Jésus est notre guide. Il est venu nous montrer le chemin à suivre pour aller vers le Père Éternel. Il s’est fait homme, notre frère, pour nous dévoiler notre vraie nature et comment la recouvrer en nous redonnant notre dignité d’enfants bien-aimé-e-s de Dieu.
Lors de sa Transfiguration sur le Mont Thabor, en même temps qu’Il nous révélait sa nature divine, Jésus nous offrait l’espérance de notre propre nature divine. Nous démontrant ainsi que nous sommes appelé-e-s à conscientiser notre propre transfiguration.
Notre transfiguration commence dès notre baptême, car nous recevons l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint. La faute originelle est lavée. Nous sommes consacré-e-s à Dieu. Nous avons été oints prêtres, prophètes et rois. Puis cette transfiguration s’opère tout au long de notre vie de diverses façons : par les divers sacrements, la lecture de la Parole, la prière, les événements, les personnes que nous croisons sur notre chemin, l’intercession des saints, etc., et par la relation intime que nous entretenons avec Dieu jusqu’à la plénitude éternelle.
Il parait que chaque jour nous est donné pour nous rendre plus beaux en vue de nous retrouver [un jour] pleinement en Sa Présence.[1] Raison de plus pour nous laisser transformer, au quotidien, par le Souffle de Vie, pour nous laisser transfigurer par l’Amour, nous qui avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est Amour. Devenir ce que nous sommes profondément, ce qui ne parait pas encore tout à fait, mais qui, un jour, paraitra tel Jésus sur le Mont Thabor.
Comment? En s’abandonnant dans les bras de l’Amour, dans les bras du Père, pour entrer dans le grand mouvement de Sa Divine Volonté. Volonté qui est Amour. Dieu étant un Dieu de relations, laissons-nous guider de l’intérieur tout en étant à l’affût des signes extérieurs.
Pourquoi ne pas profiter de la période du Carême qui nous est donné pour faire une relecture de notre vie? Et nous émerveiller du chemin parcouru ces dernières années même si tout ne s’est pas passé selon nos désirs?
Je partage avec vous un texte inspirant (souvent cité) et qui a été affiché, comme aide-mémoire, sur la porte de mon frigo pendant plusieurs années.
Ce texte s’inscrit dans mon cheminement spirituel personnel, mais il nous concerne tous. Surtout au Québec, où la tradition sociale a longtemps été : nous sommes nés pour un petit pain; et où, maintenant, entre autres, la laïcisation contribue à faire oublier aux gens leur vraie nature, divine.
Notre vie est un appel à devenir. À devenir l’être unique, le don particulier que nous sommes pour notre monde; le projet de Dieu sur nous dans la construction de son Royaume. Et à le devenir en plénitude comme Jésus nous l’a démontré lors de la Transfiguration.
« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, merveilleux? »
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »[2]
Chacun, chacune, nous sommes sur cette terre, dans un moment précis de l’histoire de l’humanité; chacun, chacune dans l’histoire d’une société définie; dans un milieu particulier; avec notre identité propre portant une vocation unique. Je nous souhaite de devenir toujours plus, tous et toutes, l’être unique et magnifique que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Et, avec confiance, laisser Dieu être Dieu dans notre vie et de nous en émerveiller!
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[1] Oser y croire, Avent et temps de Noël 2017-2018, Louise Poirier, Laurent et Marie-Jeanne Fontaine, Vie liturgique, Novalis, 2017.
[2] Texte de Marianne Williamson, extrait de A Return to Love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles », Harper Collins, 1992; cité par Nelson Mandela, en 1994, dans son discours d’investiture à la présidence de la République de l’Afrique du Sud.



