ne nous quittait jamais, comme si notre vie était en Elle.

Je me souviens d’avoir vécu, il y a quelques années, deux situations qui ont généré en moi stress et anxiété, dont l’une, où je repassais sans cesse dans ma tête tous les scénarios possibles. J’ai essayé de me calmer en écoutant des temps de relaxation, en priant, en m’occupant de toutes sortes de façons, rien ne me soulageait. Mes préoccupations m’avaient envahie et étaient hors de mon contrôle.

Dès que j’ai commencé à fredonner, le plus naturellement du monde, d’une façon détachée, le refrain d’un chant à Marie, « Marie, Reine du monde » (Famille Myriam) qui montait en moi, ma tempête intérieure s’est apaisée, comme si cette tempête se retirait, et j’ai goûté à la paix, une paix de plénitude que procure la présence de Marie. J’ai pu lâcher prise de la situation qui m’angoissait en m’abandonnant à cette paix qui m’enveloppait. Je manquais de confiance et de patience, la paix de Marie me les a apportées afin que je puisse agir adéquatement et mettre fin à cette situation.

Oui, Marie est puissante. Il suffit de se connecter à Elle en disant simplement, dans notre cœur profond, son nom, « Marie », en s’y abandonnant à chaque instant de notre vie pour goûter un peu de sa paix mariale, de sa plénitude en Dieu.

(Photo que j’ai prise de la statue de Marie dans la chapelle Notre-Dame de Lourdes, village de Saint-Michel de Bellechasse, QC)

La rentrée

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Quand le soleil commence à nous quitter plus tôt et que les journées et soirées sont plus fraîches, mon corps se place en mode rentrée.

La paresse légitime et une certaine insouciance que me procuraient les chaudes journées d’été font place au retour des activités sérieuses et aux projets divers.

C’est comme un vent de renouveau qui me stimule et m’amène à poursuivre d’une manière plus extérieure ce que j’ai porté en moi tout l’été. Comme un fruit mûr qui arrive à maturation, une moisson abondante prête à être récoltée et qui réjouit le cœur!

(Photo : Parc Nature Bois-de-Saraguay, Montréal, QC)

Marie, Reine et Mère

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De toute la Création de Dieu, nous ne trouverons jamais plus puissante et plus humble Reine, pleine de la grâce de Dieu, que la Vierge Marie.

Puissante par son pouvoir d’intercession et humble par son amour maternel débordant qui alimente justement sa puissance d’intercession.

En ce jour anniversaire de la Bienheureuse Vierge Marie Reine, n’hésitons pas à adopter Marie comme Mère aimante et laissons-là régner sur notre vie!

Vers la Jérusalem céleste

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C’est le 15 août 2016, en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, que je compris pourquoi j’avais peint ma toile « Vers la Jérusalem céleste » sous la forme d’une matrice, d’un utérus.

C’est parce qu’il nous faut renaître pour atteindre la Jérusalem céleste; et c’est surtout parce que c’est grâce à Marie, qui a porté le Christ en son sein, que la Jérusalem Céleste nous est accessible.

Nous irons donc vers la Jérusalem céleste en passant par Marie, car en Marie, nous renaitrons. C’est le seul accès.

Marie enfante l’Église et nous enfante depuis que le Christ lui a confié l’humanité au pied e la croix.

En ce 15 août 2025, je nous invite à approfondir notre relation avec notre Mère du Ciel en nous laissant porter et modeler par Elle pour accéder, un jour, à la Jérusalem céleste.

Transfiguration

transfiguration

Jésus est notre guide. Il est venu sur Terre pour nous montrer le chemin à suivre pour aller vers le Père Éternel. Il s’est fait homme, notre frère, pour nous dévoiler notre vraie nature et comment la recouvrer en nous redonnant notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s de Dieu.

Lors de sa Transfiguration sur le Mont Thabor, en même temps qu’Il nous révélait sa nature divine, Jésus nous offrait l’espérance de notre propre nature divine. Nous démontrant ainsi que nous sommes appelé-e-s à conscientiser notre propre transfiguration.

Notre transfiguration commence dès notre baptême, car nous recevons l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint. La faute originelle est lavée, nous sommes consacré-e-s à Dieu. Puis cette transfiguration s’opère tout au long de notre vie de diverses façons : par les divers sacrements, la lecture de la Parole, la prière, les événements, les personnes que nous croisons sur notre chemin, l’intercession des saints, etc., et par la relation que nous entretenons avec Dieu jusqu’à la plénitude éternelle.

Il parait que chaque jour nous est donné pour nous rendre plus beaux en vue de nous retrouver [un jour] pleinement en Sa Présence.[1] Raison de plus pour nous laisser transformer, au quotidien, par le Souffle de Vie, pour nous laisser transfigurer par l’Amour, nous qui avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est Amour. Pour devenir ce que nous sommes profondément, ce qui ne parait pas encore tout à fait, mais qui, un jour, paraitra tel Jésus sur le Mont Thabor.

Comment? En s’abandonnant dans les bras de l’Amour, dans les bras du Père, pour entrer dans le grand mouvement de Sa Divine Volonté. Volonté qui est Amour. Dieu étant un Dieu de relations, laissons-nous guider de l’intérieur tout en étant à l’affût des signes extérieurs.

Pourquoi ne pas profiter de la fête de la Transfiguration du Seigneur et du temps estival qui nous sont donnés pour faire une relecture de notre vie? Et s’émerveiller du chemin parcouru ces dernières années même si tout ne s’est pas passé selon nos désirs?

Chacun, chacune, nous sommes sur cette terre, dans un moment précis de l’histoire de l’humanité; chacun, chacune dans l’histoire d’une société définie; dans un milieu particulier; avec notre identité propre portant une vocation unique. Je nous souhaite de devenir toujours plus, tous et toutes, l’être unique et magnifique que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Et, avec confiance, laisser Dieu être Dieu dans notre vie et de nous en émerveiller!

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[1] Oser y croire, Avent et temps de Noël 2017-2018, Louise Poirier, Laurent et Marie-Jeanne Fontaine, Vie liturgique, Novalis, 2017.

 

Les vacances…

7 juillet mont albert laforce, parc national de la gaspésie

Nous lisons dans le livre de la Genèse que Dieu se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. (Genèse 2, 2) Quel est donc ce repos? Pour ma part, il me semble apparenté à la contemplation.

Dieu nous invite donc, pendant nos vacances d’été, à nous reposer à sa façon, à être, pas seulement à faire. À goûter comme la vie est bonne et à la contempler! Oui, il est important de faire des bilans, de prendre du recul, de faire des voyages, de rencontrer des gens, de visiter de nouveaux endroits, de faire le plein d’énergie et de vitamines pour nous aider à passer l’hiver (au Québec, du moins…). Qu’en est-il de vraiment se reposer? De rentrer en soi, en Dieu? De prendre le temps d’être? D’expérimenter le farniente?

Pendant les vacances, comme dans la vie en général, il s’avère donc tout aussi important de ne rien faire que de s’occuper. Je pense que l’art de vivre réside dans un sain équilibre entre être et faire. Et il est grandement possible d’être tout en faisant!

Au fond, je pense que Dieu, le 7e jour, n’a pas pris de vacances, et qu’Il ne prend pas de vacances du tout! Il est toujours en mode contemplation et en mode Amour. Il est toujours en quête de personnes à aimer, à chérir, à pardonner, à guérir, à combler de grâces.

Sur notre route des vacances, peu importe ce que nous ferons et où nous irons, prenons le temps d’être, de contempler, de rendre grâce. Ouvrons l’œil aussi, le bon, car il n’y a pas que de beaux paysages, des mets succulents, des sites merveilleux, il y a aussi des personnes qui ont besoin, par l’entremise d’une écoute, d’un regard, d’un sourire, d’entendre Dieu leur dire : « tu as du prix, je t’aime. »

Bonnes vacances!

 

(Photo prise au Mont Ernest-Laforce, Parc national de la Gaspésie, Québec, Canada)

 

La voie du Cœur

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Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Cœur Immaculé de Marie, Cœur par lequel l’Amour s’est incarné sur terre. Marie, la Toute-Pure et la Comblée de Grâce, a su vivre en Dieu et en devenir ainsi le Temple, la voie par excellence de sa venue sur terre.

Dans la continuité de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, demandons à Marie, notre Mère, notre guide et notre soutien, de nous aider à ouvrir davantage notre cœur pour que l’Amour puisse y entrer et y circuler librement afin que Dieu y établisse son Règne. Un règne d’Amour, de Paix et de Joie. Ainsi, nos cœurs aussi deviendront des temples par lesquels ce règne pourra se déployer sur terre.

Nous sommes invités, comme Marie, à avoir foi en ce Dieu de l’impossible, à être à l’écoute, branché-e-s de l’intérieur, humbles et obéissant-e-s, et à nous laisser combler, transformer et fortifier par la Sainte Présence de ce Dieu qui vient à nous par le Souffle de Vie.

Lucie de Fatima a reçu, en 1917, un message très important de la Vierge Marie : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera et il y aura la paix dans le monde. »

Pour que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie advienne plus rapidement, soyons nombreux, nombreuses à nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré-Cœur de Jésus. Ces deux Cœurs nous offrent les meilleures protections qui soient et les seuls lieux sûrs qui mènent à Dieu.

Demandons à Marie, dont le Cœur Immaculé est le Temple vivant de Dieu, de nous aider à conserver, immaculés, notre cœur, tout notre être et notre vie afin que Dieu puisse vivre en nous, par nous et avec nous ce qu’Il désire pour nous-mêmes et pour le monde.

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Prières de consécration au Cœur Immaculé de Marie :

Prières au Sacré-Cœur de Jésus, dont la prière de consécration :

Notre-Dame du Perpétuel Secours

notre dame du perpétuel secours

Aujourd’hui, en la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, la mémoire de Notre-Dame du Perpétuel Secours, qui est habituellement fêtée au calendrier le 27 juin, est omise. Même si le Sacré-Cœur de Jésus est au centre de ma vie, je tiens à vous parler de ce vocable de Marie.

Je vous invite toute de même à lire https://www.carnetspirituel.org/juin-le-mois-de-lamour-2/ et à accéder aux prières au Sacré-Cœur de Jésus, dont la prière de consécration à https://sacrecoeur-paray.org/consecration-coeur-jesus/.

Marie qui est déjà un soutien très efficace pour nous l’est d’autant plus sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Pourquoi? Parce qu’elle nous aime d’un amour maternel incommensurable, toujours prête à nous secourir. Parce qu’elle est pleine de grâces, oui, mais aussi pleine de tendresse, de sollicitude, et parce qu’elle habite dans la plénitude de Dieu tout en se faisant proche de nous.

L’icône qui a été écrite pour représenter Marie sous ce vocable est une icône qu’il fait bon contempler et prier. On y retrouve tellement de douceur et de paix. De plus, on attribue plusieurs miracles à cette image de Marie qui est, paraît-il, la plus répandue dans le monde entier.

Depuis quelques années, il m’arrive aussi de prier, à l’occasion, la Neuvaine dédiée à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Je ne vous cacherais pas que cette neuvaine est d’une grande efficacité en agissant surtout en nous de l’intérieur, là où les vraies guérisons s’effectuent. Chaque fois, je remercie Marie en lui disant : Merci, Maman Marie, Mère du Perpétuel Secours, pour toutes les grâces reçues du Christ Jésus par ton intercession!

Pour en connaitre davantage sur cette icône : https://basilique-ndps.fr/la-basilique/a-propos-de-licone/

La voix du Coeur

sacré coeur de l'enfant jésus

Nous célébrons, aujourd’hui, saint Jean le Baptiste, l’un des derniers prophètes à avoir préparé la venue du Christ avec Anne et Siméon, et le seul saint dont on souligne la naissance, sa venue sur terre, au calendrier liturgique. Il n’y a que le Christ et la Vierge Marie qui ont cet honneur. C’est pour dire l’importance de ce saint et la pérennité de son message!

Comme tout prophète, saint Jean-Baptiste, par ses agissements et ses paroles, guidait son peuple sur le chemin de la foi et de la vie afin de les inciter à changer leur regard, leur rappelant leur appartenance à Dieu. Saint Jean invitait à la conversion, dans une certaine urgence, avec insistance, force et amour, car il préparait les âmes à recevoir du neuf, quelqu’un qui viendrait chambouler leur vie : Jésus.

En 2025, le Convertissez-vous, les temps sont tout proches de Jean (Mt 3, 2) est d’autant plus actuel.  C’est le moment où jamais, car c’est maintenant le temps où Dieu fait descendre ses grâces sur nous.

Se convertir : retrouver notre vraie identité, celle d’être un enfant bien-aimé du Père; se laisser aimer, laisser la volonté de Dieu, qui est Amour, Paix, Joie et Miséricorde, régner dans notre vie. Se réconcilier avec nous-mêmes, avec les autres, avec la Création et avec Dieu.

Notre société sécularisée, je dirais même, athée, s’avère être un désert moderne par excellence. J’y entends d’autant plus la voix de saint Jean-Baptiste qui résonne dans ce désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. (Isaïe cité dans Luc 3, 4)

Le Christ, quand reviendra-t-il sur la terre? Par le Nouveau Testament, nous savons qu’après l’Ascension, quand les apôtres évangélisaient les peuples, on parlait déjà du retour du Christ. Alors, peu importe la date, c’est toujours le temps béni pour que son retour, son Règne s’instaure en nous. Le retour du Christ, pour nous, c’est maintenant…

Je nous invite à laisser libre, en nous, juste assez d’espace pour L’accueillir en sa grande Miséricorde, par son Esprit Saint. Lui seul saura nous guider, nous fortifier, nous consoler, nous consolider.

Je pense que nous pouvons faire confiance en Celui qui a dit : Je suis venu annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés. (Isaïe cité dans Luc 4,18)

Faire confiance aussi en Celui qui a donné sa vie pour nous et qui, par sa résurrection, nous a affranchi-e-s du péché et de la mort.

Une voix crie dans le désert, celle du Sacré Cœur de Jésus, l’entendez-vous?

(Image du Sacré Cœur de l’Enfant Jésus captée d’une publication Facebook et retrouvée sur le site http://www.lepetitplacide.org/2018/06/au-sacre-coeur-de-jesus-enfant.html)

En ce dimanche

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En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, l’évangile de la messe est celui de la multiplication des pains. Jésus n’y pose-t-il pas les mêmes gestes qu’Il posera lors de la dernière cène et ceux que les prêtres reproduiront à chaque eucharistie?

Nous sommes invité-e-s à nous nourrir du Christ par l’eucharistie, à accueillir en nous l’Amour, à nous nourrir à même la Source de l’Amour.[1]

Notre vie est appelée à être eucharistie dans la simplicité de notre quotidien. Comment? En offrant tout au Seigneur, les joies comme les peines, les inquiétudes, les moments de réjouissances, etc., et en s’offrant nous-mêmes au Christ afin de devenir nourriture pour les autres. Ayons confiance, car on le voit qu’avec seulement cinq pains et deux poissons, tout peut advenir.

En complément, je vous invite à lire, ou à relire, deux textes, un sur l’eucharistie et un autre sur la multiplication des pains.

Je vous souhaite un très beau dimanche eucharistique!

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Textes en prolongement sur l’eucharistie

Ceci est mon Cœur : https://www.carnetspirituel.org/ceci-est-mon-coeur/

La multiplication des pains : https://www.carnetspirituel.org/la-multiplication-des-pains/

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[1] Phrase inspirée d’une vidéo d’Antonia Salzano, mère de Carlo Acutis, https://www.youtube.com/watch?v=MZvNYDFbT1c&t=12s