Skip to main content
Category

Article

Aujourd’hui, c’est samedi!

marie, la rencontre détail

Aujourd’hui, c’est samedi.

Depuis quelques années, j’aime tous mes samedis. (Je vous dis cela parce qu’il m’est arrivé de détester le samedi…)

Pour moi, le samedi, c’est la seule journée de la semaine qui semble m’appartenir vraiment. Le samedi matin, c’est LE matin où je peux dormir autant que je veux et récupérer ainsi le manque de sommeil accumulé pendant la semaine.

Le samedi, c’est l’ouvrage de maison (lavage, ménage, plantes, etc.) et la cuisson d’aliments pour la semaine. Et tout cela je le fais à mon rythme et dans la joie parce que ce que j’accomplis le samedi me facilite la vie pendant la semaine et me permet d’avoir un milieu de vie agréable.

Il y a une personne, par contre, qui a fait en sorte que j’apprécie les samedis, et c’est Marie. Le samedi est la journée officielle dédiée à Marie. Quelle agréable journée que de la passer en sa compagnie, dans son Cœur Immaculé, lui rendant grâce et la laissant nous aimer, nous enseigner et nous façonner!

Oui, le samedi peut paraitre, pour plusieurs d’entre nous, une journée fastidieuse, mais si nous l’abandonnons entre les bras de Marie, Elle en fera une journée génératrice de vie et de fécondité!

Je nous souhaite un très beau et bon samedi!

 

(Image : Marie, la rencontre, acrylique sur toile, 2016. Voir https://www.carnetspirituel.org/mes-toiles/)

En ce 25 mars

l'annonciation

Aujourd’hui, 25 mars, la liturgie célèbre la très belle Fête de L’Annonciation du Seigneur. « L’Ange apporta l’annonce à Marie, et Elle conçut du Saint Esprit. »[1]

La Fête de l’Annonciation nous invite à remercier Marie pour son oui, son Fiat, grâce auquel Dieu s’est fait homme, a habité parmi nous et nous a fait cadeau de l’Eucharistie, de la Rédemption, de l’Esprit Saint et aussi d’une Mère, Marie, Mère de l’Église et notre Mère. La portée du oui de Marie est donc incommensurable et se répercute dans l’aujourd’hui de nos vies et jusqu’en vie éternelle!

Cette réponse de Marie a fait écho à un appel bien spécifique que Dieu lui a adressé. Dieu nous appelle aussi, tous et toutes, et constamment. L’entendons-nous? Son appel le plus important est celui de son désir de nous aimer et que nous soyons uni-e-s à Lui, et Il recherche sans cesse notre désir de nous laisser aimer par Lui pour combler ce terrible manque que nous ressentons, sans le savoir, d’être séparé-e-s de Lui et que nous essayons de combler, tant bien que mal, avec des substituts de tout acabit.

En ce 25 mars, nous pouvons prendre le temps de prier l’Angelus[2]. Il y a quelques mois, j’ai mémorisé l’Angelus que je prie maintenant à midi et à 18 heures avec beaucoup de joie. Ces deux courts moments d’arrêt dans la journée me permettent de prendre le temps de m’unir à Marie et à Jésus, de cette façon particulière, peu importe où je suis. Prier l’Angelus c’est comme plonger dans un bain de douceur mariale.

En cette fête de l’Annonciation, nous pouvons aussi nous unir au pape François et à tous les croyants pour renouveler la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie[3] que le pape avait prononcé l’année dernière. Et pourquoi ne pas prononcer une consécration personnelle[4] aussi?

Nous pouvons choisir de prier et de méditer le Chapelet de l’Enfant Jésus, dit Petite Couronne[5], qui se prie tous les 25 du mois en l’honneur de la Sainte Famille et des 12 premières années de l’Enfant-Dieu.

En ce 25 mars, qui est aussi un samedi, jour dédié à Marie, il ne semble donc pas manquer d’occasions de nous rapprocher de Marie et, par conséquent, de Dieu. Je nous invite à faire silence, fermer les yeux, descendre dans notre cœur profond et rester là en présence de la Présence, enveloppé-e-s de paix et d’amour, tout simplement!

Que Marie soit votre espérance et votre soutien!

_______________

[1] Début de l’Angelus.

[2] Prière de l’Angelus : https://eucharistein.org/wp-content/uploads/angelus.pdf

[3] Texte du pape François pour la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/prayers/documents/20220325-atto-consacrazione-cuoredimaria.html

[4] Consécration personnelle à Marie : https://www.diocesedelaval.fr/priere-de-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/

[5] Les prières du Chapelet à l’Enfant Jésus :  https://enfant-jesus-icrsp.fr/le-petit-chapelet-de-lenfant-jesus-dit-petite-couronne/

 

Image de Dorothée QUENNESSON de Pixabay

Surfer avec l’Esprit Saint

surfer avec l'esprit saint

Quelques années avant la pandémie de COVID-19, j’avais commencé à utiliser Internet, à l’occasion, pour assister à la messe et prier le chapelet, surtout par TV Lourdes. Au fil du temps, mon cellulaire et mon ordinateur sont devenus des outils pratiques pour nourrir ma foi et aussi pour approfondir divers sujets de teneur plus psychologiques.

À partir du premier confinement, il y a bientôt trois ans, j’ai développé, comme plusieurs d’entre nous, de nouvelles habitudes dans la façon de vivre les sacrements, la prière et les ressourcements. Grâce aux médias et médias sociaux qui sont venus à notre rescousse, la technologie est devenue de plus en plus au service de Dieu.

Le confinement, au lieu de nous enfermer en nous privant totalement de la pratique de notre foi, a provoqué une explosion de ressources en ligne et un réseautage mondial. Nous avons fait communion plus que jamais, cette vraie communion qui se vit dans l’invisible. Depuis, plusieurs groupes de personnes de tous pays se réunissent encore virtuellement pour cheminer, prier et partager.

Pour ma part, YouTube est devenu un canal important par lequel je peux assister à la messe, aux prières de l’heure, aux chapelets, à l’adoration eucharistique, à des enseignements, à des fiorettis de la vie de saints, etc. Aussi dans Facebook, plusieurs groupes catholiques m’offrent leur réflexion quotidienne. Le tout à partir d’un téléphone! Si on m’avait dit cela, il y a quelques années…

Je ne suis pas là pour faire la promotion de YouTube ou de Facebook, mais pour vous rappeler que plusieurs possibilités s’offrent à nous pour nourrir notre foi et qu’il ne tient qu’à nous de saisir ce vers quoi l’Esprit nous pousse. Parce que l’Esprit Saint passe aussi par le Wifi… 😊

C’est ainsi qu’entre autres, la messe et le chapelet sont devenus, pour moi, faciles d’accès et nécessités quotidiennes. Je me surprends même à vivre, de temps à autre, la messe en direct de la Basilique de la Très Sainte Trinité de Fatima même si cette messe est en portugais. La foi n’a pas de frontières, son langage est universel.

Nous pouvons rester connecté-e-s à Dieu de façons créatives et ainsi facilement intégrer différents temps, que je qualifie de sacrés, dans notre vie de tous les jours, et ce, même plus qu’avant le début de la pandémie. On aura beau fermer les lieux de culte ou restreindre leur fréquentation, comme on l’a vécu au Québec, la foi en Jésus-Christ n’est pas à la veille de mourir!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, grâce à cette pandémie, je vis de plus en plus en Dieu. J’expérimente davantage cette communion autant avec Dieu qu’avec mes frères et sœurs en humanité à travers le monde. Nous formons Église autrement. De plus, la pratique de la prière n’a jamais été aussi développée et puissante. On le voit par tous les réseaux de prière qui existent.

Je vous invite à découvrir, dans les prochaines semaines, ce vers quoi l’Esprit Saint vous amène sur Internet. N’hésitez pas à partager vos découvertes autour de vous!

***

En attendant de faire vos propres découvertes, voici quelques suggestions :

Sur YouTube

Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes : https://www.youtube.com/@LeSanctuaireNotreDamedeLourdes/featured

Notre-Dame de la Lumière : https://www.youtube.com/@NDML

Les Franciscains de Bruxelles, Père Daniel Marie : https://www.youtube.com/@franciscain

Les homélies du Père Francis Goossens, Marianiste : https://www.youtube.com/@homeliesPereFrancisGoossens

Enfants de Medjugorje : https://www.youtube.com/@enfantsdemedjugorjeemmanue9016

Adoration eucharistique : https://www.youtube.com/watch?v=EvPAF1SXB_8

Retraite dans la ville : https://www.youtube.com/@prierdanslaville

Les petits enfants de la Divine Volonté :  https://www.youtube.com/@lespetitsenfantsdeladivine

Viens Divine Volonté, les Pères Duten, prêtres : https://www.youtube.com/@viensdivinevolonte6738; https://www.youtube.com/@LADIVINEVOLONTEPDuten

Amen Fiat – La Divine Volonté : https://www.youtube.com/@Amen_Fiat

Glorious Louange :  https://www.youtube.com/@Gloriouslouange

Sur les Pas du Padre Pio : https://www.youtube.com/@SurlespasduPadrePio

Sanctuaire Notre-Dame du Cap : https://www.youtube.com/@SanctuaireNotreDameduCap

Famille Missionnaire Notre-Dame : https://www.youtube.com/@FamilleDomini

Sanctuaire de Fatima :  https://www.youtube.com/@SantuariodeFatimaOficial/featured

***

Quelques adresses Internet dans l’onglet Liens : https://www.carnetspirituel.org/liens/

Une petite histoire

une petite histoire

Vous savez, quand on est confortable dans une pratique qui nous permet de créer avec aise et rapidité tout en ayant l’impression que cela se fait tout seul? Qu’on peut se concentrer uniquement sur le contenu et sa profondeur?

C’est dans ce confort-là que j’écrivais et publiais mes textes pour mon blogue sur mon site Internet depuis près de huit ans. Alors, imaginez ma déception quand j’ai reçu un courriel m’annonçant que mon site Internet www.carnetspirituel.com, que j’avais créé avec une certaine plateforme et qui se gérait avec tellement d’aisance, allait être migré au début du mois de décembre vers une autre plateforme.

Une fois mon site migré, j’ai été visiter l’envers du décor. D’apparence fidèle à l’original, sa structure interne était tout autre ainsi que sa gestion. Une autre déception… Devrais-je laisser aller mon site? Comme tout cela se passait avant Noël, que j’étais mûre pour des vacances et que mon attention était bien ailleurs, surtout sur cet Enfant-Jésus qui allait naitre, j’ai remis ma préoccupation à plus tard.

À la fin du mois de décembre, j’ai vécu une retraite répondant à mon désir de terminer l’année et de commencer la nouvelle avec Lui, en Sa Présence. J’y ai fait de belles découvertes. Entre autres, celle du bienheureux Giacomo Alberione (1884-1971)[1]. Ce nouvel ami dont je n’avais jamais entendu parler allait entrer discrètement dans ma vie, pour me redonner, en temps opportun, l’encouragement dont j’avais besoin.

De plus, je suis revenue chez moi avec un livre, Jérusalem le livre de vie, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur. C’était la première fois, depuis longtemps, que je dévorais un livre avec autant de bonheur et de satisfaction de l’âme. Bref, ça goûtait bon.

Au retour de ce séjour, j’ai donc eu un nouvel élan me motivant à essayer de mieux comprendre le fonctionnement technique de la nouvelle plateforme où était hébergé mon site. Ce n’était pas compliqué, c’était seulement différent et moins convivial. Par contre, je me suis rendu compte que mon blogue sur lequel je publiais mes textes régulièrement ne pouvait plus exister. Une 3e déception… Puis quand j’ai vu le prix qui me serait demandé à l’avenir, en dollars US en plus, une 4e déception. En communiquant avec le service technique par clavardage, à cause du décalage horaire, il m’a été impossible de communiquer avec une personne francophone. Une 5e déception, même si je me débrouille bien en anglais.

Comme j’étais lancée sur un nouvel élan, je me suis mise à faire des recherches pour trouver une autre plateforme. Je me suis rendue à l’évidence, que même sur une nouvelle plateforme dont je connaissais la gestion, je devrai rebâtir mon site de A à Z. Tout recommencer à zéro… Je m’encourageais en me disant que c’est bon le changement, que ça rafraichirait mon site, mais je ne m’en sentais pas l’énergie.

Je l’avais commencé tout petit, ce site, puis il avait grandi au fil du temps. J’avais eu un nouvel élan en conscientisant l’importance d’un site tel que le mien, mais pas le feu sacré qui me permettait de foncer. C’est alors que j’ai eu la faible, mais l’audible intuition intérieure de fermer mon site et même d’arrêter d’écrire. « À quoi ça sert? Ce n’est pas important ce que tu as à dire! Ça ne fera aucune différence dans le monde si ton site Internet n’existe plus! » Je n’ai pas mis longtemps à comprendre que ces propos qui m’habitaient n’étaient certainement pas insufflés par l’Esprit de Vie…

J’ai fait silence, j’ai prié. J’ai confié à Jésus ce projet tout en repensant au bienheureux Giacomo Alberione, demandant à ce dernier de faire quelque chose… Et j’ai tout mis de côté, même si je savais que je devais me décider avant le 15 janvier. J’étais en paix. J’étais confiante, car dans mon agenda, il me restait du temps libre les 13 et 14 janvier pour agir.

Le 12 janvier, pendant que j’écrivais un courriel à un technicien informatique dans le cadre de mon travail, une idée m’a traversé l’esprit. Et si je demandais à cette agence que je connais? C’était mon seul espoir. De fait, le 13 janvier, ils ont pu récupérer et transférer mon site gratuitement sur une plateforme qui m’est connue au même prix d’hébergement que je payais avant. J’étais contente aussi d’encourager les gens d’ici, plutôt qu’une compagnie gérée quelque part dans le fin fond de l’Europe.

J’en ai profité pour faire une modification au nom de domaine de mon site. Le .com est devenu .org. C’est tellement plus significatif pour moi.

Donc, après plus de deux mois de flottement qui m’a fait manquer mes publications habituelles des fêtes liturgiques du temps de Noël, du Nouvel An et bien d’autres, me revoici, plus convaincue que jamais de l’importance de mon petit apport de lumière dans ce vaste monde de ténèbres.

Je suis tellement reconnaissante de pouvoir continuer à témoigner, par mes écrits, de la Vie qui m’habite.

Je vous laisse avec un extrait du chapitre sur la prière du livre Jérusalem le livre de vie qui vient rejoindre, pour moi, ce que Jésus nous enseigne dans la Divine Volonté.

« Ainsi, dans la prière, trouveras-tu la paix, la lumière, la joie. Elle sera source de ton amour et force de ta vie. Pour éclairer ton intelligence, prie. Pour discerner ta route, prie. Pour unifier ton être, prie. Pour illuminer ton visage et réjouir ton cœur, prie. Pour t’incorporer au Christ, prie : ce n’est plus toi qui vis, c’est le Christ qui vit en toi. Peu à peu, te voilà éclairé, lavé, purifié, construit, réjoui, vivifié. Te voilà déifié. Tu peux entrer par toute ta plénitude dans toute la plénitude de Dieu. Tu n’attends plus que de contempler sa Gloire. »[2]

 

__________________

[1] Prêtre italien, fondateur de la Famille Paulinienne, qui regroupe de nombreuses congrégations. Réputé comme « l’apôtre des mass médias », il a aussi été l’éditeur de plusieurs revues chrétiennes et de publications évangéliques. (Wikipédia)

[2] Fraternités Monastiques de Jérusalem, Livre de vie, Cerf, Paris, 7e édition 2014, pages 26-27. Voici les références bibliques données en références par l’auteur pour ce passage : Jn 14, 27; Jn 15,11; 2 Co 3,8; Ga 2,20; Jn 10, 34-35; Ep 3, 19; Jn 17, 24; 2 Co 4,6.

Lucie de Fatima

soeur lucie fatima2

Aujourd’hui, 13 février, c’est l’anniversaire de l’entrée au ciel de Lucia dos Santos.

Après plus de 88 ans à faire connaitre le message de Notre-Dame de Fatima, Lucie, de son nom de religieuse Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, s’est éteinte paisiblement, en 2005, à l’âge de 97 ans. Elle a été Carmélite déchaussée pendant 57 ans et elle a continué à avoir d’autres visites de la Vierge Marie.

Lucie est enterrée dans la Basilique Notre-Dame du Rosaire dans le Sanctuaire de Fatima auprès de ses cousins Jacinthe et François Marto qui avaient quitté cette terre, enfants, quelques années à peine après les apparitions de 1917.

Par ses paroles et ses écrits, on perçoit que Lucie était un vrai témoin de la foi, un porte-parole, une messagère de Marie et qu’elle ne se considérait pas maîtresse de ce qu’elle avait reçu.[1]

Selon Lucie, Dieu choisit des enfants si pauvres et ignorants que les hommes les auraient rejetés comme inaptes à servir la réalisation d’un tel projet. Dieu agit à l’inverse des hommes, il choisit ce qui ne sert pas pour s’en servir, lui, parce que c’est à lui qu’appartiennent la sagesse, la science, le pouvoir et le vouloir, et qu’il les communique à qui bon lui semble. Ce qu’il veut se sont des esprits purs pour les transformer selon le plan de sa miséricorde.[2] Cela me fait penser à tellement d’autres personnes à qui Marie est apparue au fil des siècles, comme Bernadette Soubirous, Juan Diego, etc., et qui sont devenues saints et saintes…

Lucie de continuer : Dieu montre ainsi que ce ne sont pas eux qui agissent, mais la grâce de Dieu en eux; il montre que c’est son œuvre et non celle des fragiles instruments qu’il a choisis.[3]

L’essentiel du message de Fatima, qui date de plus de 100 ans, est toujours actuel : parler de Dieu dans un temps et une société qui semblent l’avoir oublié[4]; aller à Jésus par Marie, Notre-Dame du Rosaire; promouvoir la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, promouvoir la paix, la prière (le chapelet) et la conversion; adorer Dieu dans le mystère de la Très Sainte Trinité; aimer Dieu par-dessus toute chose et aimer son prochain comme soi-même, car c’est l’amour qui nous purifie, nous ennoblit et nous unit à Dieu.[5]

Puisse le message de Fatima et le témoignage de Sœur Lucie toucher votre cœur et vous inspirer!

 

____________________________

[1] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 26.

[2] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

[3] Idem.

[4] João César Das Neves, Lucie de Fatima et ses cousins, Médiaspaul, 2016, page 11.

[5] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006, page 15.

L’Épiphanie

rois mages 2

Aujourd’hui, la liturgie célèbre la fête de l’Épiphanie.[1]

Cette fête et celle du Saint Nom de Jésus, qui a lieu demain, sont, pour moi, très liées.

Peu importe notre condition humaine, notre rang social, nous sommes invités à reconnaître que le Nom de Jésus est le nom qui est au-dessus de tous les noms et à nous agenouiller devant le Roi des rois en Lui offrant la merveille que nous sommes à ses yeux, le trésor que nous portons au plus profond de nous-mêmes. Et cela, en toute humilité. C’est tout.

Pas facile à accomplir dans un monde où la performance et l’ego sont valorisés, où tant de plaisirs sont offerts et où une myriade d’idoles sont médiatisées.

Par contre, après deux ans de vie en mode pandémie, j’ose espérer que le genre humain, en goûtant à sa propre fragilité et sa vulnérabilité, a su se tourner vers plus grand que soi et entrer en contact avec son essence profonde, celle d’être, en toute simplicité, des fils et des filles bien-aimé-e-s du Père et, par le fait même, désirer, par amour pour Lui, accomplir Sa Divine Volonté.

« Au nom de Jésus, que tout être vivant tombe à genoux, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur”, pour la gloire de Dieu le Père. »[2]

[1] Cette dernière est fixée au 6 janvier, mais elle est célébrée le premier dimanche après le 1er janvier.

[2] Antienne d’ouverture, Prions en Église, Janvier 2018, p. 44.

En Son temps

i283163839600734297. szw480h1280

Après un an de recherches infructueuses, voici que ce matin, à la veille du 3e dimanche de l’Avent, dimanche de la joie, j’ai eu le très grand bonheur d’entendre, au cours des Laudes de Avent dans la ville, cet hymne que mon cœur désirait tant réentendre. Aujourd’hui est un jour de joie pour moi!

jésus soit

J’avais noté, sur un post-it collé dans mon livret du Sacré-Cœur, « Jésus soit mon désir, Jésus mon contentement. » Pratiquement tous les matins, j’ai prié ces mots. Puis au cours de l’année, j’y ai ajouté « Jésus soit mon merci, mon tout. »

Je comprends pourquoi le Seigneur Jésus m’a fait désirer cet hymne pendant plus d’un an (je l’avais entendu le 4 décembre 2021), car, cheminant depuis quelques mois avec les écrits de Luisa Piccarreta qui sont les enseignements que Jésus lui avait transmis sur la Divine Volonté, c’est maintenant que j’étais prête à le réentendre.

Je perçois que cet hymne est très lié à la Divine Volonté dans laquelle nous demandons à Jésus de prendre toute la place en nous afin que nos pensées soient ses pensées, que nos paroles soient ses paroles, que nos mains soient ses mains, que nos pas soient ses pas, etc. Afin que fonde notre volonté dans la sienne et que la sienne devienne la nôtre.

Je suis émerveillée de la façon dont Dieu travaille dans ma vie! En prenant le temps, beaucoup de temps, avec douceur et patience tout en me laissant libre. Je sens que la motte d’argile flasque que j’étais devient peu à peu la belle œuvre d’art que le Cœur de Dieu désire que je sois. N’est-ce pas là très révélateur d’espérance pour nous? Nous qui sommes si pressé-e-s et désirons des résultats dans l’immédiat?

Jésus connait les désirs que nous portons au plus profond de notre cœur. Faisons-Lui confiance. Laissons-Lui, et laissons-nous, tout le temps nécessaire pour les amener à maturité en Son temps. Ainsi notre cœur sera en paix et habité d’une joie profonde.

Attendre le Sauveur

i283163839640906410. szw480h1280

Dimanche dernier, premier dimanche de l’Avent, je me suis levée tôt avec une fougue étonnante et j’ai écrit un texte dans une disposition telle que je ne me reconnaissais pas. J’ai décidé de ne pas le publier.

Au cours de la semaine, j’avoue que cela m’agaçait d’avoir écrit un texte et de ne pas l’avoir publié. Je me disais que je ne voulais heurter personne. Par contre, plus je faisais la relecture de ce texte, plus je le trouvais très acceptable. Alors, le voici.

Attendre le Sauveur

Lorsque j’ai lu le thème de l’Avent de cette année « Vivre ensemble l’attente du Sauveur », je ne sais pas pourquoi, je n’avais que le goût de proclamer, pour ne pas dire crier : « Il est déjà venu, il y a plus de 2000 ans pour nous sauver! Ne l’avez-vous donc pas reconnu? Que vous faut-il de plus que ses enseignements, sa mort sur la croix et sa résurrection? Il est même déjà là au cœur de nos vies! N’attendez pas qu’Il revienne lors de son dernier avènement pour en prendre conscience! Ne le voyez-vous donc pas à l’œuvre déjà? »

Depuis des milliers d’années, nous sommes un peuple à la nuque raide. Nous ne reconnaissons pas ce qui est évident. Le péché originel (le rejet de vivre en Dieu) s’est tellement ancré en nous depuis des siècles qu’il est devenu légitime et vital de vivre chacun, chacune, selon notre propre volonté, notre ego, nos caprices, tout cela renchéri par l’endoctrinement de la société dans laquelle nous vivons : le divertissement à outrance, les plaisirs primaires, la jouissance des biens matériels et j’en passe. Là, je ne décris qu’une partie des êtres humains sur cette terre, car parallèlement à eux, une autre partie des êtres humains souffrent terriblement à cause des êtres égarés qui les bafouent de part et d’autre dans leurs droits et besoins légitimes et essentiels, et ce, dans la majorité des pays du monde.

Sommes-nous en train de souiller définitivement tout ce que Dieu avait mis en place par sa Création et par l’incarnation de son Fils Jésus?

Je me sens, ce matin, comme Jésus avec les vendeurs du Temple…

L’Avent est la période que l’on prend chaque année pour nous préparer à la fête de Noël, à laisser naitre, tout doucement, le Christ Jésus en nous, à l’accueillir davantage dans notre vie. Les dernières années, à cause de tous les détournements d’attention qui nous bombardent de part et d’autre, cette période de l’Avent semble s’avérer plus qu’une tradition, elle est devenue vitale et nécessaire, un retour à la Source pour nous rappeler qui nous sommes vraiment, d’où nous venons et où nous allons, car le véritable enjeu de notre vie sur terre est la vie éternelle. Cet enjeu est cet après, où nous vivrons en communion parfaite avec l’Amour qui nous a créé-e-s, car nous sommes les filles et les fils bien-aimé-e-s du Père.

Ce que j’aime dans le thème de l’Avent de cette année, c’est le « vivre ensemble. » Ce « vivre ensemble » si essentiel par cette communion d’amour fraternel, car nous sommes tous et toutes membres d’un même corps, le Corps du Christ. Tant qu’il y aura des personnes qui seront éloignées de Dieu, nous ne formerons pas ce corps complet, ce tout si précieux dans le cœur de Dieu.

Durant ces prochaines semaines, ayons donc une attention particulière envers Jésus dont le seul désir est d’habiter en nous, d’y régner avec toute sa gloire, c’est-à-dire, dans la plénitude de son Amour. Portons notre attention aussi envers les personnes que nous côtoyons, regardons-les avec les yeux du Christ, dans l’émerveillement de l’enfant Jésus en devenir en chacune d’elles et chacun d’eux.

Puisons, dans ce vivre ensemble en Dieu, l’amour, la force, le courage, la joie, la bienveillance, la paix et l’espérance, car nous sommes tous et toutes des exilé-e-s sur cette terre.

***

Mon baromètre intérieur

baromètre2

Rien de mieux, pour pallier à la météo morne qui nous assaille, après la douce chaleur du soleil et les frasques des couleurs rayonnantes de la végétation automnale que de rentrer en mode intériorité.

La joie, la paix et l’amour sont, pour moi, les éléments de mon baromètre intérieur qui me disent si je suis avec Lui ou si je suis en train de m’éloigner de Lui, du Souffle, de la Source, de mon âme, des autres et de Sa création, bref, si je suis en train de m’éloigner de la Divine Volonté.

Vivre dans la Divine Volonté c’est vivre le Ciel sur la terre, dans le Royaume de Dieu qui est un Royaume où règnent, entre autres, la paix, la joie et l’amour.

La joie

Je ne tiens pas à définir ce qu’est la joie, la vraie joie, celle qui est profonde, car elle est insaisissable.

C’est un état d’être, une disposition intérieure de douce et heureuse quiétude. Cette joie qui permet d’être en communion avec Lui, avec les autres, avec la création et avec soi.

J’ai simplement à descendre dans mon jardin intérieur, au lieu de la rencontre, à m’unir à Lui, à la Trinité, à la Vierge Marie, à les laisser régner en moi, pour être remplie de joie.

Cet état me fait penser, parler, écouter, voir et agir à la manière de Jésus et de Marie. Il me fait percevoir autrement toute la vie qui circule en moi, dans l’autre et autour de moi.

La lecture de la Parole nourrit ma joie. Le Christ n’a-t-il pas dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »? (Jean 15, 11) D’ailleurs, tout le chapitre 15 de l’Évangile selon saint Jean n’est-il pas le testament d’amour de Jésus?

Cette joie se tient tout proche de l’espérance, de la paix et de l’amour. Elles sont tellement liées…

La paix

Cette paix, je la ressens lorsque je suis centrée, lorsque je me sens placée, disposée à suivre la voie du milieu, c’est-à-dire, lorsque je suis ajustée à la Divine Volonté en me laissant guider de l’intérieur par le Souffle.

Pas de force, de lutte, de volonté forte, que la petitesse et la confiance d’un enfant. Que le calme, solide comme le roc.

La paix se déploie, comme une onde remplie d’amour qui envahit tout mon être, car la paix est la plénitude de la vie de Dieu en moi.

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne. » (Jean 14, 27)

L’amour

L’amour… Cet amour qui transcende dans mon être la miséricorde, l’accueil inconditionnel, la compassion, le pardon, qui me fait l’expérimenter pour moi et qui me dispose à le donner en profusion aux autres jusqu’à devenir amour agapè.

Cet amour empreint du respect de soi, des autres, de Dieu et de sa création.

Cet amour qui me fait être à l’écoute, sortir de moi, voir au-delà, plus loin que moi, être en communion.

Cet amour qui me guérit, qui me fait sentir aimée, enveloppée, partie prenante d’un plus grand que moi. Qui me remplit de paix et de joie!

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. […] Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean 15, 9, 12-13)

***

Et vous, de quoi votre baromètre intérieur est-il constitué ?

Que vous indique-t-il en ce moment ?

Marie, Mère de Miséricorde

i283163839619304574. szw480h1280

Chaque communauté religieuse est placée sous la gouverne, l’inspiration et la protection d’un saint patron ou d’une sainte patronne.

C’est ainsi que Monseigneur Ignace Bourget a décrété que Marie, Mère de Miséricorde serait la patronale de l’Institut des Sœurs de Miséricorde de Montréal. Depuis plus de 170 ans, le 24 septembre, la fête de Marie, Mère de Miséricorde[1] est célébrée dans cette communauté. Au fil des ans, se sont ajoutés, aux festivités de cette célébration, des laïcs membres de la Famille Internationale de Miséricorde.

Chaque année, le dimanche le plus près du 24 septembre, ou, comme cette année, la journée même, les Sœurs et les laïcs (les laïcs membres de la Vie communautaire spirituelle de cette Famille), renouvellent leurs vœux et leur engagement à vivre la Miséricorde du Christ dans l’Église et dans le monde, en particulier avec la mère monoparentale et la mère vivant difficilement sa maternité, son enfant et ses proches.

Marie a porté et mis au monde la Miséricorde en la personne du Christ Jésus. Nous pouvons donc tous et toutes lui demander, sans hésitation, de nous aider à faire naître en nous la Miséricorde, en nous donnant des entrailles de Miséricorde.

Nos relations et notre monde ne s’en porteront que mieux!

***

[1] Dans d’autres pays, on célèbre, à cette date, Notre-Dame de la Merci.

Commentaires

chantal
J’aime ta réflexion à la fin de l’historique des Soeurs.merci

24.09.2019 23:27